Pouvoir/Opposition : Sacrés footballeurs !

Pouvoir-Opposition - Sacrés footballeurs

Hier encore, ce n’était qu’une rumeur. Une rumeur stupéfiante, incroyable, impensable. Une rumeur reprise par le site Rapid Info qui, comme on le sait tous, et comme Lucky Luck, informe plus vite que son ombre.

Mais, dès le lendemain matin, la « chose » s’était éclaircie, avait pris forme, puisque même Le Véridique « le journal des remaniements ministériels imminents » en avait fait sa Une, avant que l’hebdomadaire fondé en juillet 1993 par feu Habib O. Mahfoud confirme. « Leklaam oûûva ! », dirait Boudboudah, un « Enwoyé krédi » du Carrefour du Colonel Constipé.

Oui, oui, ce n’est plus une rumeur ; c’est maintenant une certitude : cela a été décidé en Conseil des ministres, annoncé par TVM (le haut-parleur du gouvernement) et réitéré par Ould Maham, le docte et très suffisant porte-voix du pouvoir, après avoir été, sous le règne déclinant de Sidi Mohamed O. Cheikh Abdellahi (Sidioca), l’un des leaders du Bataillon parlementaire.

Oui, le pouvoir et l’opposition étaient arrivés à un compromis (processuel ? Allô, allô Bedredine !) : l’organisation d’une élection présidentielle consensuelle et transparente, sous condition d’un match de foot amical entre les deux parties au stade omnisports de Hay Saakin.

Et les tractations allaient bon train pour la formation des deux équipes. Si, du côté de la Majorité présidentielle où la pensée plus ou moins unique épouse les courbes du béni-oui-ouisme béat les noms des 23 sélectionnés étaient déjà connus, du côté de l’opposition ça coinçait encore : les opposants de la COD(é kossam ?) trouvaient aberrant de jouer avec les éléments de la CAP(oral ?), alors que le tout nouveau et tout beau FNDU, un condensé de « Aziz dégage ! », de hérissons, de Barbus sans barbe et de société civile unipolaire, y allait en traînant les pieds.

Mais cahin-caha et sous les « Hue ! Hue ! » de l’Union européenne boostée par l’ambassadeur Hervé Besancenot du pays de l’ex- de Royal et Trierwieller, l’attelage de l’opposition prenait forme. Cette équipe, dénommée FC Mouaarada, était entraînée par le colonel à la retraite Cheikh Sid’Ahmed O. Babamine (ancien diplomate, ancien président de la CENI) assisté de l’ancien président du CMJD (Ely O. Mohamed Vall) et l’ancien ministre Ely O. Allaf.

Ould Babamine avait voulu s’adjoindre les services de l’ancien ambassadeur et ministre Ba Amadou Racine du Football Club de Looti Bêlal Jeeri mais ce dernier fut récusé au motif que même s’il était de la société civile, des informations tirées du journal quotidien « Rouddoul Kabaarou » feraient de lui un élément du parti au pouvoir.

Les 23 d’Al Mouaarada sont : le doyen Ba Mamadou Alassane (Yaakaré du PLEJ) ; Ahmed O. Sidi Baba (Al Ittihad RDU) ; Ahmed Daddah dit Chang Lee Le Souriant, Ahmed ‘Boy Naar’ Hamza et Abderrahmane O. Mini dit Abou Daayg Al-Dabbaabi (tous trois du Tout Puissant « Mazembé » RFD) ; Jamil O. Mansour et Mohamed Ghoulam (Nasr de Bourka) ; Saleh O. Hanana (FC Dabbaabaat) ; Ibrahima Sarr et Ba Mamadou Bocar (ASC Ina Wona) ; Mohamed O. Maouloud, Lô Gourmo Abdoul et Moustapha O. Bedredine (UFP Piaffant) ; Ladji Traoré, Ethmane O. Bidiel et Taleb Mohamed O. Lemrabott (APP Dialgati) ; Kane Hamidou Baba (Ey Waay MPR) ; Boidiel O. Houmeid (El Wiam FC) ; Samba Thiam (Chauffé-Chauffé FLAM) ; Mahfoudh O. Bettah (Al Noujoum Convention) ; Me Bouhoubeyni (Les Justiciers de l’ONA) ; Moustapha O. Abeiderrahmane (M.D. Ahan-Ahan) et, enfin, Biram Dah Abeid, le véloce, l’insaisissable et percutant attaquant du FC IRA.

La mise en place de cette équipe ne s’était pas faite sans mal : certains avaient demandé qu’on fasse appel aux joueurs expatriés, tels Maréga Baba Assa de l’UFP Piaffant France ou Jemal Abdel Nasser Ould Yessa et Ngaidé Abderrahmane dit Bassel (Conscience & Résistance), mais d’autres clamèrent qu’on n’avait besoin ni d’une légion étrangère, ni d’une légion islamique, encore moins d’Abderrahmane O. Horma ce baathiste curieusement non moustachu, Kadafi et Saddam Husseim étant déjà morts et enterrés.

Il fallait ensuite arbitrer entre Boidiel O. Houmeid le Mastadonte de Lebden et l’Almaami Kane Hamidou ; le second estimant qu’il aurait valu attendre les confrontations de lutte sénégalaise (avec ou sans frappe) pour sélectionner Boidiel qui, de son côté, ricanait lourdement que, de toute façon, qu’il s’agisse de lutte sénégalaise, gréco-romaine, rugby, boxe ou course à reculons, il battrait Hamidou Baba, même confortablement couché sur un hamac avec oreiller et cure-dents… On leur suggéra la paix des braves puisque la question des déportés et des moussafrine n’était plus (depuis longtemps) taboue.

Biram, récent ballon d’or DH ONU 2013, maugréait dans son glabre menton qu’il n’était pas chaud pour évoluer dans un système si oppressant et oppresseur ; un système fermé à l’image du très défensif catanaccio cher à la Squadra Azura des Italiens ; et qu’il n’était pas question pour lui, s’il est aligné en attaque, de servir de soutien, de pourvoyeur de ballons à Ahmed Daddah, étant issu – lui Biram – d’une communauté qui fut longtemps porte-faix et porteuse d’eau de « ces gens-là » (Haa oulaa’i), selon son expression.

Il fut rabroué par Babamine qui lui rappela que le cimetière des anciennes gloires de foot était peuplé de stars qui se croyaient indispensables et que, de toute façon, l’entraîneur c’est lui, déclenchant immédiatement les huées de Balla Touré, de Bilal O. Abeid et de Coumba Dada Kane qui l’assimilèrent à Hamdi O. Mahjoub le président de l’Agence Tadamoun (ex-ANAIR)…

De son côté, entraînée par le Général Ghazouani, l’équipe gouvernementale (M.P. PoussePoussah) était composée de Mohamed O. Abdel Aziz (ses fans, dans une motion signée par les pauvres et les jeunes, avaient pourtant suggéré qu’il soit aussi bien l’entraîneur, le capitaine, l’attaquant de pointe et le gardien de buts, mais ils durent battre en retraite devant la levée de boucliers de la Communauté internationale) ;

Ould Mohamed Laghdaf (PM) ; Mohamed O. Boilil (Président de l’Assemblée Nationale) ; Mohcen O. El Hadj (Président du Sénat) ; Thiam Diombar (ministre des Finances) ; Ould Maham (ministre de la Communication) ; Ould Babana (député) ; Yarba O. Sghair (DG AMI) ; Ba Abdoulaye Mamadou dit Blé (DG SMCP) ; Abdallahi O. Hormatallah (Directeur de la Presse Electronique) ; Isselkou Ould Ahmed Izidbih (président ‘du Parti’) ; Ould Mohamed Rare (ministre de l’Intérieur) ; Ould Teguedi (ministre de l’Extérieur) ; Sidi O. Zein (ministre de la Justice) ; Ba Bocar Soulé (le satigui de Bagodine) ; Sidney Sokhona et Khalil O.Teyib (députés) (tous d’Al-Hilal de l’UPR) ; Kane Moustapha et El Ghassem Ould Bellal (US El Karama) ; Sanghott Ousmane Racine (sénateur), Sy Adama et Ba Houdou Abdoul (députés) (tous trois de l’Espérance de l’UDP).

M.P. PoussePoussah avait bien voulu enrôler (Euskey ! enrôlement, enôlation, enrôlerie) Messaoud O. Boulkheir (président du Conseil Economique et Social) mais il dut reculer : on ne savait plus dans quelle division joue le vieux goleador d’El Hor.

Etant à peu près sûr que sa ‘troupe’, qui marche mal, finira par marquer le pas (au lieu de marquer des buts) devant l’opposition, Ghazouani, ‘The Special Two’ (‘The Special One’ étant bien entendu… le pince-sans-rire José Mourinho de Chelsea), avait placé dans une liste d’attente les généraux Ndiaga Dieng, Meguett, Mizgharou, Hanena, Hadi et Dia Adama Oumar (avec recommandation à l’élu de l’honorable Raby Haidara de mieux mouiller le maillot car sa consommation inconsidérée de niébé avait alourdi singulièrement sa ‘panse’ au point de compromettre son jeu de tête et ses entrechats)…

Après bien des tractations, des tergiversations et des supputations, le grand jour était enfin arrivé. Le peuple, vêtu de ses plus beaux atours, muni de tambours et de tamtams d’aisselles (bouba), s’était rué sur le stade omnisports de Haay SaakinMohamed Abdel Aziz avait gagné ses galons de Président des Pauvres, peu après la célèbre bataille du SixHuitZéroHuit quand, viré par l’Emir de Lemden, lui et ses autres amis de la ‘Camarilla’, appuyés par le bataillon parlementaire de Ould Zamel et Ould Maham, avaient eu le dessus sur le Majlis Al-chouyoûkh dirigé par Yahya O. Waghef (‘Garçon Debout’, selon une vieille traduction Google).

Le stade était plein et ses gradins menaçaient de s’affaisser sous le poids de la plèbe et du bas peuple. Les hurlements et les « Olé ! Olé ! » des supporters excités crevaient les tympans, devant le regard goguenard de la Communauté internationale.

L’entrée des deux équipes donna lieu à un tonnerre d’applaudissements qui décoiffa la délégation d’érudits invités pour valider ‘religieusement’ la rencontre. Les forces de l’ordre, composées d’éléments d’intervention de la police nationale menés par l’Inspecteur Mbodj, d’un détachement des ‘Mizgharou Boys’ et de 12 bataillons du BASEP, avaient bouclé toutes les issues, notamment le Carrefour Hay Saakin, Waghfet Tahtaani, Virage Ould Badou, le ‘Goudron Ittihadi’ et les rues de la Boutique Jumbo

Le choix des arbitres et du commissaire de match avait donné lieu à des joutes oratoires d’une rare intensité, notamment entre l’Avocat-Conseil d’Al-Mouaarada, Maître Brahim O. Ebetty, et ceux de la Majorité Présidentielle, Maîtres Aly O. Mohamed Vall et Brahim O. Daddah.

Sur les noms qui avaient circulé (Ban Ki-Moon, Irabiha Mint Abdel Wedoud présidente de la CNDH, Mugabe, Michel Djotodia ex-président de la Seleka et de la transition centrafricaine, Mine O. Abdoullah président de la LMDH, le rappeur RJ, Sarr Mamadou du FONADH, Cheikhna O. Nenni patron de l’ANI, de Nouakchott-Info et de Radio-Nouakchott, Charles Blé Goudé leader des Jeunes Patriotes ivoiriens, les lutteur sénégalais Modou Lo et Balla Gaye 2, les acteurs Jet Li et Antonio Banderas…), les 4 retenus furent : Arbitre central (Mohamed Saïd O. Hamody), juges de lignes (Mohamed Fall Ould Oumère et Cheikh Saad Bouh Kamara), Commissaire de match (Maître Fatimata Mbaye.

La cooptation de cette dernière avait suscité une vive polémique entre les ‘Exégètes-Banaafa’, comme les appelle l’imam Sidi Yahya, et les praticiens du droit positif. Mais finalement, on tomba d’accord, après être tombés des nues, que si on pouvait encore justifier le salaire de nos sénateurs (dont les 2/3 sont périmés), il ne devait pas y avoir de problème à ce qu’une femme officie comme juge, sous réserve quand même qu’elle ne puisse pas appliquer certaines sentences : les coups de fouets, par exemple).

Mais, au moment où les noms des 22 joueurs partants allaient être annoncés par le ‘Micro-central’ (Madame Soya Watt de TVM-Plus), un mouvement de foule sema la panique. Conduits par le Pr Fassa Yérim, médecin-colonel, ancien maire de Rosso, des individus dont certains étaient déguisés en ‘Gaindé Ndiaye’ se mirent à clamer des « Dêêêd ! Dêêêded ! Mounoul nekk ! ».

Ils brandissaient des pancartes et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « Wolofs RIM en danger ! », « Au secours ! Njembët Mbodj ! ». On entendit alors Camara Aly Gueladio, accompagné de Soumaré Oumar et de Diabira Bakari, s’interroger : « Koniko ?! Koniko ?! football-i amagni, déé !! ». Des gradins, s’élevèrent alors des « Tounka Lemmou ! Camara Yillé ! Tounka Lemmou !! », avant que Dieng Boubou Farba (l’ancien président du sénat), précédé du célèbre griot Samba Thiédel M’Baye, ne fasse son apparition…

Brusquement, Ba Alassane Soma (Balas) sauta sur la pelouse à pieds joints et jura que, « Allah ina sêêdii », son grand club, Arc-en-Ciel Le Concret, n’a pas été invité et que c’est une atteinte à la cohabitation nationale. Quelqu’un chanta ses louanges et il sortit, poitrine bombée, babouches en avant et le bonnet aussi droit que le minaret de Mopti.

Couinant au-dessus de tout ce tohu-bohu, une voie féminine (que l’on pensait être celle d’Aminetou Mint El Moctar, présidente de l’AFCF) peinait à se faire entendre : « Et les femmes alors ?! Et les femmes dans tout ça ?!!! Sartak maahou saawi, c’est illégal ; vous avez encore oublié le quota des femmes ; ça c’est contraire à la Constitution !! ». « Z’madh !! Oooookhoooo !!! La Constitution, la Constitution ! ! Quelle Constitution ? D’ailleurs, qui vous a dit que la Mauritanie est un pays laïc ? », la rabroua sèchement un individu à la barbe hirsute, la tête disparaissant dans un turban sans couleur.

Impatient que le match commence, un vendeur de « Koullou chi miyyé !! » fourra d’autorité un haut-parleur portatif entre les bras de la ravissante Amy Saidou Barane Ba de TVM-Plus et lui donna l’ordre de retransmettre la rencontre. Dieu merci, les préposés au reportage se mirent à beugler, de concert. Moussa Ndiaye, côté français, et Mohamed El Hassen, côté arabe, suppléés par l’inénarrable et vociférant Ramzy Abou Hadaf de la TV Al-Faqira Sports, déclinèrent la composition des équipes :

M.P. PoussePoussah : Gardien de buts (Mohamed O. Boilil) – en défense (à droite : Sidney Sokhona, stoppeur : Ould Mohamed Laghdaf, Libéro : Yarba O. Sghair, à gauche : Khalil O. Teyib) – au milieu (Mohcen O. El Hadj, Sanghott Ousmane Racine et Abdallahi O. Hormatallah) – en attaque (Thiam Diombar, Ould Mohamed Rare et Mohamed O. Abdel Aziz).

FC Mouaarada : Gardien de buts (Kane Hamidou Baba) – en défense (à droite : Saleh O. Hanana, stoppeur : Mahfoud O. Bettah, Libéro : Boidiel O. Houmeid, à gauche : Ladji Traoré) – au milieu (Mohamed O. Maouloud, Ibrahima Sarr et Ahmed Hamza) – en attaque (Jamil Mansour, Biram Dah Abeid et Ahmed Daddah)

Chers amis, chers frères, en direct du stade omnisports de Hay Saakin, le coup d’envoi vient d’être donné par Son Excellence Mohamed Said O. Hamody. La balle est dans les pieds de Mohamed O. Maouloud qui dévie vers Ibrahima Sarr ; passe en retrait jusqu’à Boidiel O. Hamoud qui lance une transversale à destination de Biram Dah Abeid qui tergiverse, s’emmêle les pinceaux et bute devant la défense de fer des PoussePoussah…

Le cuir est récupéré par Thiam Diombar qui traverse à grandes enjambées le milieu de terrain, contourne Saleh O. Hanana, coulisse jusqu’à Ould Maham qui prolonge pour Abdallahi O. Hormatallah, monté aux avant-postes, qui longe la ligne de touche. Attention ! Attention ! Darba roukniya…

On joue la 30ème minute. Le match s’anime, les fans du FC Mouaarada reprennent la chanson « Habib Chaab » de Maalouma Mint El Meidah ; quelques jeunes négro-africains versent des larmes en criant « Hamet Dadda maayi kitil maayi saffar !!! », des individus enturbannés vocifèrent que les danses Dialgati, Youza, Reg-Reg Boudian et Thiakhagoune étaient interdites puisqu’importées de l’étranger (du Sénégal) mais qu’en échange on pouvait siffloter des airs de medh, chowr, vaaghou et de seyni karr ou esquisser quelques pas de ndaw raabi, de yakka ou de wango…

Une grosse mémé, maquillée comme un arbre de Noël, demanda s’il était permis d’ajouter au répertoire la très osée danse « Oubbil barka ndiaye ». On la chassa sans ménagement…

On joue les dernières secondes de la première mi-temps. Le score est toujours vierge. La possession de balle est en faveur des PoussePoussah… Ahmed Hamza récupère la balle dans sa propre zone; il fonce vers le camp adverse, crochète Mohcen O. El Hadj. Une-deux entre Biram Dah Abeid et Jamil Mansour qui se débarrasse de Yarba O. Sghaïr ; talonne pour Ahmed Daddah qui mystifie Sanghott Ousmane Racine et Sidney Sokhona ; fixe Khalil O. Teyib et… shooooooot ! Yaaaa Salaaaaaaaam ! Le gardien bondissant des PoussePoussah, Mohamed O. Boilil, n’a donc pas usurpé son surnom de « Samba Tali » : d’une détente lourde mais très surprenante, il capte la balle. Miracle ! C’est la mi-temps…

Le match a repris. Le score est toujours le même. Seul fait notable, le carton jaune récolté par Khalil O. Teyib pour contestation. Il avait estimé que le corner tiré « à la Rémoise » par Ladji Traoré n’était pas valable. « On est en Mauritanie. On se doit donc de jouer mauritaniennement : les coups francs, les penalties et autres dégagements doivent être exécutés de manière nationale », grognait-il.

Ould Abdel Aziz
lui souffla dans l’oreille que tout ça c’était du jeu et que ce n’est pas nous qui avons inventé le foot mais les Anglais car ces derniers, à ce qu’il paraît, étaient maladroits des mains. Ould Teyib avait opiné du chef, affirmant que l’incident était clos, d’autant plus que la Constitution, à son avis, était apparemment muette sur cette situation…

On a atteint la 85ème minute. Les organismes des joueurs commencent à accuser le coup. Attention, Attention ! Débordement de Ould Mohamed Rare qui prend de vitesse Mohamed O. Maouloud et Ibrahima Sarr ; il centre en retrait pour Mohamed O. Abdel Aziz dans la surface de réparation. Ce dernier amortit de la poitrine… oooookhooooo !! chouff ! chouff !… il effectue une aile de pigeon et un passement de jambes devant Mahfoud O. Bettah et Saleh O. Hanana, évite la charge de Boidiel Ould Houmeid et… crucifie Kane Hamidou Baba… Goooooaaaaooooolll !!! Hadaf !! Yaaa Salaaamm ! 1-0…

Il ne reste qu’une minute dans les arrêts de jeu. L’arbitre Said O. Hamody consulte sa montre. Ahmed Daddah se rue à l’attaque, poursuivi par Abdallahi O. Hormatallah, Thiam Diombar et Mohcen O. El Hadj. Il les sème, réussit un pont aérien sur Ould Mohamed Laghdaf et adresse une passe millimétrée à Biram Dah Abeid qui feinte Khalil O. Teyib, contourne Yarba O. Sghair et se débarrasse de Sidney Sokhona… Oookhoooo ! chouff ! chouff ! Chouff !!! Yaa Waled ! Yaa Waled ! Yaa Waled !! Il est seul face au gardien Mohamed O. Boilil ; il arme son tir ; décoche un boulet de canon… Oookhoooo !!! Sur… la transversale ! Yaa Salaaam ! C’est la fin du match.

Ooookhoooo !!!

Rachid Ly

Source : rachidly

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