Présidentielle malienne: Les Maliens choisissent aujourd’hui entre IBK et Cissé

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L’électorat malien va élire ce dimanche 11 août 2013, un président de la République qui aura en charge le destin des Maliens après un an et demi de crise consécutive au coup d’Etat perpétré par le Capitaine Sanogo et sa bande. Il faut oublier un certain 22 mars qui a emporté Amadou Toumani Touré et son régime mais aussi qui semé les germes d’une occupation islamiste durant des mois au nord Mali. Aujourd’hui, les quelques 6,9 millions de Maliens vont obligatoirement choisir entre Ibrahima Boubacar Keita (IBK), 69 ans, arrivé premier au premier tour avec 39,79% et Soumaïla Cissé, 63 ans, qui a engrangé 19, 70 des voix au soir du 28 juillet dernier.

Qui de IKB et de Soumaïla Cissé sera élu Président du Mali ? La réponse sera connue aujourd’hui, après le dépouillement des voix du second tour du scrutin présidentiel. Après une campagne morne dominée par les préparatifs de fin de ramadan, les deux candidats restés en lice sur les 27 vont devoir connaître leur sort ce soir. Les données sont là, et les supputations vont bon train en faveur de IBK. Mais attention ! Scénario à la guinéenne ? Non, réplique le doyen et ancien premier ministre qui se dit confiant de l’issue du vote en sa faveur alors que son adversaire, jeune technocrate, économiste confirmé, croit dur comme fer pouvoir renverser cette tendance même si son score au premier tour (19,70%) est loin de celui de son grand frère (39,79%). Toutefois, dans une compétition du genre, tout reste possible. IBK peut faire le plein des voix comme Cissé peut le neutraliser et le coiffer au poteau.  Tout dépendra en tous cas, des Maliens qui seront convaincus par l’un ou l’autre des potentiels candidats qui ont fini, dès le premier tour, de gagner la confiance de ses concitoyens. Seule la stratégie entre deux tours peut conduire à la victoire. Si le camp de IBK a drainé des foules lors de meeting organisés pour la circonstance, Soumaïla Cissé, lui, a privilégié des campagnes de proximité pour mieux sensibiliser les électeurs potentiels. En outre, les 400.000 bulletins nuls peuvent encore jouer en faveur de l’un ou l’autre des candidats car, une campagne de simulation a été faite par presse interposée et il est fort à croire qu’il y aurait moins de bulletins nuls cette fois-ci.

Si d’aucuns pensent, notamment son rival,  que IBK draine un électorat religieux, ce que ce dernier se défend en disant qu’il n’a pas fait appel à un « rassemblement islamique » autour de sa personne, mais que seulement cette communauté sait qu’il est « propre et sérieux » et qu’il demeure un homme d’Etat, «imperturbable » et qui pourra «réunir le Mali et les Maliens ».

De son côté, Soumaïla Cissé, se considère comme le plus « moderne » et qu’il ne s’agit surtout pas d’élection pour « compléter » des points mais « repartir à zéro ». Pour lui, un scénario à la guinéenne est bien « possible » et que certains électeurs peuvent se remettre en cause et revoir leur choix qui, à coup sûr, sera en sa faveur. Toutefois, Cissé crie gare à la fraude »scientifique organisé» qu’il a eu à dénoncer après le premier tour. Est-ce une manière de préparer les arguments d’une éventuelle défaite ? Rien n’est moins sûr. Dans tous les cas, pour les Maliens et la communauté internationale, terminer le match dans la clarté est une condition sine qua non pour revenir à l’ordre constitutionnel et à la démocratie. Dans ce dernier match, Cissé souhaite la « transparence » et ne veut pas d’un « hold-up » électoral  qui remettrait en cause tous les acquis. Mais aussi en cas de défaite, «je continuerais à défendre mes convictions jusqu’au bout ». Pour l’heure, il est encore tôt pour le camp de Cissé de parler de défaite tant que le coup de sifflet final n’a pas retenti.

Badiana

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