PSG, Chelsea, ASM… dans le club des nouveaux riches, Paris n’a pas à rougir de son bilan européen

1290891-27810651-1600-900LIGUE DES CHAMPIONS – Quatre ans après son rachat par un riche investisseur, le PSG a échoué de nouveau en quarts de finale de la C1. Loin d’être une mauvaise perfomance si on compare le parcours parisien avec d’autres « nouveaux riches » du football européen.

Quatre ans après son rachat par QSI, où en est Paris ? Avec une équipe construite à coup de millions, le PSG a échoué pour la troisième année consécutive en quart de finale de la Ligue des champions. Au vu de la leçon infligée par le Barça (1-3, 0-2), la marche semble encore haute à franchir pour le club de la capitale. Mais les Qataris auraient tort de s’impatienter.

Dans le club des « nouveaux riches », les performances du PSG au bout de quatre ans en C1 sont tout à fait honorables, voire carrément dans le haut du panier. Seul Chelsea, en demi-finale dès la première année d’Abramovitch à la tête du club, a fait mieux. Pour les City, Monaco, ou Makhachkala, les lendemains des investissements ont été parfois douloureux. Comparaison.

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Des investisseurs milliardaires

Roman Abramovitch a lancé le mouvement au début du millénaire. En juin 2003, le milliardaire russe s’offre un joujou : Chelsea. Le nouveau venu à Londres est alors à la tête d’une fortune estimée à 12 milliards d’euros. Une paille comparée au groupe d’investissements sous la houlette de Tamim ben Hamad Al Thani qui achètera quelques années plus tard le PSG (mai 2011). QSI aurait ainsi plus d’une centaine de milliards d’actifs. A ces niveaux-là, on ne compte même plus.

Les autres propriétaires :

  • Manchester City : Mansour bin Zayed Al Nahyan – Groupe uni d’Abou Dabi (septembre 2008)
  • Anzhi Makhachkala : Suleyman Kerimov (janvier 2011)
  • Monaco : Dmitri Rybolovlev (décembre 2011)

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    Une ambition démesurée

    Ils ont tous un même objectif, triompher sur la scène nationale, s’inscrire dans la durée sur le plan continental. L’objectif ultime est bien sûr de gagner une Ligue des champions. Parfois le but est avoué, d’autres fois non. Ainsi les nouveaux propriétaires de City déclarent en conférence de presse quand ils reprennent le club : « Notre but est très simple, faire de Manchester City le plus grand club du Championnat d’Angleterre. » Tout simplement, on vous dit.

    Côté parisien, l’ambition des premières années est également affichée par Nasser al-Khelaïfi dans les colonnes de L’Equipe. Il se situe au niveau européen.

     » Notre objectif est d’abord de participer à chaque Ligue des Champions dès 2012. Ensuite, à partir de 2015, on aspire à jouer un rôle majeur dans cette compétition. Mais la priorité sera d’être chaque année en C1. »

    Construire une équipe avec des millions

    Pastore (PSG, 2011, 42 millions d’euros), Robinho (City, 2008, 43 millions), Falcao (AS Monaco, 2013, 60 millions), Didier Drogba (Chelsea, 2004, 37 millions) ou encore Samuel Eto’o (Anzhi, 2011, 27 millions). Cinq noms, cinq joueurs qui incarnent tous le commencement de l’aventure pour le club fraîchement racheté.

    Dans tous les cas, des tops joueurs (ou du moins l’ont-ils été un jour). Le nouveau propriétaire doit d’ailleurs ouvrir largement son portefeuille pour dégoter la perle rare. Dans certains cas, le salaire est juste démentiel. On parle bien sûr de Samuel Eto’o dont les émoluments atteignent des sommets : le Camerounais touchait 20 millions d’euros par saison lors de sa parenthèse russe.

    1073744-18826593-1600-900En deux ans, les clubs dépensent sans compter sur le marché des transferts. Ils achètent des perles que tout le monde s’arrachent ou parviennent à recruter des leaders. On oublie les bonnes affaires, tout se paye cash et au prix fort. Découvrez ci-dessous le montant des sommes dépensées la première année puis la deuxième année par les cinq clubs (Les chiffres son tirés du site transfermarkt.com).

    • Chelsea : 167 + 161 = 328 millions d’euros
    • Manchester City : 157 + 147 = 304 millions d’euros
    • PSG : 107 + 150 = 257 millions d’euros
    • Anzhi Makhachkala* : 84 + 68 = 152 millions d’euros
    • AS Monaco* : 25 + 177,7 = 202,7 millions d’euros

    *On ne considère pas les transferts du premier mercato d’hiver

    Deux ans après, stop ou encore

    Si les histoires entre les équipes se mêlent lors des deux premières années, leurs destins se séparent au-delà de cet horizon. Il y a celles où les investissements ne semblent jamais s’arrêter et les autres.

    • Chelsea, City, Paris : le puits sans fond

    Il se murmure qu’en cumulé, Abramovitch aurait lâché plus d’un milliard d’euros pour renforcer Chelsea. Un chiffre astronomique mais qui est tout à fait plausible si l’on regarde les montants des transferts. Depuis douze ans, les achats sur une saison dépassent très régulièrement les 100 millions d’euros. Le constat est le même pour City… et il serait identique pour le PSG si les sanctions du fair-play financier n’étaient pas venues freiner la folie des grandeurs parisienne. Elles ont aussi calmé Manchester City, dont le robinet s’est légèrement fermé. Côté Chelsea, le club est désormais obligé de vendre gros s’il veut acheter (départs de Juan Mata et Kevin De Bruyne à l’été 2014).

    • Monaco, Anzhi Makhachkala : des lendemains difficiles

    Il y a des signes qui ne trompent pas et qui montrent que les finances vont mal. La troisième année est celle de la vente, que ce soit pour le club français ou pour le club russe. Au revoir James Rodriguez et Falcao, l’ASM récupère 94 millions d’euros. L’Anzhi, lui, vend tout (au sens propre du terme) et récupère 150 millions.

    Mais la comparaison s’arrête là entre les deux clubs. Makhachkala s’écroule complètement, l’actionnaire majoritaire stoppe tous ses investissements, l’équipe finit en deuxième division. Côté monégasque, la baisse d’investissement n’atteint pas la bérézina russe et le club peut compter sur un centre de formation efficace 1453055-31058023-1600-900et quelques recrutements judicieux pour se maintenir à un haut niveau.

  • Le bilan en Europe au bout de quatre ans

    1ère année 2ème année 3ème année 4ème année
    Chelsea C1 : 1/2 finale C1 : 1/2 finale C1 : 1/8es de finale C1 : 1/2 finale
    Manchester City C3 : 1/4 de finale C3 : 1/8es de finale C1 : phase de groupes – C3 : 1/8e de finale
    PSG C3 : phase de groupes C1 : 1/4 de finale C1 : 1/4 de finale C1 : 1/4 de finale
    AS Monaco C1 : 1/4 de finale ??
    Anzhi Makhachkala C3 : 1/16es de finale C3 : 1/16es de finale

    Avec ses trois quarts de finale consécutifs en quatre ans, le PSG est très loin d’être ridicule (Monaco également). Il fait bien mieux que City qui, lors des quatre premières années n’a jamais passé les poules en C1 et depuis n’a jamais joué mieux que les huitièmes de finale. Seul Chelsea a eu un parcours plus abouti. Cerise sur le gâteau, les Blues ont réussi à décrocher la coupe aux grandes oreilles (2012). L’attente pour Abramovitch a été longue, elle a été finalement récompensée au bout de neuf années. Nasser al-Khelaifi a lui annoncé en 2013 après l’élimination face à Barcelone : « L’objectif, c’est de la gagner dans 1418552-30367758-1600-900les cinq ans qui viennent. » Si son vœu se réalise, Paris ferait mieux que Chelsea.

  • Source: Eurosport
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