PSG, les clés d’un renouveau

L’éclatante victoire du PSG à Valenciennes (0-4) est venue confirmer le retour en forme du club de la capitale. Un renouveau qui repose sur plusieurs paramètres.

 

LE 4-4-2, ÇA CHANGE TOUT

Face à Porto (2-1), on pouvait éventuellement parler de coïncidence. Après les brillants succès face à Evian (4-0) et Valenciennes (0-4), il ne fait plus guère de doute que le PSG est bien plus à l’aise dans ce schéma en 4-4-2 qu’avec le 4-3-3 aligné jusqu’à la venue du club portugais au Parc des Princes. L’équipe de Carlo Ancelotti est mieux équilibrée dans ce système classique où les repères sont plus naturels pour les joueurs. En attaque, il permet aussi d’aligner un quatrième élément à vocation offensive, ce qui donne plus d’options au club de la capitale. Cela se traduit également par une meilleure exploitation des ailes par rapport au 4-3-3, où les latéraux étaient un peu livrés à eux-mêmes. Avec un milieu devant eux (Ezequiel Lavezzi à gauche, Javier Pastore), ils sont soulagés dans leurs tâches défensives, et ils bénéficient d’un appui dans les phases offensives. Entre Evian et Valenciennes, trois des huit buts parisiens sont ainsi venus des ailes.

L’ATTITUDE DES JOUEURS

Après la défaite subie à Nice (2-1) il y a dix jours, Carlo Ancelotti avait tapé du poing sur la table comme jamais depuis son arrivée au PSG l’hiver dernier. Si l’entraîneur parisien avait tiré les conséquences de ce revers en modifiant son système pour le match suivant face à Porto, il avait surtout fustigé le comportement et l’attitude de ses joueurs, à qui il reprochait de ne pas être assez mobilisés, solidaires, et de ne pas jouer en équipe. Le message est manifestement bien passé. Si Paris joue beaucoup mieux depuis trois matches, c’est aussi parce les joueurs affichent une implication qui leur a beaucoup fait défaut auparavant. Et pour Ancelotti, c’est la même raison majeure du renouveau parisien. « Je pense que c’est la mentalité des joueurs. Ils ont commencé à jouer ensemble, avec altruisme, à avoir du caractère et à mettre leurs qualités à la disposition de l’équipe. Je pense que c’était la clé. Le mérite revient aux joueurs. Ils ont pris leurs responsabilités. Ils ont changé d’attitude sur le terrain », s’est réjoui l’entraîneur parisien après la victoire à Valenciennes.

LE RETOUR DE THIAGO MOTTA

Au plus fort de la crise de novembre, Carlo Ancelotti n’avait pas manqué de signaler à quel point l’absence de Thiago Motta se faisait cruellement ressentir dans l’entrejeu parisien. D’un point de vue technique, compte tenu du rôle capital de l’ancien joueur de l’Inter dans la récupération et la relance. Mais aussi d’un point de vue psychologique, car l’expérience du milieu de 30 ans est indispensable au groupe parisien. La meilleure santé affichée par le PSG depuis le retour de l’international italien ne le fera pas changer d’avis. L’ex-Nerazzurro, qui a célébré son retour par un but samedi face à Evian, a largement contribué à réguler l’entrejeu parisien. Il y a apporté son sens du placement, sa sérénité et sa justesse de jeu, rappelant au passage qu’il était incontournable dans le onze d’Ancelotti.  Car si Paris a retrouvé des couleurs, c’est aussi parce qu’il peut enfin s’appuyer sur sa colonne vertébrale au complet, Thiago Silva-Thiago Motta-Ibrahimovic, pour la première fois depuis le début de la saison.

THIAGO SILVA-IBRAHIMOVIC, DUO HORS-CATEGORIE

Ce n’est pas une surprise. Avant d’arriver au PSG, Thiago Silva et Zlatan Ibrahimovic étaient déjà présentés comme des références mondiales à leurs postes respectifs, des individualités qui n’ont pas d’équivalent parmi les autres clubs de Ligue 1. Les deux anciens Milanais ont d’ailleurs souvent sauvé les meubles depuis le début de la saison. Et les vertus collectives enfin affichées par le PSG n’ont pas atténué leur impact au sein du onze de Carlo Ancelotti. Thiago Silva a en partie initié le renouveau parisien en ouvrant la marque face à Porto. A Valenciennes, le Brésilien a sauvé beaucoup de situations chaudes avant l’ouverture du score d’Ibrahimovic, avec ce calme, cette sérénité et cette facilité qui le caractérise et qui rassure l’ensemble de ses coéquipiers. Il a aussi gagné 23 ballons, plus que n’importe quel joueur sur la pelouse du Hainaut. Quant à Ibra, il a juste prouvé qu’il était aussi capable de finir le travail de ses coéquipiers, face à Evian comme à Valenciennes, après avoir souvent apporté des points au PSG à lui tout seul depuis le début de la saison. Le Suédois a inscrit quatre buts en trois jours, et son triplé dans le Nord porte son total à 17 buts en 17 matches de L1 cette saison…

 

Eurosport

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