PSG – OM, duel hors du temps

Les chocs entre le PSG et l’OM répondent à une logique qui leur est propre, bien plus souvent liée à l’émotivité des acteurs qu’au classement des deux équipes.

Paris Saint-Germain – Olympique de Marseille n’a pas toujours n’a pas toujours été un choc. Ni sportif, ni même médiatique. Avant le début des années 90, c’était même une rencontre comme les autres qui avait pour seule particularité d’opposer la première ville de la France jacobine à la deuxième cité de l’Hexagone. Depuis, PSG – OM est devenu autre chose, un OFNI, objet footballistique non identifié, qui a souvent dépassé le simple cadre du sport et rarement été synonyme d’excellence puisque les deux clubs n’ont que rarement lutté pour le titre ensemble et au même moment. Cette année encore, on a du mal à être sûr que Marseille soit un prétendant. Sur la forme, c’est discutable. Sur le fond, c’est différent : l’OM ne pointe qu’à cinq points du leader.

Dimanche, Marseille débarquera au Parc des Princes auréolé d’une victoire miraculeuse face à Valenciennes (1-0) mais dans la peau de l’outsider. Celui qui n’a pas des masses de choses à perdre. Un statut qui n’a jamais vraiment été un problème dans l’histoire des rencontres entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain. Avant 2003 et le festival Ronaldinho, le PSG n’avait-il pas gagné au Vélodrome pour la dernière fois en 1988 alors qu’il était aux portes de la Division 2 ?

42% des matches remportés par le « petit »

Depuis la remontée de l’Olympique de Marseille en Division 1/Ligue 1 au début de la saison 1996/1997, les deux clubs se sont affrontés à 33 reprises en championnat. Vingt-quatre fois, le duel a tourné à l’avantage de l’une ou de l’autre équipe (14 victoires pour l’OM, 10 pour le PSG). Le plus étonnant dans tout ça ? Dans ces 24 victoires, 14 ont été obtenues par l’équipe qui était la moins bien classée (9 fois l’OM, 5 fois le PSG). Ajoutez à cela que, mis à part en 2006/2007 et 2007/2008, la première rencontre entre les deux rivaux n’est jamais intervenue avant la 10e journée et qu’à cette époque de la saison, le classement commence à signifier quelque chose. Pour résumer : 42% des matches disputés entre les deux équipes entre 1996 et 2012 ont été gagnés par l’équipe qui était la moins bien classée au moment de l’affrontement.

Les exemples sont légion. Deux ont été particulièrement marquants. Le match du 5 mai 1999, gagné par un PSG face à l’OM (2-1) qui s’apprêtait à disputer la finale de la Coupe de l’UEFA une semaine plus tard face à Parme. Le club de la capitale, mené 1-0, s’était imposé au mental grâce à Marco « Batman » Simone et Bruno Rodriguez. Une première victoire pour Paris en championnat face à Marseille depuis… 1990 (ndlr : Paris avait sorti l’OM en demi-finale de la Coupe de France 1995 mais Marseille évoluait en D2). L’OM, à la lutte pour le titre avec Bordeaux, avait craqué ce soir-là. Et plombé son sprint final. Exemple contraire une saison plus tard. Le PSG joue le titre. L’OM est loin du compte en D1. Mais se retrouve un soir de février en écrasant Paris 4-1. Christian avait ouvert le score pour le club de la capitale avant que les Leroy (Jérôme et Laurent) n’en viennent aux mains et que l’OM prenne le dessus psychologiquement.

Dimanche soir, à n’en pas douter, le combat se situera une nouvelle fois dans les têtes autant que dans les jambes. Pas de victoire sans mental. Joey Barton, qui n’a jamais disputé de match entre les deux clubs mais quelques derbies en Angleterre, sait à quoi s’attendre de sa première au Parc, dimanche. « Je connaissais ce choc entre le PSG et l’OM. C’est sûrement le match de l’année en France et le plus gros match du week-end en Europe. C’est un match pour les grandes personnalités les gros caractères. » Personnalités aux caractères bien trempés mais dont le sang-froid ne peut être la dernière des qualités.

Eurosport

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