Puissant séisme meurtrier en Equateur

equateur_seisme_manta_catastrophe_naturelle_0Au moins 77 personnes ont perdu la vie et 588 ont été blessées dans un puissant séisme de 7,8 sur l’échelle de Richter survenu en Equateur, ce samedi 16 avril au soir. La secousse a été ressentie jusque dans les pays voisins, au Pérou et en Colombie. Les autorités ont décrété l’état d’urgence dans les six provinces du pays les plus touchées. L’épicentre est situé à moins de 200 kilomètres de Quito, la capitale équatorienne.

Après une première secousse de force 5 sur l’échelle de Richter, quasiment passée inaperçue, celle de 18h58 (heure locale) a provoqué ce samedi soir le chaos dans une bonne partie de l’Equateur. Le bilan, encore très provisoire, évoque 77 morts et 588 blessés. Mais l’Institut de géophysique (IG) équatorien fait état de « dégâts considérables dans la zone de l’épicentre et aussi dans des lieux éloignés comme la ville de Guayaquil », ce qui laisse présager davantage de victimes.

D’autant plus que les zones les plus touchées restent très difficiles d’accès, avec la coupure de nombreuses routes menant à la côte pacifique à cause des éboulements très fréquents.

On sait que dans la ville côtière de Manta, un hôtel s’est effondré, ainsi que la tour de contrôle de l’aéroport. Des morts sont également à déplorer à Portoviejo et Guayaquil, le principal port du pays, où les secours sont à pied d’oeuvre pour trouver des survivants.

La petite ville côtière de Pedernales a aussi été très touchée, avec des dizaines de victimes, selon le maire de la ville qui fait état non pas de quelques maisons effondrées mais bien « toute la ville ». Il y aurait déjà des pillages dans un grand magasin.

Une rare violence

Dans le petit village de Same, à quelques dizaines de kilomètres au nord de l’épicentre localisé dans la province de Manabi, la situation reste chaotique ce dimanche matin, a constaté RFI.

Par précaution, beaucoup d’habitants ont passé la nuit dans la rue ou au rez-de-chaussée pour éviter les répliques qui se comptent par dizaines depuis ce samedi soir. Des milliers de personnes ont, elles, décidé de se réfugier sur les hauteurs, en cas d’éventuel tsunami, même si l’alerte a rapidement été levée par les autorités.

L’électricité est toujours coupée, ainsi que le téléphone dans la région d’Esmeraldas. Tout passe par les réseaux sociaux. Facebook a très vite activé son système permettant aux gens d’indiquer s’ils vont bien ou non.

Etat d’urgence

Le vice-président Jorge Glas, a décrété l’état d’exception au niveau national « pour préserver l’ordre public ». L’état d’urgence a été décrété dans les six provinces côtières les plus affectées, situées dans le sud-ouest et le nord-ouest du pays : Manabi, Esmeraldas, Los Rios, Santa Elena, Guayas et Santo Domingo. « Il y a eu aujourd’hui [samedi] des événements sismiques situés dans la zone de Pedernales et Cojimies [province de Manabi]. Le principal événement qui s’est produit à 18h58 [23h58 TU] a eu une magnitude de 7,8 […] à 20 km de profondeur », avait annoncé l’IG en début de soirée dans un communiqué.

Selon l’IG, ce séisme « a été précédé d’un autre événement de magnitude 5,0 et suivi d’une série de répliques ressenties surtout dans la zone de l’épicentre ». Il a fait état de répliques de magnitude 5,5 dans la province de Manabi (sud-ouest), de 4,6 à Santo Domingo de los Tsachila (centre) et de 7,7 sur la côte. L’alerte au tsunami a été levée. Dans un premier temps, le Centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique avait prévenu que « des vagues de tsunami dangereuses sont possibles sur les côtes situées dans un rayon de 300 kilomètres autour de l’épicentre ».

Secousses au Pérou et en Colombie

Le séisme a aussi été ressenti à Quito, ainsi qu’à Cali, troisième ville de Colombie, dans l’Ouest, selon des journalistes de l’AFP. Au Pérou, un séisme de 7,4 a secoué le nord du pays à la même heure samedi, selon l’Institut de géophysique du Pérou (IGP). Selon les premières informations, aucune victime n’est à déplorer.

M. Glas, qui assume les fonctions du chef de l’Etat en l’absence du président Rafael Correa en visite

Des médias locaux ont diffusé des images depuis Guayaquil où un pont s’est effondré, ainsi que le toit d’un centre commercial, et de dégâts dans des magasins à Quito. De son côté, la Direction générale de l’aviation civile a annoncé la fermeture de l’aéroport de Manta (Manabi) en raison de « graves dégâts à la tour de contrôle ».

A Quito, Cristina Duran, 45 ans, s’est réfugiée sous l’encadrement d’une porte pour se protéger des vitres qui volaient en éclats, rapporte l’Agence France-Presse. « J’étais affolée et je voulais seulement que ça s’arrête », a-t-elle déclaré. « Mon Dieu, c’est le séisme le plus long et le plus fort que j’aie jamais senti de toute ma vie. Durant un bon moment, j’ai eu le tournis […]Je voulais sortir en courant dans la rue, mais je ne pouvais pas », a raconté Maria Torres, 60 ans.

A l’aéroport de Guayaquil, des passagers sont sortis affolés du terminal. « Des lampes sont tombées du plafond et les gens couraient terrorisés », a expliqué Luis Quimis, 30 ans, qui attendait un vol pour Quito. Ce séisme est le plus violent qu’ait connu le pays depuis 1979. Il intervient peu après les tremblements de terre qui ont secoué depuis jeudi le sud-ouest du Japon, faisant au moins 41 morts et un millier de blessés.

au Vatican, a ajouté que « toute la force publique est en état d’alerte maximale pour protéger la vie des citoyens ». M. Correa, qui a écourté sa visite au Vatican, a annoncé le déblocage d’une aide de 600 millions de dollars pour faire face à l’urgence. Le président équatorien a aussi envoyé un message depuis son compte Twitter, assurant que « les autorités sont en train d’évaluer les dégâts et de prendre des mesures ».

Source: RFI

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