Quand le nord du Cameroun devient une zone de non-droit

000_Par7174882_0Au Cameroun, voici quatre jours déjà qu’on est sans nouvelle des 3 religieux enlevés dans l’extrême nord du pays. Les enquêtes sont en cours, rassurent néanmoins les autorités camerounaises. Naguère paisible et hospitalière, cette région nord du Cameroun se transforme peu à peu en zone de non-droit.

Le Grand Nord Cameroun est formé de trois régions : l’Adamoua, le Nord et l’Extrême Nord. C’est un territoire de 1 600 kilomètres carrés habités par des populations essentiellement musulmanes. Autrefois célèbre pour ses paysages pittoresques et son parc animalier de Waza, il est aujourd’hui en proie à une activité criminelle multiforme. La plus ancienne, celle des coupeurs de route, est aujourd’hui relativement maîtrisée. Il y a également le braconnage, qui a bien failli mettre en péril la population d’éléphants du parc de Waza.

Les activités terroristes, notamment les rapts d’Occidentaux, sont plus récentes. Elles sont la conséquence des infiltrations en territoire camerounais des éléments de Boko Haram depuis le Nigeria voisin. Les deux pays partagent une longue frontière de 1 600 kilomètres peu sécurisée. Les membres de Boko Haram, traqués au Nigeria, essaient de faire du nord du Cameroun leur base de repli.

Mais pas seulement. En un peu plus d’un an, la secte islamiste a enlevé une dizaine d’Occidentaux. Ce furent d’abord sept membres d’une famille française en février 2013, puis un prêtre français en novembre dernier. Tous ont été relâchés. Ce sont aujourd’hui trois religieux – deux prêtres italiens et une sœur canadienne – dont on est toujours sans nouvelle. La secte négocierait au plus fort la libération de ses otages par un échange de prisonniers, mais aussi, selon certaines sources, par d’importantes sommes d’argent.

Source : Rfi

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