Quand les Mauritaniens deviennent encore une fois des esclaves d’une société moderne

Le docker travaille sur les quais. A l’arrivée d’un bateau il doit au plus vite ouvrir les cales, décharger des conteneurs qui parfois pèsent plusieurs tonnes. Il utilise de plus en plus des engins de portage mais le métier reste très physique .Le docker doit pouvoir répondre au critère de force de la nature. En plus d’une résistance physique à toute épreuve, le docker doit faire preuve de ponctualité et de rapidité car certains chargements ou déchargements concernent des denrées périssables, ils obéissent à des contraintes de délais.

Il doit avoir aussi une large disponibilité, les arrivages dans les ports se faisant de jour comme de nuit. Le système de rémunération du docker est également assez compliqué et ses revenus peuvent varier considérablement. Ses revenus peuvent donc varier d’un mois sur l’autre selon les  marchandises.

Malgré cela la rémunération du docker est parfois  invariable peu importe le niveau d’activité et les quantités des marchandises, l’exemple le plus flagrant est celui des dockers de la société Atlantic Pelagic à Nouadhibou qui dénoncent aujourd’hui leur employeur qui les utilisaient à leur bon vouloir et humeur, Il n’y avait pas de grille salariale, uniquement un salaire quasiment constant de 25 000 UM qui ne varie pas, quelles que soient les quantités des caisses de poissons transbordés , en outre les sacs de poissons,un don du navire en guise d’encouragement aux dockers sont commercialisés uniquement par l’armement de la dite société à des prix inférieurs aux prix couramment pratiqué .

Il est à reconnaître également que la situation des dockers qui travaillent au port de Nouadhibou doit être revue pour rehausser leur niveau de vie. Car, actuellement, même si des efforts ont été consentis pour augmenter leurs salaires, leurs conditions de travail restent précaires.

Avant la création du  Bureau d’Embauche de la Main-d’œuvre Portuaire Bemop pour gérer les dockers, ceux-ci étaient laissés pour compte. Il n’y avait pas aussi de grille salariale. C’est ainsi que le gouvernement a créé par décret le bureau la main-d’œuvre portuaire pour gérer ces travailleurs du port. Mais même après cette création, les dockers étaient maltraités et jusqu’en 2009, certains ignoraient encore leur salaire de base.

Source: Nyass  saidou 

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