Que cache la mise à l’index de l’IGE contre le président de la Communauté Urbaine de Nouakchott ?

Hamza-CUN
Mis à l’index par l’IGE et sommé de rembourser 350 millions d’ouguiyas au plus tard jeudi 25 juillet prochain, le bras de fer Pouvoir-Opposition continue. Mais la question qui taraude les esprits ici ou là est de savoir ce que cache cette manipulation politique.

Visiblement le terrain de la confrontation se focalise sur la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN) d’où Mohamed Ould Abdel Aziz veut débarquer le président, Ahmed Ould Hamza, un opposant qui n’a pas jusqu’ici troqué ses habits pour se jeter dans les bras du pouvoir. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que si la CUN était contrôlé par le régime en place, l’inspecteur général d’Etat n’aurait pas eu la témérité d’épingler cet homme. Le contraire lui serait préjudiciable, s’il venait à oublier ce principe sacro-saint des tenants du pouvoir. Ce n’est pas d’ailleurs un hasard si l’inspecteur général d’Etat s’impose un silence dans cette comédie. En vérité, mieux vaut l’avouer, l’entourloupe est grotesque même si à l’UPR on se défend d’en vouloir au président de la Communauté Urbaine de Nouakchott et de dire que c’est une affaire entre l’opposition modérée et l’opposition radicale. Une réaction qui a le mérite de rappeler que l’inspecteur général d’Etat, ne milite pas à l’UPR mais à Wiam de Boïdiel Ould Hoummeïd. Mahfoudh Ould Mohamed Ali propulsé à l’inspection générale d’Etat fût entre autres, ministre des finances et gouverneur de la BCM. Sans doute que ses compétences ne sont pas en jeu. Toutefois, dans cette affaire, il ne constitue qu’une carte entre les mains de Mohamed Ould Abdel Aziz. Ses compétences ne sont pas demandées sinon pour entrer dans le jeu de la nuisance. Aujourd’hui c’est bien le cas jusqu’à ce qu’il termine la procédure qu’il a engagé. Reste à savoir si Ahmed Ould Hamza va obtempérer à l’ultimatum ou non. Selon la cellule de communication de la Communauté Urbaine de Nouakchott(CUN) concernant le délai de la mise en demeure de remboursement adressée par l’IGE à son président, Ahmed Ould Hamza, est valable jusqu’à jeudi 17 heures (GMT). Par ailleurs, la cellule a confirmé que son président n’a jamais rencontré l’IGE ni discuté avec elle en dehors de deux courriers qu’il a reçus d’elle, précisant au passage que le président de la Communauté Urbaine de Nouakchott a répondu aux deux courriers et que le Conseil urbain va se réunir, lundi prochain, dans l’optique de se prononcer sur la question.
Il reste que cette mise en demeure affiche clairement la volonté du Pouvoir de destituer Ahmed Ould Hamza sans autre forme procès. Pour cela, le ministère de l’intérieur et de la décentralisation et celui de la justice pourraient entrer dans la danse, chacun en ce qui le concerne, pour finir le boulot. Le dernier exemple en date remonte à 1987 quand le colonel Djibril Ould Abdellahi puissant ministre de l’intérieur a destitué lé maire élu de Nouakchott, Mohamed Mahmoud Ould Mah avec lequel il avait des comptes à régler.
Moussa Diop

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