Que de bizarreries et de Contradictions en Mauritanie

IRA-meeting populaire devant le stade de la capital le 27-12-2013S’il y a allusion ou sujet qui choque et dérange dans notre pays, c’est sans doute celui relatif à la persistance des pratiques de l’esclavage, mais aussi l’évocation de succès enregistrés par les militants anti-esclavagistes.

Ces derniers jours, depuis les Nations Unies ont décerné le prix des droits de l’homme à Monsieur Biram Dah Abeid, ses détracteurs, pardon, les détracteurs de la dignité humaine et de l’égalité, font feu de tout bois et curieusement se sont mis à dénoncer le racisme et autres maux qui menaceraient notre cohésion nationale.

Pauvre Mauritanie, qu’est ce qui fait courir ces grands « patriotes d’intellos » ? Ce n’est certainement pas les grands et nobles principes qu’ils prétendent défendre. Sinon, en quoi une récompense internationale attribuée à un compatriote dérange et choque tant ?

N’est-ce pas, chez nous, que des milliers de citoyens sont mis à la marge et considérés des mauritaniens de rang inférieur parce que simplement le Créateur a décidé qu’ils ne soient pas membres d’une certaine hiérarchie sociale supposée supérieure.

Une classe sociale qui a droit à tous les privilèges politiques, économiques et sociaux et même le droit de vie et de mort sur d’autres humains. Oui, le droit de leur faire travailler sans rémunération et même de les priver d’adorer le Bon Dieu à leur manière. Le droit de les priver du savoir quel qu’il soit.

Ces attitudes humiliantes et rétrogrades pour l’être humain et contraires à la place que lui a donné le seigneur sur terre n’ont jamais dérangées nos néo-défenseurs de la cohésion nationale. Au contraire, ceux-ci nous prouvent que tout simplement qu’ils se battent pour préserver des privilèges injustes et arbitraires hérités des ténèbres.

Il est aujourd’hui, grand temps qu’on cesse d’entretenir des polémiques stériles, qui ne mènent à rien et dont personne n’est convaincu .Ce n’est un secret pour personne, l’esclavage existe encore en Mauritanie mais peut être éradiqué facilement pourvu qu’on en ait tous la volonté. Sinon à quoi bon de faire des lois pour quelque chose qui n’existe pas.

C’est vraiment manquer de respect à ces milliers de victimes de cette pratique odieuse que de nier son existence. C’est une manière de leur dire que vos souffrances n’en sont pas une. Car, comme on le dit souvent ici, chez nous, c’est Allah qui a choisi pour vous cette condition et vous devez l’accepter comme telle.

On concède que l’état n’a pas de baguette magique pour mettre définitivement un terme à ces pratiques d’un autre âge. Mais qu’il cesse de persister dans sa démarche négationniste qui n’honore en rien notre pays et ceux qui le gouvernent. Pour preuve, nous sommes constamment mis au banc des accusés en matière de droits de l’homme.

En effet, nos décideurs doivent reconnaître l’évidence ; avouer haut et fort que l’esclavage est encore pratiqué chez nous. Mais que ceux qui s’y adonnent encore, le font contre les lois de la république et que ceux qui ne veulent pas se conformer à la loi, rendront compte devant la justice.

Donner ainsi un signal fort aux justifiables et aux magistrats que l’état est déterminé à en finir avec cette tache noire qui entrave encore nos efforts pour le développement.

Pour la sauvegarde de notre pays tous les mauritaniens, sans distinction de race, de condition et de couleur doivent cesser de tirer sur les vrais militants soucieux de la stabilité de notre pays et s’approprier leur combat pour donner une autre image de ce grand pays qu’est la République Islamique de Mauritanie.

Source : Brahim Fall

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