Quelle élite stimulée pour quelle indépendance à commémorer? El Wely Sidi Haiba

weli cheikhbouya »L’indépendance est une condition pour une nation, un pays, un Etat dans lequel les résidents et la population exercent l’auto gouvernance, et habituellement une souveraineté totale sur le territoire ».
Cette définition concise mais précise en dit long sur l’importance de cet état de satisfaction intime et déclarée qu’éprouve un peuple attaché, dans toute sa coloration et ses particularismes, à son terroir commun à ses citoyens et au concept de la nation qui en découle. Pour cela les appartenant à cet espace de vie commun développent ensemble tous les sentiments d’amour, de respect et de sacrifice pour la préservation et le développement d’un bien être partagé.
Or une telle discipline requiert  du peuple et sous l’égide de sa triple classe, intellectuelle – politique – sociale, un éveil équilibré et une capacité d’analyse des fluctuations inhérentes aux imperfections de la gouvernance, aux humeurs versatiles des populations et aux influences externes incontrôlables mais abordables.
Encore faut-il que cet éveil, et toute la conscientisation qui doit en découler et suivre dans la pratique, soit d’abord mûr et réfléchi, équitable et dynamique. Il doit avoir pris en compte les questions latentes de discordes, de divergences et de disparités sociales, économiques et culturelles entre les communautés du tissu global de la population.
C’est en cela qu’il aura par la suite pris en main la question de la gouvernance politique qui, tout en respectant le large éventail d’orientations idéologiques internes et externes dont puisent tous les acteurs, ne devrait pas déroger aux règles et valeurs civilisationelles fondamentales d’un pays dont la foi des populations est une et où les cultures – dans leurs différences, spécificités et au delà complémentarités – en prennent source et en défendent toutes la portée et les valeurs.
Or, sommes-nous vraiment en mesure, après Cinquante cinq longues années de l’existence de l’Etat, de bien jauger notre indépendance même acquise, comme tant d’autres pays, alors que la France s’essoufflait à se remettre moralement et se reconstruire physiquement de la destruction quasi totale causée par l’occupation de l’Allemagne nazie. Il faut dire qu’à cela était venu se greffer un état d’esprit nouveau d’indépendance vis-à-vis de la métropole qui caressait les esprits des premiers commis sortant de l’école française mais sans vouloir s’en se détacher dans le fond, loin s’en faut, les épouses toubab étant en vogue à cette époque là?
En tout état de cause, la classe politique et intellectuelle semble inexistante sur cet échiquier, du fait de sa passivité devant le drame du sous développent qui ne laisse aucun doute sur l’état délicat du pays en sa mauvaise structuration et en son délabrement presque voyant, et face d’autre part à des populations fortement éclaboussées et dégradées dans leur égarement et leur impuissance.
Il faut dire que cela se traduit aussi par l’égoïsme patent des acteurs de cette classe dans la recherche effrénée de ses acteurs et sans grands scrupules de leur seul bien être à travers toutes les manigances politiciennes qui cachent hélas mal leurs velléités doublées de leur incapacité.
Alors, qu’elle importance peut donc revêtir aujourd’hui la commémoration de la fête de l’indépendance en cette situation toujours ambigüe et d’hypothétique de la marche du pays vers une consistance qui traine le pas depuis cinquante cinq longues années d’indépendance?
Mais ne faudrait-il pas procéder avant tout cela à inculquer les valeurs de la République pour tous à travers une éducation saine et débarrassée avec force volonté et actions palpables et des préjugés, et des pratiques obscènes toujours en vigueur d’un passé lourd en pires injustices sociales; Un passé qui demeure hélas tenace et incorrigible.
C’est bien lorsque ce pari aura été formellement réussi que l’indépendance va en acquérir toutes ses lettres de noblesse et que partant sa commémoration aura été et un devoir de tous et un stimulant à l’affermissement de l’Etat de droit et de la citoyenneté.
Mais quelle classe intellectuelle et politique viendrait à engager à l’alter égo des classes similaires françaises aujourd’hui unies devant l’épreuve du terrorisme qui vient de frapper le France, des rapprochements pour définir ensemble de grandes lignes de mutation pour un pays qui a tout, absolument tout, pour opérer un changement de cap vers un réel établissement des fondements et des valeurs de la République, et à l’objet de valoriser la notion de l’indépendance qui en devient ainsi le stimulant chaque que Dieu fait.
 weli cheikhbouya
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