Qui démembre le 28 novembre

Mohamed HanefiA tous les mauritaniens et a toutes les mauritaniennes. Je vous dis: bonne fête. A tous les dirigeants et a toutes les dirigeantes, présents, passés et à venir de ce pays. Je vous exprime mon soutient conditionnel. Je vous prête mon humble allégeance, si et seulement si vous et moi, sommes d’accord sur ce que je vais vous dire.
Ne me dites pas que mon soutient vaut son pesant d’air. C’est-à-dire dérisoire et sans conséquence réelle. Je le sais déjà. Voila. Le 28 novembre s’est inséré dans nos croyances, comme étant une journée pas comme les autres.
Un événement sacré et exceptionnel que nous attendons chaque année, avec impatience et joie, comme le sceptre commun de notre raison d’exister. Il symbolise notre droit a la dignité au sein de l’organisation cosmique de ce vaste univers. Il faut juste nous rappeler que le soleil, notre gigantesque étoile, ne représente qu’un atome de poussière dans la voie lactée.
Et que cette dernière est perdue dans des milliards d’autres étoiles qui flottent dans cette création merveilleuse qui chante en silence la grandeur, la puissance et la gloire du Tout Puissant. Des billions de nuages d’étoiles, qui évoluent en symbiose avec une loi divine, sans jamais dévier.
« Le soleil ne peut rattraper la lune, ni la nuit devancer le jour, et chacun vogue dans une orbite. » Ya-Sin-40. Ces créatures démesurées, ces chefs d’œuvres grandioses, ces énormités illimitées, n’ont jamais dévié ne serai ce que d’un iota de l’orbite tracé à l’ origine par le Maitre des l’univers.
Les milliards de comètes, comme celle de Halley qui ne passe que tous les soixante seize ans et qui ont assez de temps et d’espace pour se permettre un petit caprice, un petit écart une petite déviation, sont resté fidèles aux ordres initiaux de l’architecte de la création.
Comment un petit peuple de trois millions de graines de poussières, perdu dans le labyrinthe de l’immensité démesurée du cosmos, sur une planète qui a l’échelle de ces merveilles ne représenterait guère l’envergure de la planète du petit prince de Saint-Exupéry, veut-il combler la création par des démonstrations d’un autre âge ???!!!
Qu’est ce qu’une vie humaine en comparaison à des milliards de billions de kilomètres? Des milliards de milliards d’années lumière? Les espaces insondables de la Création divine? Un infiniment rien. Aucune nation ne survivrait en mettant derrière le dos l’ordre et la justice du Tout puissant.
L’ignorance et sa sœur l’intolérance ne peuvent conduire nulle part ailleurs que vers les catastrophes. Eloignez-vous en.

Voilà la première remarque.

Tous, nous sommes pensionnaire pour une période plus que négligeable sur le dos de cet frêle ilot qu’est la planète terre. Notre meilleure définition : « Une petite bulle pensante entre deux néants: le jour de la naissance et l’échéance de la mort. »
Cette existence ridicule, dans ce monde éphémère, nous l’avons peuplée de plaintes, d’injustices et de douleurs. Rien que pour de sombres et curieuses raisons. Les raisons de ceux qui n’ont pas raison et qui persistent à se torturer par l’entretient de l’élément de leurs peines. Qui nous oblige à ne pas changer? Certainement notre entêtement à défendre ce qui ne peut l’être.
Notre décroissance annuelle est manifeste. Car nous l’avons voulu. Nous n’avons aucune boussole qui nous oriente vers un quelconque avenir fiable pour nos enfants. Nous l’avons voulu et fait de nos mains. Nous sommes un petit peuple divisé, craquelé, morcelé, découpé en ethnies et en tribus. Nous l’avons voulu.
Nous vivons d’importations d’illusions, de crédits et dilapidons, sans compter les moyens suffisants que le Seigneur des mondes a mis à notre disposition pour peupler la terre. Nous l’avons voulu.
Qui nous force à mal gérer honnêtement la seule possibilité de vivres dignes et indépendants? Nous mêmes.

Voilà une autre remarque.

Nous refusons d’être un peuple naturellement pluriculturel, comme Allah l’a voulu et décidé. Avons-nous la prétention de pouvoir changer des paramètres sculptés par la main de l’Omniscient? Voilà un péché qui ferait trembler les cieux et la terre.
Allah n’a demandé a personne, s’il voulait naitre blanc ou noir. Ceci ne relève que de ses attributs, Lui. Nous interdisons l’esclavage et le ségrégationnisme abject, mais tolérons, voire cultivons le vocabulaire, les mœurs, les valeurs et le comportement d’ordre raciste et ethnocentrique. Là encore nous l’avons voulu, nous le voulons. C’est une grave entorse au respect de la création et une ingérence illégale dans la valorisation de l’autre.
Nous refusons, tout recadrement social et tout accord sur un contrat raisonnable et juste de coexistence entre les franges sœurs de ce peuple endormi. Ce n’est rien moins qu’un crime de non assistance à personnes en danger.
Nous dépensons nos potentialités dans le secondaire et négligeons l’essentiel. Qui en a décidé à notre place? Et que dirons-nous au Créateur, le jour où Allah héritera de la terre et de ce qui est au dessus d’elle? Pas grand-chose. « On vous demandera compte des richesses. » Attakathour-8.
Ceci n’est rien moins qu’une dilapidation systématique de la pitance d’un peuple sinistré. Un vol pur et simple.

Nous devons nous reprendre. Voilà une autre remarque.

Mon peuple mauritanien, que j’aime plus que tout autre peuple. « Il t’encourage à commettre un acte, celui qui ne te portera aucun secours, le jour de la difficulté. ». « Ecoute les paroles de celui qui te fait pleurer, plutôt que celui qui te fait rire pour t’entrainer vers ta perte. »
Nous portons en nous, dans les plis de notre sagesse populaire, la substance de notre salut. Profitons-en. Vous avez tout ce que les autres ont. Sauf la volonté, l’honnêteté avec vous-mêmes et avec Dieu.
Vous vivez et décidez, comme si tout vous était permis. C’est une dance dangereuse sur les cils du trépas sommeillant. Vous faites semblant d’accompagner l’évolution du monde, tout en marquant le pas sur place. Mais votre « faire semblant » ne trompe personne. On peut mentir aux autres, s’ils s’y laissent prendre, mais nous ne pouvons mentir à nous-mêmes.
Revenons aux valeurs et à la morale qui de tout temps ont fait que des hommes et des femmes ont vécu frugalement sur cette terre sans être les risées du monde.
Parmi les noms de Dieu, « Al Haq » et « Al Adl. ». La vérité et la justice, sont les deux piliers du « processus » solide et sérieux vers la destinée positive. Aucune autre contorsion ne pourra vous faire avancer, que vers l’échec et avec lui la disparition.
Consultez les boites noires du passé auquel vous vous accrochez comme a une Boué de sauvetage. C’est un autre système conçu par le créateur pour d’autres peuples, qui ont vécu une autre aventure éphémère, mais jugés selon les critères et le segment de leur époque. Une parenthèse de vie, sur cette station de la terre.
Ces générations, leurs parchemins sous le bras, sont allés sans retour, rendre compte de l’examen passé ici bas, en l’espace étriquée d’une vie. « Si Tu les châties ils sont tes serviteurs et si Tu leur pardonne, Tu es le Pardonneur, le Tout Miséricordieux « Al Ma-ida.118.
Ces générations là, n’avaient pas l’ONU, l’internet, le whatsapp, Genève, Lahey,les greffes d’organes, les satellites, les journaux, les télévisions, les machines à laver, à broyer les graines, le gaz de cuisine. Ils avaient d’autres soucis et d’autres impératifs, auxquels ils ont fait face par d’autres moyens. Licites ou illicites. Allah en décidera.
Leur ciel n’était pas lié à la terre, et l’anatomie humaine leur était presque inconnue. Peut-être ont-ils leur excuse. Ce n’est plus ni notre problème, ni les paramètres de notre existence.
Nous savons maintenant que la terre n’est pas plate, que les hommes ne sont que des humains, comme ils l’ont toujours été d’ailleurs. Seul Allah a la connaissance du mystère et Seul, Lui fait vivre et fait mourir.
Inutile de nous réunir, experts allemands et experts de Word vision à l’appui, pour promulguer une « fatwa » contre l’esclavage. C’est à Dieu que nous devons rendre compte, en premier chef et en dernier lieu.
« Les redoutez-vous? C’est Dieu qui est plus digne de votre crainte si vous êtes croyants. » La repentir-13. « Ne les craignez donc pas mais craignez Moi pour que Je parachève Mon bienfait pour vous et que vous soyez bien guidés. »Al Baqara. 150.
Un crime impardonnable, est de voir de jeune malades mentaux, adulés harangués et encouragés par une frange perdue de notre vieillesse nationale, en mal d’épopées, puiser dans les puits profonds et insondables de ces époques révolues, pour donner de notre société la triste affiche que le monde entier nous colle aujourd’hui.
Le devoir d’un dirigeant est de stopper ces maniaques illuminés par l’acte, avant les lois. C’est la plus grande menace pour notre peuple. Ce ne sont pas les faibles qu’il faut faire taire. Ils subissent un mal. Commencer par le puissant est plus moral. Car personne ne l’oblige. Personne ne le contraint. Il distribue le mal et menace la paix.
Si les chrétiens et les autres ont pu par la morale et la religion établir un équilibre juste et humain pour leurs fideles, pourquoi en sommes-nous incapables? Pourquoi devons nous recourir à l’arbitrage des autres pour établir une justice chez nous? Et qu’est ce qui nous empêche, comme ces créatures gigantesques citées plus haut de respecter l’ordre divin, qui a sacralisé l’être humain et en a fait le vicaire de Dieu sur terre?
Les droits, donc doivent être proportionnels à la citoyenneté, non à l’influence ou « la grandeur de la tente »
Sans diaboliser, ni dramatiser, ni affronter ou confondre quiconque, retaillons et réajustons toutes nos tentes, pour qu’elles ne soient pas déchiquetées par les ouragans violents de la nouvelle ère. La ségrégation académique et les fédérations du séparatisme, les cultures éprouvette de la méfiance et de la haine, ne vont dans l’intérêt de personne. Surtout de ceux qui pensent en tirer profit. Une perte fracassante, aux conséquences irréversibles, est à l’affut. Dieu nous en préserve inchalla.
Avouons que quelque chose cloche dans notre comportement. Il est indéniable, voire visible à l’œil nu qu’une certain volonté œuvre pour redresser les choses. Mais la timidité de l’acte est encore risible devant l’ampleur de la faute.
La plaie doit être traitée en profondeur, pas en surface. Les surfaces comme les apparences sont souvent tricheuses et trompeuses. Nous nous préparons inconsciemment à recevoir tout l’univers sur la figure. Et c’est dommage pour un peuple qui se proclame pieux, intelligeant et sage.
Pour soutenir un guide. Nous avons besoin de sentir la confiance dans ses démarches et la vigueur dans ses décisions. Une fermeté et une conviction dans sa volonté à faire triompher le vrai, le juste et de frapper vite et fort tout ce qui peut compromettre la sérénité sociale ou démembrer la cohésion nationale. L’indépendance, la vraie indépendance c’est quand tout mauritanien, quelle que soit sa couleur, sa situation sociale, sa force ou sa faiblesse, sente que derrière lui il y-a un état qui le protège.
Un gouvernement qui lui assure la santé, l’éducation, la dignité, la sécurité. Un peuple de d’amour enlacé par un état de droit qui n’érige aucune différence entre aucun de ses citoyens. La fois ou Dieu a voulu donner un ordre directe et sans équivoque à ses créatures, Il a dit :  » Allah ordonne la justice et la bienfaisance. », « Et quand il vous est donné de juger entre les gens, faites le avec justice. »
Espérons que cette fois notre 55ème anniversaire de l’indépendance, nous apporte la réconciliation, la paix la justice, la prospérité pour tous les mauritaniens et qu’il trait les mamelles de la miséricorde entre nous. Amine.

Source : Mohamed Hanefi

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