Réactions de la classe politique après le show d’Atar: Divergences

La troisième édition de la rencontre entre le président de la République et le peuple mauritanien a vécu. Comment ? Presque toute la Mauritanie avait retenu son souffle, des jours durant, avant de suivre, avec intérêt, la prestation de leur président, sur les questions qui les préoccupent fort, en cette période de vaches maigres. Si tant est qu’on en trouve encore, sous nos cieux. Ce fut, au bout du compte, un bilan de trois ans de mandature du tombeur du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, un certain 6 août 2008. Si, pour l’opposition, le président de la République n’a fait qu’« intoxiquer » le peuple mauritanien, à travers ce grand oral, pour la majorité, en revanche, la prestation d’Atar a permis au peuple de se faire une réelle idée de l’avancement de l’exécution du programme électoral pour lequel il a porté Ould Abdel Aziz à la conduite, pendant cinq ans, des destinées de la Mauritanie.

La classe politique divergent

Ce fut, en tout cas, une apothéose, au stade municipal d’Atar pour les militants de l’UPR, le parti au pouvoir, qui n’a ménagé aucun effort, il faut le souligner, pour battre la mobilisation. Au seul vu de leur jubilation, le bilan de leur chef est largement positif. Et pour preuve : 70% des engagements électoraux sont atteints. Pour convaincre le peuple mauritanien, avec un brin de « populisme », pour ne pas dire de « propagande », le président a dépeint une très rose situation de notre économie et livré, çà et là, des chiffres attestés par les institutions de Bretton’s Wood. Une situation macro-économique très satisfaisante, avec, à la clef, d’importantes réserves en devises. Comment, dans ces conditions, parler de crise économique et politique ? Il faut être de la COD pour faire preuve d’un tel aveuglement, pense la majorité présidentielle. Quant à la crise au nord-Mali, notre président réputé « téméraire », pour la LMP, et « aventurier », pour la COD, a exclu toute intervention de soldats mauritaniens, dans la reconquête de l’Azawad, par les troupes de la CEDEAO.
Au sortir de la rencontre, les Mauritaniens sont rassurés : leur pays va bien et rien ne déviera leur président de son chemin. En tout cas, pas le « Dégage ! » de la COD. Mais, pour nous autres – et nous faisons, pourtant, partie des Mauritaniens – nous sommes restés sur notre faim. Le Président ne nous a pas dit comment il entend transformer, en réalités quotidiennes, notre embellie économique, afin d’en faire profiter tous les citoyens. Nous n’avons pas compris pourquoi notre président continue à nier l’évidence de la crise politique qui fend notre pays en deux camps, depuis août 2008. Certes, le dialogue, avec certains partis de l’opposition, a permis quelques avancées significatives mais il n’a pas réussi à gommer les divergences fondamentales, au sein de la classe politique qui se déchire à coups de « Dégage ! », comme si cela pouvait être notre seul remède. L’entêtement des deux camps risque de porter un lourd préjudice à la Mauritanie. Illustration dans les différentes réactions que le Calame a recueillies, auprès de divers acteurs politiques de la place.

Boydiel Ould Houmeid, président du parti El Wiam : ‘’La rencontre avec le peuple est une occasion donnée à tous les Mauritaniens d’écouter et d’interpeller, directement, le président de la République’’

« A El Wiam, nous n’avons aucune gêne à reconnaître les avancées du gouvernement. La rencontre avec le peuple est, pour nous, une occasion donnée, à tous les Mauritaniens, d’écouter et d’interpeller, directement, le président de la République. C’est pour cette raison qu’El Wiam a tenu à y prendre part. Nous estimons que les questions de cette année étaient nettement meilleures que celles de l’an passé. S’agissant, plus précisément, des chiffres avancés par le président, que certains se sont hâtés de contester, je rappelle que le FMI et la Banque mondiale sont des institutions internationales qui travaillent partout dans le Monde. Leur crédibilité ne peut donc être remise en cause. Par contre, ce sur quoi on peut chicaner le gouvernement, c’est de n’avoir pas pu ou su faire profiter les ménages de l’amélioration de la situation macroéconomique. La cause serait à rechercher dans l’absence de transformation de nos matières premières. On dit que la Mauritanie exporte du fer mais, moi, je dis qu’elle exporte des pierres. La Mauritanie gagnerait à opter pour la transformation de ses produits, comme le lait et la viande dont regorge notre pays, ce qui devrait lui permettre de fonder des emplois et, donc, de la richesse. C’est, pour nous, une économie en devises. Je sais que l’Occident ne nous pardonnera pas cela, parce qu’un nouvel emploi, ici, c’est un chômeur, là-bas. Il en va de même avec le poisson que nous exportons, vers le Japon surtout.
Opposition responsable, nous n’avons aucun complexe à saluer les avancées du gouvernement. J’ai entendu le président dire que le compte du Trésor est excédentaire. En tant qu’ancien trésorier général et ancien ministre des Finances, j’avoue qu’il y a quelques années, son déficit dépassait, parfois, le seuil du tolérable. C’est dire combien la situation actuelle est à encourager.
Dans mon intervention, j’ai, également, dénoncé les campagnes déguisées des ministres de la République. C’est inacceptable que des ministres battent campagne avec les moyens de l’Etat. Au temps du PRDS, je rappelle que je n’ai jamais battu campagne ainsi. Je n’ai jamais été pris en charge par les autorités administratives, lors des missions que j’effectuais dans le cadre du parti. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. El Wiam trouve cette campagne aux frais du contribuable mauritanien déloyale. »

Moustapha Ould Bedredine, vice-président de l’UFP et député à l’Assemblée nationale : ‘’ Les trois années de pouvoir d’Ould Abdel Aziz ont été marquée par la dégradation, continue, des conditions de vie des populations, une flambée constante des prix et une sécheresse presque endémique’’

« Mohamed Ould Abdel Aziz omet, toujours, sa première année de pouvoir, alors qu’elle est la plus significative de son bilan. C’est un bilan de quatre ans, au lieu de trois, comme il se plaît à le dire. Mohamed Ould Abdel Aziz omet toujours sa première année de pouvoir alors qu’elle fut le point de départ de la situation catastrophique que vit notre pays, aujourd’hui. Il oublie l’année du coup d’Etat or c’est l’année la plus significative de son bilan. C’est en 2008 qu’il a interrompu, brusquement, notre processus démocratique, en renversant un président démocratiquement élu. 2008, c’est l’année où il a gaspillé tous les biens de la République : la SONIMEX, la SOMELEC, avec une dette de 35 milliards d’ouguiyas, la SOMAGAZ. Toutes ces sociétés, fleurons de notre économie, ont été systématiquement pillées, pour financer sa campagne électorale qui a duré plus d’une année. Aussi, exclure cette année de son bilan, c’est faire preuve de mauvaise foi et administrer un camouflet au peuple mauritanien.
Si l’on en vient aux trois autres années de son règne, on se rend à l’évidence qu’elles ne sont pas plus brillantes que la première. Ces trois-là ont été marquée par la dégradation, continue, des conditions de vie des populations, une flambée constante des prix, une sécheresse presque endémique, contre laquelle le gouvernement n’a presque rien fait, pour en juguler les méfaits, ni sur le bétail ni sur la production vivrière, tandis que les institutions démocratiques étaient détruites. Les mandats du Parlement et des municipalités sont arrivés à terme depuis bien longtemps, ce qui plonge ces institutions dans l’illégalité. Durant ces trois années, la justice, secteur-clef de tout Etat démocratique, a été mise au pas. Ce sont donc trois années de gâchis, parce qu’elles n’ont pas permis de sortir le pays du marasme économique et de le tirer vers le haut, encore moins de renforcer la démocratie.
Et, cependant, d’après les chiffres qu’il a avancés et qui sont soutenus par le FMI, le pays aurait enregistré des performances, au niveau macro-économique ? Bon, c’est un débat. En tout cas, nous, hommes politiques qui s’intéressent au sort des populations, nous analysons un certain nombre d’indicateurs (développement réel, développement humain, assainissement des finances publiques, augmentation des salaires, fluctuation des prix, lutte contre le chômage, amélioration du niveau de l’enseignement et de la santé…), pour porter un jugement. D’après ces indicateurs, rien ne va et le président n’a pas dit le contraire. Comme je l’ai dit, les chiffres sont pour nous un grand débat, je dirais, même, qu’ils sont mensongers. Notamment par omission : le président a dit qu’il y a 717 millions de dollars à la Banque centrale mais il n’a pas déduit, de ce montant, les dettes que l’Etat doit payer, il n’a pas déduit les dépenses que l’Etat doit effectuer. Si l’on déduit tous ces engagements et bien d’autres, il ne restera rien de ces milliards qu’on nous agite comme un épouvantail. C’est comme un fonctionnaire qui touche, par exemple, un salaire de deux cent mille ouguiyas et qui se considère comme riche, n’ayant pas compté ce que lui demande son boutiquier, la SOMELEC, la SNDE, etc. Quand il aura déduit tout cela de son salaire, il se rendra à l’évidence qu’il n’a rien.
A quoi aura donc servi le programme d’urgence, mis en place par le gouvernement ? En tout cas, du point de vue du sauvetage de notre cheptel, il n’a eu aucun impact. Ce fut plutôt une perte pour l’Etat. 45 milliards d’ouguiyas pour rien. Parce que, sur ces 45 milliards, dix ont été consacrés au transport. Transport assuré par un groupe dirigé par le propre cousin du président qui a empoché le pactole de dix milliards. Où a-t-on vu le prix du transport représenter plus de 25 % du montant global ? Généralement, ce montant varie entre 5 et 10 %. C’est de l’argent gaspillé. Et le reste du montant qui n’a pas été détourné a été dépensé pour la campagne de l’UPR. Le bétail, lui, est resté sur le carreau.
S’agissant des boutiques-témoins, censées, comme on le dit, soulager les populations, une enquête, menée par des gens sérieux, vient de révéler que seuls 20 % de la population-cible ont été touchés. Les 80 % restants n’ont profité, ni directement ni indirectement, de ces boutiques, pour diverses raisons : absence de moyens, éloignement, etc. C’était, surtout, une opération de propagande qui aura plutôt servi les commerçants. Des commerçants qui ont fourni les denrées, payées chèrement par l’Etat, et qui sont revenus, après, pour détourner ces mêmes produits vers leurs boutiques. Voilà le résultat global de l’opération qui ressemble plus à une mascarade qu’à une entreprise de sauvetage.
De façon générale, c’est un résultat catastrophique : au plan économique, au plan social et au plan institutionnel. Pour nous, le pays est, aujourd’hui, dans un état de déliquescence avancé, il n’y a pas d’institutions, il n’y aucune politique cohérente et c’est pourquoi le mot d’ordre « Aziz, dégage ! » demeure notre préoccupation première.

Mohamed Mahmoud Ould Jaafar, secrétaire exécutif chargé de l’orientation et des affaires politiques à l’UPR : ‘’La prestation du Président de la République fut l’occasion de démontrer la parfaite aisance avec laquelle il maitrise l’ensemble des questions soulevées’’

« La prestation du Président de la République, le 5 août à Atar, a été un grand événement en matière de communication. Ce fut l’occasion de démontrer la parfaite aisance avec laquelle le Président de la République maitrise l’ensemble des questions soulevées, dans un élan de lucidité et de transparence remarquable.
Les réponses étaient impressionnantes par leur exhaustivité, leur précision et la richesse en données, illustrées par des chiffres. Cette émission a été très instructive, pour l’ensemble des Mauritaniens, notamment les militants et militantes de l’UPR qui ne manqueront pas de s’en inspirer, lors des campagnes de sensibilisation pour valoriser le bilan accompli durant ses trois dernières années. Son organisation cette année à Atar, capitale de l’Adrar, revêt, en soi, plein de significations. D’une part, elle consacre l’implication des populations de l’intérieur, dans l’organisation de l’événement et dissipe, d’autre part, les soupçons d’insécurité qui affectaient cette grande destination touristique. Au-delà des populations de l’Adrar, l’événement a suscité une très grande mobilisation, au sein des autres régions du pays, ce qui prouve l’adhésion de l’écrasante majorité des Mauritaniens à l’œuvre de construction nationale conduite par le président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz ».

Réactions d’Ousmane Racine SANGHOTT, vice-président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès (UDP), sénateur de Kaédi : « Ne pas reconnaître les réalisations obtenues aux forceps, par le président de la République, en moins de quatre ans, c’est nier l’évidence et faire preuve d’amnésie intellectuelle »

Tout d’abord, j’ai été impressionné par le calme et la sérénité du président de la République. Ce sont là les qualités d’un vrai chef. Il s’est, ensuite, montré ouvert et tolérant, invitant, même, un élément de l’opposition à perturber l’évènement en s’exprimant librement, ce qui est une première dans notre pays. C’est cette même ouverture dont il a fait preuve, en acceptant la tenue du dialogue national qui a permis le renforcement et de l’ancrage de notre démocratie, grâce aux réformes constitutionnelles, la mise en place d’une CENI consensuelle qui aura la totale supervision de toutes les élections à venir en charge. C’est encore cette volonté d’ouverture qui est à l’origine du report des élections, pour répondre favorablement aux sollicitations de l’opposition.
Elu par l’écrasante majorité de la population mauritanienne, le Président a affiché, tout au long de la soirée, sa détermination à poursuivre son programme politique, conformément à l’esprit de la Constitution de la République. Enfin, le président de la République a fait preuve d’une parfaite connaissance de ses dossiers, les illustrant avec chiffres et exemples à l’appui. Vous me permettrez de profiter de l’occasion que m’offre votre journal pour revenir brièvement, en tant qu’élu de Kaédi, sur les thématiques que le président de la République a développées avec brio.
D’abord au plan économique, le Président a démontré, de façon irréfutable, les progrès réalisés, à travers la maîtrise de l’inflation, la progression du PIB, l’augmentation des réserves monétaires etc. Ces résultats sont corroborés par les rapports des institutions financières internationales. Je me permets de dire que la prestation du président de la République a contribué à rassurer davantage le peuple mauritanien qui sait qu’il est bien gouverné.
Au plan sécuritaire, nul n’ignore l’insécurité la plus totale qui prévalait jusqu’à l’intérieur de notre capitale, au début de son règne. Enlèvements, attentats, assassinats rendaient, à travers des actes terroristes, précaire toute quiétude des populations et hypothéquaient tout développement. Aujourd’hui, les forces armées et de sécurité sont dotées de moyens à la hauteur de leurs ambitions, avec, pour conséquence, le recul évident du terrorisme, sur toute l’étendue du territoire national. C’est ce qui vaut, aujourd’hui, à la Mauritanie et à juste titre, d’ailleurs, de figurer dans la liste des pays les plus aptes à lutter efficacement contre le terrorisme.
Au plan politique, la disponibilité du chef de l’Etat au dialogue et au consensus d’intérêt national n’est plus à démontrer : états généraux de la démocratie, report des élections prévues le 6 juin 2009, suite à l’accord de Dakar, report successif des élections locales (sénatoriales, municipales et législatives) à la demande, il faut le rappeler, de l’opposition, dialogue national dont les conclusions sont une parfaite expression du peuple mauritanien prouvent combien le président Mohamed Ould Abdel Aziz est attaché aux valeurs de dialogue et de consensus national, qu’il est en phase avec son peuple. La démocratie mauritanienne est en bonne voie. La majorité gouverne en toute légitimité et l’opposition critique en toute liberté. Elle est dans son rôle, même si elle en sort carrément, des fois, comme en demandant le départ d’un pouvoir démocratiquement élu ou en appelant ou encourageant le recours à des voies anticonstitutionnelles.
S’agissant de l’unité nationale, la criminalisation de l’esclavage, la lutte engagée pour éradiquer ses séquelles et la mise en chantier du règlement définitif du passif humanitaire, depuis la Prière aux morts de Kaédi : autant d’actes posés, en faveur de la décrispation sociale et de l’apaisement des relations intercommunautaires. Quoique puissent en penser les détracteurs, les principaux intéressés ont conscience de l’importance des démarches et collaborent à la réussite de ces options positives.
Au plan des infrastructures, les routes et équipements sanitaires, les adductions d’eau et d’électricité, les restructurations des quartiers précaires et les voies urbaines ont considérablement modifié le visage de nos villes et campagnes. Les réalisations, dans le « Triangle de Pauvreté » devenu « Triangle de l’Espoir », sont une autre parfaite illustration des efforts du gouvernement.
Quant à Kaédi dont je suis le sénateur, je puis témoigner de la réhabilitation des deux périmètres (PPG1 et PPG2), la construction d’un hôpital de première classe, en voie d’achèvement, à la place de celui, désuet, datant de l’époque coloniale, la réhabilitation et la réouverture, très prochaine, de l’école d’agriculture (ENFVA), fermée depuis seize ans, la restructuration d’un quartier précaire, sans compter les 12,5 kilomètres de voirie, les infrastructures sportives et culturelles, au profit de la jeunesse du Gorgol, la route Kaédi-M’Bout, le désenclavement de Néré Walo, par une route rurale de 18 kilomètres et les projets en perspective, comme la route Kaédi-Magama dont les études viennent de se terminer. Ces réalisations impactent positivement sur le quotidien des populations du département central.
On observe, depuis quelques années, une flambée effrénée des denrées, à travers le monde. Comment la Mauritanie, qui importe l’essentiel de ce qu’elle consomme, pourrait-elle échapper à ce phénomène mondial ? Les catastrophes naturelles et les conflits armés font monter, chaque jour, le prix du pétrole et des matières premières, et notre pays n’a aucune emprise sur ces phénomènes. A notre avis, la seule façon de s’en sortir, c’est de s’orienter vers une politique d’autosuffisance alimentaire. Pour y parvenir, il faut moderniser les moyens de production, disposer de moyens de transformation, de conservation (ce qui demande un surplus d’énergie), de moyens d’acheminement (les routes). C’est la tâche à laquelle s’attelle l’actuel gouvernement qui mène, par ailleurs, une croisade contre la gabegie, un phénomène qui a, longtemps, gangrené notre économie. Les fonds récupérés ou préservés des prédateurs permettent de réaliser, sur fonds propres, de nombreuses infrastructures de base. En attendant l’aboutissement de tout cela, que faudrait-il faire ?
D’abord, que le Mauritanien apprenne à vivre avec le fruit de son travail, qu’il mette l’intérêt de son pays au dessus de ses intérêts égoïstes. C’est le premier pari. Pour sa part, le gouvernement a pris des mesures conservatoires, à travers le programme 2012 dont les impacts sont ressentis dans tous les foyers. Naturellement, il ne fait pas des heureux. Le boutiquier du coin vous dira qu’il a ruiné son commerce. Mais ne pas reconnaître toutes ces réalisations, obtenues aux forceps en moins de quatre ans, c’est nier l’évidence et faire preuve d’amnésie intellectuelle. « On ne peut pas cacher le soleil avec la main », dit un adage populaire pulaar.

Synthèse Dalay Lam

Source: LECALAM


Publicité

Mauritel

Speak Your Mind