Réflexions à l’attention des Ministres du dernier remaniement.organique ministériel.

Cheikhany Ould Sidina1Mes respects, Vous avez la tâche difficile, mais pas impossible,  de redresser notre Économie et nos finances,

Aussi, permettez moi de vous communiquer,en urgence, et dans une option strictement apolitique (vous sachant  certainement empêchés de m’offrir des audiences sereines et sans empressement, avec vos staffs techniques) que j’aurais souhaité, et que je souhaite toujours pour vous communiquer quelques indicateurs forts des défis qui vous attendent et des opportunités radieuses que notre pays peut envisager, si vous les acceptiez:.

 Notre Économie et nos finances sont profondément ‘’virussées’’ des  politiques de la monnaie, des Mines, de  l’Enseignement,  de l’emploi,  de l’Agriculture ( riziculture, phoeniciculture,  sucre, du blé,  légumes….), mais aussi de l’Environnement, de la Coopération Internationale et de Décentralisation Territoriale..

I- La Monnaie

1-      Notre  monnaie, l’Ouguiya  a perdu, depuis sa création en Février 1973 à Février 2016 8, fois sa valeur de changes initiale par rapport à l’Euro du fait qu’elle l’achetait  en Février 1973 à 50UM et qu’aujourd’hui Février 2016 1 Euro est acheté à 400 UM.

2-      Cela indique que nous développons notre sous développement économique à la puissance -8x .

Ce qui a pour effets induits:

2-1 – de multiplier par 8 le coût de nos importations alimentaires et manufacturées du monde.
2-2 De multiplier par 8  nos dettes au moment des remboursements.

Je cite 2 remèdes pour atténuer ce phénomène:

1-      Une politique dynamique agricole et des industries de substitutions aux importations protectrice des producteurs et des consommateurs, opposée à celle en cours que j’évoque en lettres italiques :

La politique agricole annoncée par Madame la Ministre de l’Agriculture en présence de son staff remarquablement correctement habillé, devant les projecteurs de la TV, de désengagement de l’Etat  par le vide  ( maillon de la commercialisation) au profit des commerçants ( habituels concurrents de la production nationale)  aura pour double effets de: -

  • Détruire les acquis des agriculteurs, lourdement financés ces dernières années par la ruine collective et surendettement des riziculteurs suite aux déséquilibres négatifs prévisibles de leurs comptes d’exploitation.)
  • D’appauvrir encore plus les consommateurs, laissés pour compte, par la flambée illicite des prix du riz importé par les commerçants .Les commerçants avaient importé et stoqué de 2008 à 2015 (voir statistiques des importations et de la production du riz), c’est dire avant la taxation douanière et dévaluation de la monnaie les besoins en riz de la Mauritanie pour plusieurs années, en prévision de cette énième opération spéculative destructrice de la production nationale. ( Nous une solution alternative de sauvetage à  ces effets)

La Mauritanie dispose d’un potentiel agricole ( always anéanti par de telles politiques agricoles fomentés par nos commerçants de l’ombre et sournoises en complicité avec la technocratie des Ministéres de l’Agriculture et du commerce) à même d’auto suffire notre petite population qui ne constitue même pas un quartier d’une  Ville moyenne ainsi que les populations  voisines du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest réunies .

2- Mettre fin au cercle vicieux du surendettement en  limitant la course effrénée de recherche de la dette par une bonne gestion de nos ressources naturelles et humaines, que je proposerai dans mes prochaines sorties .

II-Les Mines

Dans nos conditions actuelles économiques, culturelles et sociales, la priorité des priorités que nous accordons, à tord,  au secteur minier favorise le pillage systématique de nos ressources naturelles, à vil prix sans impact social ou financier durable à l’Etat.

Le remède est de donner la priorité des priorités à l’Education et à l’Agriculture à travers  l’engagement des reformes structurelles de :

  • l’Education :cette source latente de 70% des richesses naturelles que nous détruisons à plus de 90% à grands frais chaque année).
  • L’Agriculture porteuse de plusieurs centaines de milliers d’emplois nouveaux de jeunes.

Cela pour mettre fin  à la gabegie de  plusieurs centaines de milliards d’Ouguiyas perdus chaque année à travers nos politiques de l’Education et de l’Agriculture destructrices de notre potentiel  humain, économique et  financier.

 A bientôt.

 (A suivre)

Cheikhany Ould Sidina GSM 44155715

Maire de Maaden El Ervane

Directeur du Bureau d’Etudes BEERAM

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge