Reims – PSG (1-0) : les trois explications à la rechute du PSG

Le PSG a offert à Reims un mix de ses échecs passés à Sochaux et face à Rennes : manque d’envie et de tranchant malgré une supériorité numérique en fin de match. Incorrigible, le PSG n’a en outre pas été sauvé par le coaching défaillant de Carlo Ancelotti. Aucune des stars parisiennes n’a tiré l’équipe vers le haut : ni Beckham, ni Ibrahimovic, ni Lavezzi n’ont émergé.

En trois mois et demi, depuis son incroyable déroute au Parc des Princes face à Rennes à onze contre neuf (1-2), le PSG a largement eu le temps de méditer les erreurs qu’il n’a pas le droit de commettre s’il entend remporter le titre de champion de France qui s’était dérobé à lui la saison dernière. Mais le temps ne fait rien à l’affaire : deux semaines après sa défaite la fleur au fusil à Sochaux (3-2), l’équipe de Carlo Ancelotti a encore perdu en déplacement, samedi à Reims (1-0), en concédant le seul but du match en infériorité numérique. Une rechute, qui n’est pas la première, due à une mauvaise inspiration générale, des joueurs à Carlo Ancelotti.

UN PSG PAS PRÊT A SE BATTRE : Carlo Ancelotti l’avait promis avant le déplacement du PSG à Reims : son équipe ne serait plus prise au piège de la décompression post rendez-vous importants, constatée contre Sochaux (3-2), quelques jours après un brillant succès en Ligue des champions à Valence (1-2). Pour ne pas faire mentir leur entraîneur après la double victoire contre l’OM en L1 et en Coupe de France (2-0, 2-0), les Parisiens devaient entrer sur la pelouse du stade Auguste-Delaune avec un mental de guerriers. Cela a été tout le contraire. Dominés territorialement dès les premières secondes, Zlatan Ibrahimovic et ses coéquipiers n’ont jamais affiché la combativité nécessaire pour répondre au défi physique des locaux. Rapidement mis en confiance par l’apathie parisienne, les Rémois ont multiplié les actions dangereuses sur le but de Sirigu, avant de rentrer aux vestiaires convaincus d’avoir une carte à jouer contre le leader du championnat.

TROP IMPRÉCIS FACE AU BUT : Revenus des vestiaires avec de meilleures intentions, on pensait que ce PSG « petit bras » saurait faire preuve de réalisme pour l’emporter sur le fil en seconde période. Sur la pelouse d’Auguste Delaune, les attaquants parisiens ont pourtant fait preuve d’une grande maladresse face aux cages de l’excellent Kossi Agassa. Le PSG n’a cadré que quatre de ses douze tirs (voir les stats du match) et s’est permis de manquer l’immanquable à plusieurs reprises, notamment quand Ezéquiel Lavezzi a « vendangé » une énorme occasion, en frappant à côté alors qu’il se présentait seul devant le portier rémois (35e). Ou encore lorsque Blaise Matuidi a raté une balle d’égalisation à bout portant en fin de rencontre (73e). Malgré quelques frappes lointaines, le meilleur buteur du club Zlatan Ibrahimovic (22 buts) n’a pas su, lui non plus, faire la différence pour son équipe. A l’exception d’un but refusé par l’arbitre pour un hors-jeu pourtant inexistant (49e).

DU COACHING POUR RIEN : Même les entrées en jeu successives de David Beckham, Jérémy Ménez et Kevin Gameiro suite à l’ouverture du score rémoise signée Krichowiak à l’heure de jeu (à la place de Verratti, Pastore et Lucas) n’ont rien changé pour ce PSG décidément méconnaissable. Parfois un peu lent et positionné très bas sur le terrain, le « Spiceboy » a eu bien du mal à se mettre au diapason d’une seconde période jouée sur un rythme intense. Ses longues ouvertures n’ont jamais permis de créer des brèches dans la défense rémoise. Auteur d’une très bonne prestation mercredi dernier face à l’OM, Jérémy Ménez a une fois de plus démontré qu’il goûtait peu la condition de remplaçant. Enfin, Gameiro a été complètement sevré de ballons à la pointe de l’attaque parisienne.

eurosport


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