Relever le défi de la professionnalisation de l’enseignement supérieur pour une meilleure insertion de nos jeunes cadres dans le tissu économique national

kane_hamedine_ndiayeLe problème de l’employabilité de nos jeunes cadres formés dans nos Etablissements Publics d’enseignement supérieur suivants :

Faculté des sciences juridiques et économiques ; Faculté des lettres et sciences humaines ; Faculté des sciences et techniques ; Faculté de médecine et Institut Universitaire Professionnel ; regroupés désormais dans une seul Etablissement Public de l’enseignement supérieur, ne semble pas encore résolu pour des raisons qui tiennent essentiellement au type d’enseignement dispensé dans ces composantes universitaires.

A la veille de l’élection d’un nouveau président de l’Université de Nouakchott, il importe de rappeler que la personne qui sera choisie doit pouvoir lever le défi de la professionnalisation de l’enseignement supérieur et de celui de l’insertion de nos jeunes dans le tissu économique national.

Car le taux élevé des diplômés chômeurs formés par nos universités serait dû, en grande partie, à des préjugés et à un déficit de confiance entre le monde de l’entreprise et l’Université.

En effet, le secteur de la production et des services, a toujours eu une perception négative de l’Université. Il considère celle-ci, comme une institution très théorique, renfermée sur elle-même et coupée des réalités socio-économiques. En outre, il lui reproche de former des diplômés manquant de culture d’entreprise et inadaptés à leurs attentes et besoins en ressources humaines.

En 2015/2016 l’actuel Président, sortant, avait entrepris un travail minutieux d’auto-évaluation de la professionnalisation de l’enseignement supérieur afin de mieux adapter la formation de nos jeunes cadres aux besoins du secteur privé et public. Les résultats de cette enquête avaient permis à Mr Haouba, Président de l’USTM, de mettre en exécution un plan ambitieux visant à renforcer le partenariat Université/Entreprise afin de trouver une solution définitive au problème du chômage de nos jeunes cadres.

Sans vouloir influer sur le choix du jury qui peut avoir d’autres paramètres plus pertinents pour choisir le nouveau Président de la nouvelle Université deNouakchott, je pense pour ma part qu’il serait sage de laisser Mr Haouba terminer son œuvre salutaire et hautement importante pour l’avenir de notre jeunesse

Hamédine Ndiaye Kane/  Analyste

Source : Hamédine Ndiaye Kane

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