Remaniement avorté du gouvernement Oumar Tatam Ly : Les alliés politiques d’IBK piaffent d’impatience

pm4De nombreux responsables politiques alliés au pouvoir du président Ibrahim Boubacar Kéita commencent à piaffer d’impatience pour figurer au sein de l’équipe gouvernementale. En optant pour l’attentisme, IBK les invitent à garder profil bas surtout lorsqu’il ne manque aucune occasion pour marteler qu’il ne doit son élection à la tête du Mali à aucun parti politique.

 Ils sont nombreux les partis politiques qui se sont alliés à l’actuel président de la République non sans arrière-pensée de rétribution avec un strapontin ministériel. En dehors de ceux qui sont déjà à bord du navire gouvernemental comme l’ADEMA, l’ASMA, YELEMA, l’UDD, l’UM-RDA, d’autres formations politiques comme la SADI d’Oumar Mariko, la CODEM d’Housséini Amion Guindo dit Poulo, la CDS de Blaise Sangaré, l’ADP-Maliba d’Aliou Boubacar Diallo, le MPR de Choguel Kokalla Maïga, le CNID de Me Mountaga Tall, le PCR d’Ousmane Ben Fana Traoré et d’autres continuent de scruter l’horizon pour voir tomber dans leur escarcelle ne serait-ce qu’un petit portefeuille ministériel, à l’occasion du remaniement ministériel attendu depuis plusieurs semaines. Seulement, ce nouveau gouvernement se fait désirer et le temps, lui, passe vite. Déjà, IBK vient de boucler les six premiers mois de son bail quinquennal à la tête du pays.

 Après la mise en place du bureau de l’Assemblée nationale, tous les observateurs avaient pronostiqué que la nouvelle équipe gouvernementale était une question de jours. Le locataire du palais, qui a discrétionnairement le pouvoir d’en décider, n’a pas voulu être « trimbalé », tant la presse s’est faite un écho favorable de cet «imminent» remaniement. A présent que ces supputations se sont dissipées, certaines sources annoncent que la Déclaration de politique générale du Premier ministre est attendue à l’Hémicycle dans la perspective de la rentrée parlementaire ordinaire d’avril prochain.

 Il semble que le chef de l’Etat perçoit des échos des impatiences de ses alliés à entrer au gouvernement. Les sorties intempestives du député et Secrétaire général du parti SADI, Oumar Mariko sont des signes de ces trépidations. A cela s’ajoutent des confidences de certains acteurs de la classe politique, qui relèvent en aparté, un certain nombre de réserves sur « la gouvernance sous le sceau du RPM ».

 Certains leaders n’hésitent pas à fulminer contre la contrainte à eux imposée en les confinant dans le même groupe parlementaire. L’assurance leur a été donnée, en droite ligne du contrat de législature signée entre ces chefs de partis et le Premier ministre Oumar Tatam Ly, quant au remodelage rapide du gouvernement juste après la constitution des groupes parlementaires. Ils sont nombreux les partis contraints à une promiscuité embarrassante à l’Hémicycle au sein du groupe Alliance pour le Mali (APM), alors que chacun des partis avait misé sur une dose d’autonomie en conservant le nombre minimal de 5 députés pour constituer un groupe parlementaire.

 Ces insatisfactions font tressaillir certains partis membres de l’APM, au moment où la dislocation prochaine du groupe FARE-SADI se murmure dans les couloirs de Bagadadji. Ce qui pousse certains proches collaborateurs du chef de l’Etat à assurer que le remaniement de l’équipe Oumar Tatam Ly est toujours d’actualité dans l’agenda du président de la République. Histoire de désamorcer rapidement les appréhensions des partis alliés du RPM et relancer rapidement la marche du pays vers un lendemain meilleur.

    Bruno D SEGBEDJI

djitosegbedji@yahoo.fr

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