Mauritanie-Perspectives tient un atelier de restitution

MP-atelier de formationUn atelier de restitution des travaux a été organisé ce 04 Mai au Centre Africain de Conférence (Cac) par Mauritanie-Perspective. Cet atelier fait suite à celui organisé du 06 au 07 avril dernier dans le cadre du renforcement des capacités des organisations de la société civile.

Trois groupes ont eu à présenter leurs travaux, notamment le groupe Santé, le groupe régional du Brakna et le groupe Education. Après des exposés suivis par les participants, un plan d’action a été défini à travers lequel, les acteurs doivent parvenir à élaborer leurs travail pour atteindre leurs objectifs. Ainsi, pour bien accompagner le tout, un comité de suivi a été choisi par les participants.

Mauritanie-Perspectives a organisé, du 06 au 07 avril dernier, un atelier de formation au profit des organisations de la société civile pour renforcer leurs capacités en matière de lutte contre la pauvreté et ce, conformément au Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP). Cette formation consiste à faire un suivi citoyen des CSLP III et du Plan Régional de Lutte contre la Pauvreté au Brakna. Au cours de cet atelier, une cinquantaine de participants issus d’horizons divers se sont imprégnés des techniques appropriées avec des documents types et des orientations claires. Il s’est agi pour Mauritanie-Perspectives, de développer des stratégies et d’aider les OSC à effectuer un contrôle citoyen sur les politiques publiques.

C’est dans ce sens que s’inscrit cet atelier qui se veut pragmatique en vue de déceler les difficultés rencontrées par les différents groupes de travail mis en place à l’issu de l’atelier d’avril. Après une restitution des travaux des différents groupes, les participants ont intervenu pour faire des suggestions, soulever les difficultés rencontrées, les insuffisances et la problématique liée à l’organisation du travail. De son côté, le consultant Moussa Bathily Ba, a également soulevé les difficultés liées au respect des engagements (rencontres, dysfonctionnements …). Toutefois, il a demandé aux différents responsables d’être plus réalistes, plus claires et concis dans la démarche compte tenu du volume du travail afin d’atteindre les objectifs escomptés. Des échanges fructueux et féconds ont eu lieu à même d’aider les uns et les autres à comprendre la démarche  pour atteindre leurs objectifs.

Enfin, après une analyse du travail à faire, un plan d’action a été dégagé en quatre points : préparation, mise en œuvre du suivi, rapport de dissémination de l’info, bilan et rétroaction. Pour ce faire, un comité de suivi a été mis en place pour accompagner et suivre le travail en perspective.

Des enseignements à tirer …

Interrogé sur les enseignements tirés à l’issue des deux sessions, le consultant Moussa Bathily Ba a indiqué que «nous avons vulgarisé des documents qui étaient peu accessibles au commun des mauritaniens. Ensuite, entre les deux sessions, j’ai essayé de tester avec les participants les difficultés qu’on peut rencontrer pour accéder à l’information pour assurer un bon suivi. Nous avons décelé des difficultés et maintenant il faut trouver des solutions pour surmonter celles-ci». Au chapitre des solutions, il a soutenu que « la première solution c’est d’être réaliste ensuite mettre une stratégie efficace pour accéder aux informations. Cependant, nous avons noté des insuffisances car, les gens prennent des engagements sans tenir compte de leur calendrier professionnel. Après ils vont courir dans tous les sens sans obtenir ce qu’ils souhaitent ». Toutefois, le consultant a aussi émis des regrets, pour la simple raison que «l’information n’est pas accessible au niveau de l’Etat. Mais à l’avenir, je crois qu’on peut trouver des solutions à ce problème. Parce que l’Etat en tant que tel n’est pas prompt à donner l’information. On croit qu’on est venu pour enquêter ou vouloir tirer quelque chose. Alors que nous voulons juste savoir comment réaliser les politiques publiques et leur suivi ».

Une initiative appréciée à sa juste valeur

Pour sa part, Mohamed Yahya Eba a d’abord remercié et félicité Mauritanie-Perspectives qui a eu l’initiative de former et d’aider au renforcement des capacités d’une cinquantaine d’Ong. Ce premier atelier a pu dégager trois groupes de travail, Santé, Education et groupe du plan régional du Brakna qui devraient travailler sur ces sujets. «Aujourd’hui, il s’agit d’un atelier de restitution des travaux. Moi, je suis le rapporteur du groupe Santé qui a travaillé en faisant ressortir un chronogramme d’activités qui a permis aux gens de faire des restitutions à leurs organisations respectives » note-t-il. «Nous avons fait l’analyse du plan national de développement sanitaire et nous en avons tiré 6 piliers que nous voulons suivre prochainement. Nous avons aussi pu identifier les directions concernées et qui ont les détails des orientations à suivre » a-t-il dit.  Pour ce faire, «nous avons émis le souhait d’avoir une lettre de recommandation de Mauritanie-Perspectives pour nous faciliter le contact avec les directions du ministère de la Santé. Ils ont d’ailleurs promis de faire une lettre type pour tout le monde » a-t-il poursuivi. «Mais ce qui m’a frappé durant les deux sessions, c’est la qualité de l’animation du consultant qui sait vulgariser par des techniques simples et efficaces. Il est parti vers la base pour vulgariser avec beaucoup de tact et de doigté. Mauritanie-Perspectives a choisi un très bon consultant. Les consultants comme celui-là doivent constituer un pool de proximité pour la société civile. Mais aussi un pool de journalistes doit aussi exister pour s’associer avec la société civile pour qu’il y ait une cohérence de l’activité».

Badiana

RÉDACTION : RIMWEB

Toute reprise partielle ou totale de cet article doit faire référence à www.rimweb.net

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge