Renouvellement des sénateurs d’Aïoun, Kobenni et Tamchekett : 27 postulants UPR pour trois fauteuils.

UPR H gharbiLe calame : La mission UPR, dirigée par le ministre de l’Education Nationale, Bâ Ousmane, et dépêchée, dans la wilaya du Hodh El Gharbi, pour la cueillette des candidats à la candidature, pour le renouvellement des sénateurs d’Aïoun, Kobenni et Tamchekett, a reçu les demandes de 27 postulants (17 à Aïoun, 13 à Kobenni et 7 à Tamchekett). Mais, en cette chienlit préélectorale, rares sont les candidatures jugées sérieuses. Un constat qui ne devrait pas, logiquement, compliquer la tâche des instances dirigeantes de l’UPR, pour départager les concurrents. A moins que les dés ne soient déjà pipés… et les choix connus d’avance.

Selon une règle non-écrite mais réitérée par tous les partis qui se sont succédé aux rênes du pouvoir, le partage des postes électifs s’opère sur la base du dosage tribal. Si l’UPR entend renouer avec cette tradition tacite – et tous les signes avant-coureurs portent à la croire –la liste présentée sous ses couleurs et dirigée par Naji ould Ahmed ould Mohamed Vall, homme d’affaires ressortissant de la commune de Dweyrare, serait en pole position pour obtenir l’investiture du parti. Dans sa course pour le fauteuil de sénateur d’Aïoun, Ould Mohamed Vall jouit aussi du soutien de la tendance de l’ex-président de l’UPR et  actuel ambassadeur de la RIM à Jeddah, Mohamed Mahmoud ould Mohamed Lemine et de son mentor, le général Ghazwani.

Naji aurait recueilli, sur consigne implicite de l’UPR, nous dit-on, l’engagement de la majorité des 52 conseillers UPR au sein du collège électoral composé de 113 conseillers municipaux (dont 32 pour le parti Tawassoul) répartis entre les sept communes du département central. A Tamchekett, c’est Ahamdi ould Hamadi, dit Dié, ancien ministre sous l’ère Taya, qui part favori dans la course effrénée à la candidature UPR. L’homme s’est beaucoup investi dans cette moughataa pour faire passer les candidats du parti, lors des dernières élections législatives et municipales, face à la fracassante percée de Tawassoul.

Si l’UPR pourrait opérer ses choix, dans ces deux moughataas, sans ambages ni séquelles, à Kobenni où la donne est  plus complexe, le parti est, par contre, confronté à l’embarras du choix. Au moins trois demandes, parrainées par le marabout de Nioro qui se trouve à Bamako, depuis bientôt quatre mois, pour des raisons de santé – et à qui nous souhaitons prompt rétablissement – ont été remises à la mission du parti, lors de son passage à au chef-lieu de la moughataa, le samedi 24 Janvier : El Hatabe ould Sidi Yahye (ancien maire), Mokhtar ould Bebbe, dit Daddah (ancien maire) et Boune ould Saleh. Mohamed ould Cheikh Hamahou Allah, qui est revenu à de meilleurs sentiments, envers le pouvoir de Nouakchott, attend, depuis un certain temps, le retour de l’ascenseur. En face de ces fidèles, se profile un autre candidat à la candidature, Dahould Cheikh, allié politique de l’omnipotent Hamadi ould Meymou, notre actuel ambassadeur à Addis Abéba. Autre postulant : Mohamed Ba Kertheil, un professeur retraité qui fait irruption pour la première fois sur l’échiquier politique. Il est parrainé par le général Misgharou.

Moustapha ould Béchir

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