Réponse d’IRA à Mohamed Abdel Aziz

Ira-MauritanieComme une grande partie de l’opinion mauritanienne, les militants d’IRA Mauritanie sont sidérés et retournés par les contrevérités qui ont marqué la sortie d’Abdel Aziz face à la presse. Cette dérive verbale, faite la nuit de la fête de l’indépendance, avait été pour les Mauritaniens une belle comédie et une répulsion sans précédent. L’homme qui trône à la tête du pays, comme à l’accoutumée, s’est adonné à son sport favori : les contrevérités. Tout d’abord :

A propos de l’esclavage : Mohamed Abdel Aziz dit qu’il n’existe pas. Une absurdité coutumière de l’homme parmi tant d’autres contrevérités auxquelles il a habitué les Mauritaniens à chacune de ses prises de parole. Par ce fait, Mohamed Abdel Aziz nargue le droit international, pour ne pas dire le droit tout court, et continue de protéger sa clientèle faite de criminels esclavagistes ainsi que son entourage, qui ont fondé leur mode de vie sur l’esclavage et ses pratiques, un phénomène abject qu’ils perpétuent impunément.

Comment créer des tribunaux spéciaux pour réprimer un crime qui n’existe pas ?

Comment créer plusieurs lois, d’année en année, pour un crime qui n’existe pas ?

Pourquoi accepter des recommandations des différentes instances des Nations Unies et s’engager à éradiquer l’esclavage s’il n’existe pas ?

Heureusement que chacun sait que la mauvaise foi qui anime Mohamed Abdel Aziz est celle de  parrain, de soutien et de défenseur des esclavagistes, des racistes, des hypocrites et des tricheurs vis-à-vis de la communauté internationale et le monde civilisé.

D’autre part, à propos des paroles oh combien ignobles sorties de sa bouche et voulant justifier qu’il n’y a jamais de crime avéré d’esclavage en Mauritanie, la question qu’on lui pose est : qu’appelle-t-il, lui Mohamed Abdel Aziz, crime d’esclavage ?

1- Que dit Mohamed Abdel Aziz quand son cousin, Brahim Salem Ould Bouh, qu’il a consacré homme d’affaires et qui lui est si fidèle, hérite de sa mère une enfant esclave, Mbarka Essatim, qu’il possédait comme esclave et propriété privée ?! Une enfant qu’il a commencée à violer à l’âge de 9 ans en application du code d’esclavage mauritanien. Un code d’esclavage que Mohamed Abdel Aziz appelle religion. Les travaux forcés, les viols sexuels, les châtiments corporels atroces, entre autres pratiques, qui n’émeuvent pas Mohamed Abdel Aziz étaient le lot quotidien d’une fillette haratine depuis sa naissance jusqu’à l’âge de 20 ans (mars 2010) ;  date à laquelle IRA a pu la soustraire de l’enfer de l’esclavage de la famille Ehel Bouh.

Les viols de Brahim Salem Ould Bouh sur Mbarka ont eu comme conséquence la naissance de sa fille Aweichita. La famille Ehel Bouh, fidèle à l’application du code négrier mauritanien, selon les textes prétendument religieux de Khlil, a permis au premier garçon de Brahim Salem Ould Bouh, Elghoutoub, d’entamer à son tour les violences sexuelles sur l’esclave de son père, MBarka Essatim qui mettra au monde une seconde fille dont le père n’est autre que le fils du père de la première fillette. MBarka,  la victime, a fini par fuir ces monstres et se réfugier chez le Président d’IRA-Mauritanie. IRA a porté plainte devant les autorités judiciaires ; la police a procédé à l’arrestation des membres de la famille esclavagiste tout en libérant les 2 fillettes de MBarka, âgées de 7 et 9 ans qui s’occupaient des travaux domestiques. Et chacune était donnée en cadeau de mariage aux filles de la famille Ehel Bouh. Le même jour, l’ordre est venu de Mohamed Abdel Aziz de cesser toute poursuite judiciaire et de libérer les coupables qui ne sont autres que ses propres cousins.

2- Inculpé de pratiques esclavagistes par le Parquet et le juge d’instruction, Mohamed Salem Ould Mouhamedou qui est le maître de Se Ould Mousseu a été, sur ordre de Mohamed Abel Aziz,  libéré au bout de 8 jours.

3- Moiloumnine Mint Bakar Vall (cadre à la Banque Centrale de Mauritanie), condamnée à 6 mois de prison ferme pour pratiques esclavagistes, est libérée au bout de 9 jours sur ordre de Mohamed Abdel Aziz, arrêtant aussi toute poursuite judiciaire contre celle-ci.

4- En avril 2011, Métou Mint Abdallahi Ould Abdel Nour, Fatimetou Mint Cheikh Seyidi et Salka Mint Hamadi, accusées de pratiques esclavagistes, ont été présentées au Parquet, puis mises sous mandats de dépôt à la prison de femmes. Mais elles on été acquittées sous la pression de Mohamed Abdel Aziz. Leurs victimes sont : Zahra Mint Taghi, orpheline de père et de mère, âgée de 16 ans (dossier N°363/2011) ; Houeija Mint Mohamed Lemine Ould M’Bareck, âgée de 14 ans (dossier N°364/2011) et Salka Mint Ahmed Zaid, âgée de 10 ans (dossier N°365/2011).

5- Rahma Mint Leghraivi, inculpée de pratiques esclavagistes, est libérée au bout de 12 jours d’incarcération sur ordre de Mohamed Abdel Aziz.

6- Dans l’affaire « Yarg et Said », la famille Hassine a été inculpée de pratiques esclavagistes par un verdict du 20 novembre 2011 prononcé par la Cour correctionnelle de Nouakchott. Le verdict a été le suivant :

  • Ahmed Ould El Hassine condamné  à 2 ans d’emprisonnement ferme et d’une amende de 500.000 UM ;
  • Salka Mint Elemine écope de 2 ans d’emprisonnement avec sursis et d’une amende de
    000 UM ;
  • Mohamed Ould El Hassine, Tijani Ould El Hassine, Nethirou Ould El Hassine, Cheikh Ould Hassine sont tous condamnés à 2 ans d’emprisonnement avec sursis et d’une amende de 100.000 UM. Tous les condamnés ont été sommés de payer 840.000 UM à Said et 240.000 UM à Yarg ;
  • Oum Kelthoum Mint Hassine a été acquittée ;
  • Le tribunal n’a pas poursuivi Mohamed Ould Sid’Ahmed.

Les jeunes esclaves ont été confiés à IRA-Mauritanie et logés chez le Président Biram.

Après le rappel de ces quelques exemples parmi d’autres, connus de tous, sauf de Mohamed Abdel Aziz qui est pourtant le Président de ce pays, ce dernier va-t-il encore persister à nier que la nuit n’est pas la nuit et que le soleil n’est visible que le jour ? Mais, avec cet homme qui somme l’arbitre d’interrompre un match de football à la 63ème minute, le Mauritanien s’attend à tout.

A propos des trois salaires imaginaires de Biram Dah Abeid

Admis major de sa promotion de greffier auxiliaire, en septembre 1986, Biram Dah Abeid a exercé dignement son métier de greffier. Le président d’IRA (bête noire d’Abdel Aziz et de ses suppôts) lance un défi à ce dernier de sortir une quelconque anomalie ou un vice pendant l’exercice de ses fonctions. Biram Dah Abeid est resté greffier dans les tribunaux jusqu’à 2007.

Le défunt et premier président de la CNDH (Commission Nationale des Droits de l’Homme), Mohamed Said Ould Hamody (psa), avait demandé au Ministre de la Justice, Mr Limam Teguedi, de détacher Biram Dah Abeid dans cette institution qui venait d’être créée. Le Ministre avait répondu favorablement à la demande du président de CNDH. C’est ainsi que Mohamed Said Ould Homody avait nommé Biram Dah ABEID Conseiller chargé des Affaires juridiques et des droits humains.

Après le coup d’Etat de 2008, le Général Mohamed Abdel Aziz, ayant échoué à l’embarquer dans sa campagne de justification de son coup, avait demandé à Mohamed Said Oud Homody de limoger Biram Dah Abeid. Ould Homody avait refusé ; ce qui lui valut d’être limogé au bout d’un mandat et remplacé par Bamariam Koita qui, à peine installé, avait convoqué Biram Dah Abeid et, devant des témoins,  lui avait dit qu’il est porteur d’un message du Président Mohamed Ould Abdel Aziz demandant à Biram Dah Abeid de se «  ranger », sinon il serait limogé. Ce que Biram Dah Abeid avait rejeté et, aussitôt, il avait été démis de ses fonctions par le tout nouveau président de la CNDH.

Au mois de février 2011, la fiche de salaire de Biram a été subtilisé des régistres de la section solde du ministère des finances, sur ordre de Mohamed Ould Abdel Aziz et il l’est jusqu’à nos jours. Mohamed Abdel Aziz sait-il que sa manière d’affirmer les choses est interdite par l’Islam ? Peut-il, devant Dieu et devant les hommes, justifier ses contrevérités ? Cette calomnie consistant à agiter des salaires imaginaires ne distrait personne.

Biram Dah Abeid avait soutenu Zeine Ould Zeidane sur son programme des droits de l’homme qu’il avait, lui-même Biram Dah Abeid, rédigé et que ce candidat s’était engagé à réaliser. Mais dès qu’il a été nommé Premier Ministre, il est tombé, comme d’ailleurs le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, sous le despotisme et le diktat du général Abdel Aziz, tapi dans l’ombre de la Présidence et des couloirs de la Primature.

Zeine Ould Zeidane avait renié ses engagements sur les droits de l’homme par crainte et par peur de la terreur qu’inspire le chef du BASEP (Bataillon de la sécurité présidentielle), notre Diendéré national. Et depuis la publication par le gouvernement d’une loi sur l’esclavage, quasi obsolète, Biram Dah abeid avait désavoué publiquement Zeine Ould Zeidane et son gouvernement, et il s’était engagé dans la lutte contre leur hypocrisie à propos de l’esclavage et du racisme.

En conséquence,  IRA Mauritanie :

  • exige à Mohamed Abdel Aziz de justifier ses déclaration grossières parmi lesquelles il fait état d’un poste de Conseiller du président Biram Dah Abeid dans le cabinet du Premier Ministre Zeine Ould Zeidane ;
  • demande à Mohamed Ould Abdel Aziz de justifier quand et comment Biram Dah Abeid lui a proposé ses services ? Il sait et ses acolytes le savent aussi que c’est lui Abdel Aziz qui a proposé à Biram Dah Abeid ses services empoisonnés ;
  • lorsqu’il était commandant du BASEP et démarchait la classe politique et les cadres pour en faire des députés et des hauts fonctionnaires à ses services, il sait très bien ce qu’il avait proposé à Biram dah Abeid et ce que celui-ci lui avait répondu ;
  • 30 jours après le renversement du Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, Abdel Aziz a proposé à Biram Dah Abeid exactement ce qu’il avait proposé à ceux qui sont aujourd’hui ses fidèles lieutenants ; et il sait ce que Biram lui avait répondu ;
  • Il sait ce que ses envoyés avaient proposé à Biram en 2015 et ce que ce dernier leur avait répondu.

Tout ce que le peuple mauritanien demande au Général Mohamed Abdel Aziz c’est d’avoir le courage de dire la vérité, car si Biram lui avait proposé ses services il serait facile de le prouver. Quant à Biram Dah Abeid, il est au service de la Mauritanie et le premier de ces services c’est de dégager Mohamed Abdel Aziz d’un fauteuil présidentiel qu’il usurpe depuis Août 2008.

Tout ce que Mohamed Ould Abdel Aziz peut faire et qu’il ne peut cacher au peuple et à l’opinion, c’est son goût immodéré pour le pouvoir, le gain facile, le faux et l’usage du faux.

Mohamed Abdel Aziz a fait un coup d’Etat contre son protecteur et père spirituel, Moawiya Ould Sid’Ahmed Taya, quand ce dernier a voulu l’envoyer à Lemghaiti pour lutter contre le terrorisme.

Mohamed Abdel Aziz a refait un coup d’Etat contre Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi quand celui-ci l’avait limogé.

Enfin, sur le domaine religieux, et pour répondre à Mohamed Abdel Aziz, c’est bien lui qui insulte la religion en l’instrumentalisant à des fins inavouées et ignobles ; puisque c’est lui, Abdel Aziz, qui ose assimiler le honteux code de l’esclavage à la religion de milliards de fidèles qui peuplent la planète terre !

Contrairement à lui, Mohamed Abdel Aziz, nous et les dignes fils de ce pays, notre code à nous c’est le meilleur des Codes : le Saint Coran.

Nouakchott, le 07 Décembre 2015

Commission de Communication d’IRA-Mauritanie

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