Réponse d’un « littéraire » à ce général Jaheul par excellence, fier de l’être en général…


Dans sa façon d’attaquer les « littéraires » comme il dit, il y a quelque chose de plus retors que le simple complexe d’un ignorant car Aziz le fait toujours en s’adressant au peuple qui n’a que la TVM pour s’instruire. En vérité, quand Aziz dit que les «  littéraires » ne peuvent pas même creuser un puits, il veut briser le respect du peuple pour les gens des livres et même du Livre… 

Perfidement, au-delà de notre élite intellectuelle et de nous autres plumitifs, c’est particulièrement les marabouts qui sont visés par cette attaque guerrière du calife de l’ignorance à la tête d’une milice qui occupe la Mauritanie depuis 34 ans au point de pouvoir même se faire élire par les victimes au nom du processus démocratique en activité par cette complicité républicaine qu’on appelle le suffrage universel permettant à des prisonniers de voter pour le dernier chef de la prison qui prit le pouvoir par la force comme si l’esclave avait, par la magie du vote, le droit de désigner son maître en faisant mine d’oublier que ce maître peut corrompre le plus grand nombre pour n’avoir pas à le courber par la force à portée du souvenir et dont l’usage encore fumant rappelle aux prisonniers qu’on ne babine pas avec l’amour du pouvoir…

C’est donc bien là une attaque perfide aussi politique que complexée qui va plus loin qu’on ne le croit.

A l’occasion, on défend Aziz mais sous prétexte « qu’il n’y aurait pas d’os », peut-on laisser éternellement son ingratitude dénigrer des littéraires  pour plaire aux ignorants sans jamais lui servir un miroir en toutes lettres ?

Qui est Aziz pour juger ou pour guider ? Quels sont ses diplômes et ses formations ? Quelles sont ses compétences ? Sa seule compétence est de savoir inspirer confiance à tous ceux qui l’ont fait, de Ely à Taya en passant par Sidioca, Bouamatou, Khadhafi etc. jusqu’A.O.D avant de les trahir un à un. Il ne peut donner de leçons qu’en matière de trahisons et d’ingratitudes massives.

Quel mérite a eu Aziz pour devenir chef de l’état après deux coups d’état ? Rien ! Il a profité de la déliquescence de l’état sous Taya pour s’imposer avec la bénédiction d’un peuple brisé. La suite ? Il a viré un président que les militaires avaient mis, un président sous lequel aucune marche de l’opposition n’a été tolérée, un président qui nous a fait revenir les symboles de la tayie, un président qui n’avait rien à faire là car il n’a rien trouvé de mieux à faire pour se débarrasser des têtes de l’armée que brandir une arme en papier, le fameux décret…

Ensuite Aziz a séduit, par la promesse de lutter contre la gabegie et les voleurs, ses frères de fortune.

Ensuite Aziz a fait ce qu’il sait le mieux faire, Aziz a tout trahi… Il n’a jamais eu le courage de s’attaquer vraiment aux bandits qui ont pillé ce pays, ni lui ni ses frères d’armes avec lesquels il tient ce pays n’ont voulu laver ce pays car ils ont eu peur de l’agitation ou ils ont été cléments avec leurs frères de fortune… Ils ont préféré effrayer le système en enfermant quelques-uns, c’est tout, mais c’est toujours les plus faibles qui trinquent sous Aziz.

Même si Ould Dadde était le plus grand voleur de Mauritanie, serait-il le seul ? Pourquoi lui faire subir cet acharnement ? Pour deux raisons, la première est de livrer son sort à cette branche infâme de l’armée qui a commis tant de crimes sous Taya et que Ould Dadde a combattue, ensuite c’est juste pour que chacun sache qu’on peut garder n’importe qui au trou impunément sans que personne n’y puisse rien.

On a vu encore tout récemment dans les yeux d’Aziz la tremblote lors de la dernière conférence de presse quand il a répondu à monsieur Sy au sujet des années de braise. Il a dit, il a raison, que contrairement à ce que raconte monsieur Sy, en 1990 personne ne pouvait parler en Mauritanie. Que ceux qui ont la vidéo regardent les yeux d’Aziz quand il s’est souvenu de cette période… J’en ris encore car à cet instant, il s’est souvenu d’où il en était lui-même à l’époque : soudain, la terreur est passée une seconde dans ses yeux comme si Taya pouvait apparaître aujourd’hui comme hier et le surprendre là dans son fauteuil persuadé d’avoir réussi…

Puis, il s’est ressaisi…

De la part d’un littéraire, il faut qu’Aziz entende ceci : « sachez bien que c’est peut-être Dieu qui vous a donné une leçon, un signe du Ciel par cet accident car mille fois c’est écrit dans le coran que Dieu n’aime pas ceux qui s’enflent de gloriole, or vous semblez revenu encore plus gonflé, ne soyez pas surpris du reste car les mêmes causes produisent les mêmes effets comme Dieu reste dur de poursuite…

Gardez-vous bien de vous moquer des littéraires qui vous défendent gratuitement depuis bien années car vous êtes un mâle nécessaire. Blessé nous vous défendons, mais debout gonflé nous vous dirons vos quatre vérités car on ne vous doit rien.

Au sujet du poisson, vous faites le beau pour avoir bien négocié avec les européens que vous présentez au peuple comme des pillards alors qu’ils donnent à la Mauritanie sur 4 ans, l’équivalent chaque année de 100 millions d’euros, plus que la somme que la convention chinoise vous donne pour 25 ans, 100 millions de dollars ! Où sont passés les 2,4 milliards d’euros de différence sur 25 ans monsieur le président des pauvres ?

De qui vous moquez-vous ? Des littéraires… qui n’ont d’autre arme que l’esprit d’une liberté  inflexible dont vous pouvez attaquer les lettres sans jamais en atteindre l’invincible esprit qui en fait la force renaissant sans cesse par la grâce de Dieu qui n’est pas à la portée de vos bottes encore moins de votre esprit aussi jaloux qu’inquiet du pouvoir des lettres qui vous oblige à tenter de les ridiculiser aux yeux des ignorants pour leur faire oublier que vous vous protégez d’eux par les armes censées les libérer des criminels en tout genre dont le genre économique est celui que vous représentez le mieux.

Quel général de salon êtes-vous, vous qui n’avez jamais entendu siffler de balle sinon celle qui vous a touché ? Vous êtes un général limogé par le décret de celui qui vous a fait général et si l’armée n’avait pas une culture de milice, il se serait trouvé quelques militaires républicains assez nombreux pour vous remettre à votre place de mutin limogé…

Même élu, vous ressemblez à un petit tyran roublard du tiers-monde avec presque toutes les caractéristiques du genre, encore fort sympathique car d’une part vous ne voulez pas avoir du sang sur les mains de peur de finir comme vos mentors, de l’autre car vous tolérez la liberté d’expression. Ainsi quand vous dites que la misère vous ne la voyez pas : comment la voir de votre palais et de votre train de vie ? Les caisses de l’état sont pleines dites-vous mais c’est parce que plus rien ne bouge vu que vous devez plaire au F.M.I qui a déjà détruit tant de pauvres nations ; quant à faire fortune, vous n’avez pas besoin de toucher au budget de l’état, la convention chinoise suffit sans parler du reste à savoir les mille et une façons de s’enrichir quand on a les pleins pouvoirs sur un état corrompu et un peuple à genoux au point d’applaudir l’héritier de ses bourreaux…

De qui se moque-t-on monsieur ?

La liberté d’expression tolérée en Mauritanie ne sert à rien car, nous l’avons déjà dit, peut-être qu’il n’y a rien à dire mais aussi parce que rien de sérieux ne peut être prouvé car  aucune information ne circule chiffres à l’appui, aucune enquête sérieuse, pas un ouvrage sur les crimes économiques de la classe dominante, tout n’est que rumeurs où se mêlent le vrai et le faux avec pour résultat la vérité noyée dans le flot des rumeurs pendant que ceux qui peuvent prouver les choses se taisent pour ne pas subir directement ou indirectement la rigueur du pouvoir car si ce n’est pas eux qu’on attaque en leur faisant perdre leur travail, le pouvoir sait comment atteindre leur famille et ce, sans pitié…

De toute façon, la famille au sens tribal est si large qu’il s’y trouve toujours un membre soit mouillé jusqu’aux os dans les affaires soit vivant en connivence avec le système même sans faire de mal à personne juste en servant de quota tribal à tenir par le salaire.

La liberté d’expression ne peut rien aussi car les partis politiques ont fait depuis longtemps le choix de la lutte pacifique. Le RFD en son temps pouvait mille fois allumer ce pays et vous faire chasser s’il n’avait pas pris acte. Aujourd’hui c’est trop tard. C’est un parti vidé par le pacifisme et les virages insensés de son leader qui depuis fait de la figuration.

Alors cher monsieur, merci de ne pas trop vous moquer des littéraires à qui il arrive de vous défendre car leur littérature permet de servir quelques vagues de soutiens quand il faut sans rien perdre du droit au ressac que voici quand il faut aussi… La littérature et les choses de l’esprit ne sont pas de votre univers et sans ces choses-là chacun de nous serait comme vous : loyal et fidèle en puissance comme reconnaissant en consistance… N’est-ce pas ? C’est grâce aux choses de l’esprit qui passent par les lettres que l’élite inspire au peuple ce calme face aux assauts de votre arrogance qui semble réclamer du sang pour prendre au sérieux son élite…

En plus d’être un polytechnicien en traîtrise avec un doctorat en ingratitude, seriez-vous aussi un diplômé en lâcheté ? Sinon vous pourriez faire avancer ce pays en nous débarrassant de ces pillards qui font de la politique, du commerce, ont des banques et soutiennent des partis politiques, mais vous ne pouvez pas, vous préférez dompter tout le monde par la peur et continuer à gouverner ce pays comme si c’était un terrain vague en chantier tout plein de gueux à qui vous faites distribuer du yaboy avant les meeting de l’opposition, en négligeant la classe moyenne, en clochardisant la fonction publique pendant que vous menez la vie d’un roi amaigri par l’arrogance à l’épreuve du mauvais œil…

On vous a défendu et on vous défendra si vous êtes encore à terre car en face c’est le code du déshonneur pour certains en compagnie du code pour la gabegie de leurs ennemis d’hier où l’on trouve pêle-mêle, le bon, la brute et le truand, au moins avec vous la gabegie se fait à la carte, les caisses de l’état sont pleines et ces gens-là restent sur leur double faim politique…

Quant au reste, ne croyez pas que vous allez en finir avec les islamistes, votre terreur, par vos formules perfides au sujet des gens de lettres car le jour où dans ce pays des islamistes auront passionnément un discours clair contre l’injustice et qu’ils pourront transporter le peuple en lui redonnant l’espoir de faire enfermer les bandits en cols blancs alors rien ni personne ne pourra les arrêter.

Aujourd’hui c’est loin d’être le cas, d’abord car leur savant leader islamiste a un train de vie de milliardaire, on se demande comment, ensuite leur parti accueille et fréquente via la C.O.D des R.V notoires et surtout car l’islam que nous pratiquons refuse encore tout mollah, surtout présumé hypocrite, entre Dieu et nous et enfin faute de troupes car, Dieu merci, le tempérament du peuple est à la paix mais jusqu’à quand ?

Nul ne peut sacrifier éternellement la soif de passion de la jeunesse sinon c’est la jeter pieds et poings déliés sur le chemin des extrêmes qui sauront en faire une force de destruction imprévisible et imparable qui à défaut d’atteindre le sommet à l’abri, finira par agiter la base qui subit sans laquelle plus rien ne tient…

Un dernier mot pour la route : à moins de protéger un trafic au noir, merci de mettre de la lumière sur la route du port, au moins pour tout ce pauvre peuple qui écoute à  la chandelle vos lumières constructives de ce bas-côté de votre route que votre ventre d’antan vous empêchait de voir faute de pouvoir vous baisser… Aujourd’hui, vous avez maigri, profitez de ce répit pour revenir sur terre…

 34 ans d’occupation vous contemplent…

Surtout ne négligez pas que vous avez, mine de rien, tout le mérite d’un littéraire, l’audace en plus, comme vous le prouvez régulièrement en public, même si vous n’en êtes encore qu’au stade du « lit… » en attendant le reste des lettres dont l’absence ne nuit en rien à votre talent. Ainsi, en attendant la suite de votre créativité, vous laissez déjà à la postérité quelques bons mots comme autant d’innovations en français qu’il est inutile de rappeler ici pour protéger vos droits d’auteur. Si vous vous permettez de tels élans en public persuadé que tous vos auditeurs ont votre remarquable niveau, ça ne doit pas être triste en privé… On imagine sans efforts le festival de nouveautés qui font de votre compagnie un régal pour l’esprit.

 Sans douter une seconde que cette réponse littérale vous fera sourire car, vous connaissant, vous ne pouvez incruster la rancune au diadème de vos autres qualités qui font de vous un homme d’humour, croyez bien que nous restons…

 Généralement Vôtre…

 Le citoyen lambda

Source : CHEZVLANE

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