Reprise des affrontements entre dockers et forces de l’ordre

Les affrontements opposant les forces de l’ordre aux dockers du Port de l’Amitié de Nouakchott, remontés contre la précarité de leurs conditions de dockerstravail, ont repris ce lundi après- midi au carrefour Bamako au quartier Riadh à Nouakchott.

Les dockers ont bloqué la route menant au port et brûlé des pneus au passage du convoi des forces de l’ordre venues pour les disperser. Mais ces dernières ont pu repousser les manifestants à près d’un kilomètre de la voie publique par l’usage excessif de gaz lacrymogène, ont constaté les reporters de Alakhbar.

Plusieurs manifestants se sont évanouis et certains des habitants des quartiers environnants étaient contraints de fuir leur maison envahie par l’odeur des grenades.

Dans la confusion, deux voitures, un autobus et un camion sont entrés en collision.

Auparavant, les dockers avaient accroché des hauts parleurs sur des véhicules sillonnant les quartiers de Nouakchott pour inciter leurs camarades à résister devant les forces de sécurité qu’ils ont accusées d’entraver leur sit-in pour reclamer leur « droit à de meilleurs conditions de travail ».

Ce matin, la Gendarmerie et de la Garde nationales avaient « violemment » dispersé un sit-in des mêmes dockers entamé depuis quelques jours au Port de l’Amitié de Nouakchott. Une quinzaine de dockers étaient blessés et d’autres arrêtés, avaient confié les dockers à Alakhbar.

Aba Ould Mounazih, un des dockers qui participait audit sit-in, a raconté à Alakhbar que la Gendarmerie et de la Garde nationales ont fait usage de la force pour les disperser ce qui explique le nombre important de blessés dans les rangs des dockers.

Cette « répression » au port s’est passée loin de l’œil des journalistes qui sont interdits de s’approcher aux entrées du port sous peine de voir leurs matériels de travail confisqués.

Les dockers, qui on entamé un sit-in ouvert depuis mercredi 20 mars à Nouakchott et à Nouadhibou, réclament une structure sanitaire, une ambulance et veulent être déclarés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale CNSS. Ils exigent encore la valorisation de leur rémunération ainsi que la réduction des heures de travail.

Source ! Alakhbar

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