RFD: Communiqué de presse du RFD sur la SNIM

RFD 2Le calame:La crise que traverse la SNIM à pris une nouvelle tournure consécutive aux enchères qu’a fait monter le Ministre des mines et de l’énergie en s’obstinant à exclure certains délégués grévistes de la rencontre qu’il allait avoir avec eux, faisant ainsi échouer la tentative de dialogue. Pour pousser davantage à l’escalade, le Ministre a exigé l’arrêt, sans conditions, de la grève en prélude à toute négociation, au moment où il reconnait, contrairement la direction de la société, les préjudices subis par la SNIM, tout en faisant allusion à l’éventualité de la prise de « mesures » qui pourraient affecter l’avenir en citant, sans les nommer, les cas d’entreprises ayant été fermées du fait la crise du marché minier.

Le gouvernement aurait dû agir avec neutralité et laisser les services compétents du travail agir conformément aux lois et règlements en vigueur, en vue d’épargner à cette grande et importante entreprise, fleuron de notre économie, les affres d’une telle mésaventure.

Intervenir de manière si grossière équivaut à achever perfidement la SNIM, déjà durement affectée par les méfaits de la gabegie et du népotisme ambiants. Une telle approche pourrait bien être le prélude à son bradage à vil prix…

La solution juste et raisonnable serait, à l’évidence, l’ouverture de négociations entre l’administration de l’entreprise et les délégués du personnel en vue de parvenir à un accord qui garantisse les droits des travailleurs, préserve les intérêts de l’entreprise et protège les acquis économiques et sociaux des habitants de Nouadhibou, de Zouerate et du Nord en général.

Tout en réitérant son indéfectible solidarité avec les travailleurs grévistes de la SNIM dont l’apport, durant des décennies, à l’essor de l’entreprise est notable, et en désapprouvant totalement les méthodes grossières utilisées jusqu’ici à l’encontre de leur mouvement, le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) exige :

  • l’application de l’accord signé le 3 Mai 2014 entre la direction de la SNIM et les délégués des travailleurs ;
  • le retrait immédiat de la décision de licenciement collectif des travailleurs ;
  • la cessation des intimidations et chantages utilisés à l’encontre des grévistes ainsi que les menaces liées à la fermeture de l’entreprise ;
  • la mise à l’écart de toute éventualité de vente de la SNIM.

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