Risques et dangers de la migration illégale : Mobilisation des Ongs – [PhotoReportage]

immigration clendestine

En prélude à la campagne de sensibilisation sur la lutte contre l’immigration illégale, prévue du 12 au 27 août à Nouakchott, l’Association Mauritanienne pour la Lutte contre l’Immigration Illégale (AMLII), l’Association Multiculturelle pour un Avenir Meilleur (AMAM), l’Association Monde Sans Guerre et Sans violence (MSGV),…

le réseau des Journalistes Communicateurs en Population et Développement (CJPOD) et l’Initiative fixation des populations, pour la lutte contre l’exode rurale et l’Immigration, ont organisé mercredi dernier une conférence de presse au Musée National.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de gestion de l’immigration adoptée par la Mauritanie en 2010, une campagne de sensibilisation sur les risques et les dangers de l’immigration illégale se déroulera du 12 au 27 août 2014 dans cinq Moughataas de Nouakchott, en l’occurrence, Tevragh-Zeine, Sebkha, El Mina, Riadh et Arafat.

Chapeautée par le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation avec l’appui de l’Union Européenne, celle-ci a été confiée à quatre ONG nationales, AMLII, AMAM, MSGV et CJPOD.

C’est dans ce cadre qu’une conférence de presse a été animée le 16 juillet dernier au Musée national Prenant la parole à ce propos, la présidente de l’ONG AMAM, Mme Oumou Kane devait souligner qu’on «ne pourra jamais assez parler de la problématique de l’immigration illégale des jeunes, tant les enjeux et les conséquences sont importants pour le développement de notre pays, sans compter les aspects régionaux et mondiaux du phénomène».

Avec une population majoritairement jeune, 41% ont moins de 15 ans, «l’Etat mauritanien a pris la problématique à bras le corps et s’est engagé depuis 2013 dans la mise en œuvre de la stratégie Nationale de Gestion des flux migratoires ciblant principalement la jeunesse » devait-elle préciser.

De son côté, le président de l’AMLII, Ibrahim Cheikh Bocoum devait faire remarquer que «toutes les politiques de lutte contre la migration clandestine entreprises par les gouvernants des pays de départ et soutenues par les partenaires des pays d’accueil, seront jugées insuffisantes si elles ne tiennent pas compte d’un aspect très important dans leurs stratégies de lutte contre l’immigration clandestine, à savoir le rôle des premiers soutiens du migrant clandestin, c’est-à-dire, sa famille».

Selon lui, ce sont en général les membres de la famille qui se mobilisent, réunissent les ressources nécessaires pour le voyage d’un des leurs, dans un contexte de plus en plus marqué par les arguments culturels qui valorisent ce genre de voyage vers l’Eldorado européen.

Pour sa part, le président du CJPOD, M. Baba Dianfa Traoré , a centré son intervention sur le rôle des médias dans le traitement des questions migratoires, notamment son rôle incontournable dans les changements de comportements et la prise des bonnes décisions politiques, grâce à des informations fiables et pertinentes qui fournissent une idée exacte sur la migration et ses enjeux.

«Mieux informer sur les questions migratoires, c’est parler de la réalité des faits migratoires, de leurs effets bénéfiques mais aussi des travers qui caractérisent de plus en plus ce phénomène » avancera-t-il.

Hapsatou Cheikh, présidente de MSGV devait souligner quant à elle l’apport de son ONG dans la sensibilisation des jeunes contre le fléau de l’immigration clandestine Le chef de mission d’Assistance Technique du projet de Migration de l’Union Européenne en Mauritanie, Abdel Hamid Al Jamri, dira que « la Mauritanie va percevoir 11 millions d’euros de soutien de la part de l’Union Européenne, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie pour la gestion migratoire, qui devra s’acheminer d’ici trois ans au maximum ».

Après, la Mauritanie, devra prendre le relais pour continuer le travail, ajoutera-t-il en substance. Pour lui, «il ne suffit pas de dire aux gens, ne migrez plus, mais de leur présenter des alternatives possibles et réalisables». Et de rappeler les axes majeurs de la Stratégie nationale de gestion de la migration qui s’articulent selon lui autour de la promotion des droits fondamentaux des rapatriés, des migrants, des refugiés et demandeurs d’asiles et la maîtrise des flux migratoires.

Ont pris part à la conférence de presse, Tom Currie, chef de section appui institutionnel à la Délégation de l’UE à Nouakchott ainsi que les représentants des cinq communes cibles.

Cheikh Oumar NDiaye

 

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