Rome: la semaine du conclave

C’est cette semaine que l’on connaîtra le nom du nouveau pape. Demain, mardi 12 mars, s’ouvre au Vatican le conclave qui élira le successeur de Benoît XVI. Les 115 cardinaux électeurs, ceux de moins de 80 ans, réunis dans la Chapelle Sixtine seront, durant cette période, coupés du monde .

conclave Rome 2013Après la période de congrégations générales où des consensus se sont établis autour de noms, mardi 12 mars, on entrera dans le vif du sujet selon un cérémonial bien établi.

Après la messe d’entrée en conclave, les cardinaux entreront dans la chapelle Sixtine en chantant le « Veni Creator » . Sous les fresques du Jugement dernier de Michel-Ange vont se dérouler les votes, deux le matin et deux l’après midi. La fumée restera noire tant qu’aucun nom n’aura emporté la majorité des deux tiers. Les 115 cardinaux, sans moyens de communication, résideront à la maison Sainte-Marthe dans l’enceinte du Vatican.

Qui sont les papabili ?

Pour Giovanni Maria Vian, directeur du quotidien du Vatican, l’Osservatore Romano, ce conclave sera à la fois comme les autres par son rituel qui remonte au Moyen-âge mais aussi différent des précédents car chaque conclave est particulier. En avril 2005, au moment d’entrer en conclave, les cardinaux portaient le poids de la disparition de Jean-Paul II. La mort de ce géant du XXème siècle à la tête de l’Eglise pendant près de 27 ans les avait laissés désemparés. Et seul le cardinal, Joseph Ratzinger apparaissait alors comme son successeur légitime. Le cardinal Barbarin, interrogé à la sortie de la messe qu’il célébrait dimanche 10 mars à la Trinité des Monts, voit, sans les nommer, une douzaine de papabili.

On peut supposer qu’il y a dans cette liste les noms couramment cités dans la presse et par les vaticanistes, le cardinal archevêque de Milan, Angelo Scola, l’ancien archevêque de Québec, Marc Ouellet, l’archevêque de Sao Paolo, Odilo Schrerer pour l’Amérique latine.

Mais le vaticaniste de La Stampa Marco Tosatti rappelle que si le profil du pape se dessine lors des congrégations générales, sous les fresques du Jugement dernier, il y a comme une mise en condition pour un choix personnel en toute conscience. Cette pression du conclave , les cardinaux vont la vivre dès demain et cela pour une durée indéterminée. Car si on parle d’un conclave court, c’est un mode d’élection qui n’est pas sans surprise, ni rebondissement.

Source : RFI

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