RSS Amiral Édouard Guillaud : « La mort d’Abou Zeid est probable »

Le chef d’état-major des armées affirme aussi que les troupes françaises et tchadiennes sont « en train de casser les reins d’al-Qaida au Maghreb islamiste ».

Interrogé sur Europe 1 pour savoir s’il pouvait confirmer que le chef djihadiste Abdelhamid Abou Zeid était mort, comme l’a annoncé N’Djamena, l’amiral Guillaud a répondu : « C’est probable, mais ce n’est que probable, nous ne pouvons avoir de certitude pour l’instant, parce que nous n’avons pas récupéré le corps. » Concernant l’autre chef djihadiste Mokhtar Belmokhtar, également donné pour mort par les Tchadiens, il a répondu : « Je suis d’une extrême prudence ». Y a-t-il d’autres chefs ? « Il y en a au moins un, celui qu’on appelle l’émir du grand Sahara et d’autres qui sont les patrons de la logistique », a assuré l’amiral Guillaud.

« Sur le terrain, nous découvrons littéralement une organisation industrielle du terrorisme », a poursuivi l’amiral, citant « plus d’une cinquantaine de caches dans des maisons, des hangars ou des grottes », « plus d’une dizaine d’ateliers de fabrication, y compris de bombes dans l’un des ateliers », « vingt bombes artisanales en cours de fabrication simultanément ». « Ceci montre que cela dépasse l’Adrar des Ifoghas, le Mali, même le Sahel, c’était expansionniste », a-t-il insisté. « Nous avons nettoyé l’une des vallées, une vallée principale dans laquelle aussi bien les forces tchadiennes que les forces françaises avaient pénétré il y a une dizaine de jours », a détaillé l’officier. « Nous avons fait notre jonction avec les Tchadiens hier, nous continuons à fouiller, nous avons fouillé toute la nuit et à partir d’aujourd’hui nous allons continuer sur les autres vallées ».

« Casser les islamistes »

« Nous sommes en train de casser les reins d’al-Qaida au Maghreb islamiste, et ça, c’était bien l’objectif tel qu’il nous avait été fixé par le président de la République », a poursuivi le chef d’état-major. Ce qui signifie « aussi bien casser leur système logistique » qu' »éliminer leurs têtes de réseaux ». Convié à évaluer le nombre des combattants djihadistes dans la zone des combats, il a dit : « Quelques centaines tout au plus. Quand nous sommes intervenus le 11 janvier, nous estimions qu’il y avait entre 1 200 et 1 500 combattants dans l’ensemble du Nord-Mali, nous pensons qu’aujourd’hui un gros quart se retrouve dans l’Adrar des Ifoghas. »

Enfin, il a dit ne « pas avoir d’information » sur le lieu de détention des otages français au Sahel. « Nous ne savons pas où se trouvent les otages », a répondu l’amiral auquel on demandait s’il espérait les trouver dans le nord-est du Mali où se concentrent les combats contre les djihadistes. « Évidemment, la totalité des opérations que nous menons est faite en gardant présent à l’esprit le fait que nous pouvons nous rapprocher d’eux. » « Nous organisons nos opérations uniquement pour être sûrs de pouvoir les préserver », a-t-il insisté. « Nous pensons savoir que les otages ne sont pas là, sinon, nous ne le ferions pas (les frappes, ndlr) », a relevé l’officier interrogé sur les bombardements opérés par la France. « Il est possible qu’ils aient été déplacés, pas forcément vers un autre pays », a-t-il dit en soulignant l’immensité de la zone géographique concernée.

Lepoint


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