S.O.S Djibi Sow

Djibi SowExtrait de la prison d’Aleg et transféré à Nouakchott suite à la détérioration de son état de santé, le prisonnier Djibi Sow se trouverait ces derniers jours dans une situation grave. Si une intervention d’urgence n’est pas engagée en sa faveur, il ne devrait, malheureusement plus, être de ce monde.

Evacué d’urgence de la prison d’Aleg et ramené à Nouakchott le 28 février 2015, pour des problèmes de santé, Djibi Sow est en train de rendre l’âme. Aux dernières nouvelles, il vivrait les plus durs moments de sa vie. Dans l’indifférence générale.
Djibi ne sait pas de quoi il souffre. Il sait et sent tout simplement qu’il souffre atrocement et qu’il est malade. Gravement malade même. Il y a une semaine, l’alerte avait été donnée par son organisation Kawtal Ngam Ƴellitaare qui avait diffusé un communiqué très alarmant. Aujourd’hui, sa situation se serait empirée . Son état de santé se serait tellement détériorée que le pire n’est pas exclu.  Pour les rares personnes qui l’ont vu, l’homme est très mal portant. Il souffrirait de calculs rénaux devant être rapidement et dans l’extrême urgence, extraits par une opération chirurgicale. Pour ces mêmes personnes, les médecins qui l’examinent ne lui ont rien dit.
Officiellement, ils soutiennent qu’ils n’ont rien décelé. Pourtant, rien qu’à voir le malheureux agoniser, ils devaient réagir. Leur éthique et leur morale auraient voulu qu’ils exigent une intervention en urgance. Mais, ils n’ont rien fait, parce que leur objectif est de plaire d’abord à leurs employeurs en faisant semblant de faire leur travail.
Les faux-fuyants le disputent aux subterfuges et aux mensonges pour que Djiby Sow s’en aille de sa belle mort à laquelle semblent vouloir le destiner les autorités !!!
Ce qui amène à constater que nous pourrions bien être en train d’assister à un assassinat assisté. C’est-à-dire à un meurtre prémédité et « légitimé » par des médecins à travers des rapports et autopsie orientés.
Nous avons longuement accepté que notre corps médical, ou ce qui en tient lieu, laisse les patients mourir par négligence, par impuissance ou par manque de moyens, mais il ne sied pas à une société qui se dit musulmane de produire des médecins qui deviennent systématiquement des meurtriers en puissances, car incapables de dire la vérité, d’agir, ou plus grave, complices dans des assassinats.

Si demain quelque chose arrivait au détenu Djibi Sow, le cas échéant à ses deux amis d’infortune de la prison d’Aleg Biram Ould Dah et Brahim Ould Billal, le peuple mauritanien n’incriminera pas seulement les pouvoirs politiques qui pourraient bien avoir pour objectif d’éliminer physiquement ces combattants de la liberté et de l’égalité, mais aussi et surtout, les médecins qui jouent parfaitement le jeu.
Comment un médecin qui se respecte, peut-il ausculter un patient et refuser de lui dire la vérité ? Comment un thérapeute qui se respecte peut-il hésiter à transférer son patient dont il n’arrive pas à déceler les origines du mal qui le ronge vers une structure et un toubib plus compétent ou plus spécialisé que lui dans le cas de figure ? Comment un être humain peut-il assister indifférent à la lente agonie de son semblable sans agir alors qu’il détient bel et bien, les moyens de le récupérer et de le soulager ?

Nos médecins ne doivent pas continuer à jouer le jeu des complices dociles des meurtres médicalement commandités. Ils doivent dégager, publiquement, leurs responsabilités du meurtre « subtil » qu’un certain pan du pouvoir serait en train de commettre contre des acteurs de la société civile qui ont commis pour seul tort, d’avoir revendiqué la justice et l’égalité dans le pays.

A l’adresse des partis politiques et des organisations de la société civile, la situation présente de Djibi Sow doit être prise en compte. Il y va pour le respect de l’être et le respect de notre éthique si ce n’est de notre religion. Il y va surtout du souci d’observer les règles d’assistance aux personnes en difficulté, et plus, de la restauration des valeurs humaines qui ont toujours fait que nous arrivons à vivre en paix.

Le silence complice des forces vives de la nation, des hommes politiques comme des acteurs de la société civile, particulièrement les militants des droits de l’homme face à la mauvaise traitance que subissent certaines personnes cibles est inquiétant et dénote d’un fait : la perte de nos valeurs ou l’état de dilatement avancé de notre pacte social qui faisait jusque-là notre raison d’être.

JOB

Source: Lauthentic

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