Salle de shoot à Strasbourg: « L’accueil se ferait à l’hôpital »

le-maire-sortant-de-strasbourg-le-socialiste-roland-ries-a-strasbourg-le-16-novembre-2013_4823446Alors que l’expérimentation des salles de shoot figure au menu du projet de loi santé, actuellement discuté à l’Assemblée, le maire PS de Strasbourg Roland Ries réaffirme l’utilité de ces « salles consommation de drogues à moindre risque ». Il esquisse les contours du projet qui pourrait voir le jour dans sa ville. Interview.

Le projet de loi santé prévoit l’expérimentation de salles de shoot pendant six ans. Vous faites part depuis 2011 de votre souhait d’en accueillir une Strasbourg, pour quelles raisons?

D’abord, je ne souhaite pas utiliser ce terme car il est source de beaucoup de malentendus. Il faut parler de salles de consommation à moindre risque: il ne s’agit pas de favoriser l’usage de drogue mais de l’encadrer en évitant les risques secondaires liés à cette consommation. J’entends par-là la transmission de maladies comme le VIH lors de l’utilisation de seringues usagées. Le deuxième objectif est de mettre en place un itinéraire de sortie de la drogue avec une équipe médicale.

Pourquoi Strasbourg est-elle la ville adéquate pour cette expérimentation?

Notre ville a une tradition très ancienne d’aide aux plus démunis, qui remonte à l’époque de Bismarck, nous nous inscrivons dans cette logique. En outre, nous avons une association locale,Ithaque, dont l’expertise est largement reconnue pour la prévention et l’accompagnement des usagers de drogue. C’est elle qui gérerait la future salle.

Le principe de ces salles de consommation fait l’objet de vives critiques. Qu’en pensent vos administrés?

J’ai été un peu attaqué à ce sujet pendant la campagne électorale mais je suis prêt à affronter un débat public. J’ai une conviction forte sur cette question: c’est un enjeu sanitaire et un moyen d’accompagner la sortie de la toxicomanie. Nous en discuterons au conseil municipal au mois de mai.

Dans quel environnement les toxicomanes seraient-ils reçus?

La salle de consommation se trouvera à l’intérieur de l’hôpital car il faut considérer les toxicomanes comme des malades. Installer cette salle dans l’enceinte hospitalo-universitaire est tout à fait essentiel pour permettre un suivi médical des patients.
Source: lexpress.fr

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