Scandales du pouvoir, l’UFP invite Ould Abdel Aziz à « démissionner ».

Le scandale de Ghanagate n’en finit pas d’en faire parler de lui.Les partis politiques mauritaniens montent au créneau pour dénoncer ce scandale qui entache la réputation du pays et froisse quelques peu la fonction présidentielle.

ufp_15_3_13_200_200C’est dans cette optique que L’Union des Forces de Progrès (l’UFP) estime, dans un communiqué rendu public qu’il « Il devient clair, qu’il n’y a plus de limites au nombre des scandales, discréditant davantage les principales institutions du pouvoir en place. Sans répit, les scandales se suivent l’un, après l’autre. Et chaque situation scandaleuse, découvre d’autres dimensions de la déchéance, accablant et mettant à nu la nature du groupe qui s’est imposé au pays depuis le 6 août 2008.

Malheureusement, il ne s’agit pas seulement de l a destruction de l’image, déjà compromise, d’un pouvoir ayant rompu avec les valeurs du peuple mauritanien, mais aussi de l’atteinte à sa réputation et à sa crédibilité.

Sachant que, cette réputation et cette crédibilité sont aujourd’hui, associées par l’opinion publique internationale, aux marchés illicites, à la dilapidation des ressources nationales, aux liens avec les réseaux internationaux criminels ».

L’Union des Forces de Progrès considère que «  le pouvoir a appauvri le pays, en dilapidant ses ressources, et qu’on ne peut plus compter sur lui, pour tirer la Mauritanie de la crise économique et sociale ».

L’UFP observe qu’ «  un président, mouillé dans des relations douteuses avec des réseaux de criminalité et de falsification, ne peut pas assurer la sécurité des citoyens ni superviser l’organisation d’élections libres et transparentes «.

Le seul service que ce président peut rendre à son peuple et à son pays est,  indique l’UFP, « de démissionner immédiatement, pour permettre aux Mauritaniens de choisir celui qui doit les diriger, et récupérer la réputation et la crédibilité de leur pays ».

Selon la formation de Mohamed Ould Maouloud, «  l’image de la Mauritanie, en un temps court, est passée d’un modèle de démocratisation réussi, dans la sous-région, à une véritable république des scandales. Au cours d’un seul mois, les Mauritaniens ont été surpris par des scandales révélant la réalité de la situation de leur pays : du gaspillage honteux, clientéliste et irresponsable des fonds de l’armée, au crime économique relatif à l’affaire des engrais agricoles, qui a failli compromettre la campagne agricole 2012, au cinquième crash des avions militaires, en moins de deux ans, et dans des conditions obscures causant plus de victimes, sans donner l’occasion de la moindre interpellation ou enquête sérieuse ».

En outre, l’UFP indique que «  l’appareil judiciaire n’est pas en reste dans cette dynamique de destruction de l’état. Récemment, un subterfuge a été utilisé afin de recruter des magistrats pour affaires économiques et financières extérieurs au corps judiciaire, dans une formule taillée sur mesure, au profit de groupe restreint de l’entourage du président de la république. Il s’agit d’une atteinte aux lois, visant à placer des éléments étrangers au sein de la justice, pour contrôler les dossiers sensibles et éliminer les adversaires ».

A tout cela s’ajoute l’ouverture d’une enquête judiciaire en France, autour de graves accusations portées contre le président de la République dans son prétendu rôle de protection du trafic de drogue. Mais aussi cette nouvelle divulgation de témoignages et d’enregistrements audio, étrangère aux coutumes et mœurs du peuple mauritanien et à la tradition de ses chefs d’état.

« Ces enregistrements révèlent, soutient l’UFP, l’implication du président Mohamed Ould Abdel Aziz dans des transactions douteuse avec les bandes du crime, des charlatans pour le blanchiment d’argent et la falsification de monnaies. Dernièrement, et ce n’est certes pas la dernière, la mise au grand jour du scandale de l’accaparement, par le président Ould Abdel Aziz, de grandes surfaces de terrains, dans la capitale Nouakchott, qui s’ajoute à la mainmise de son lobby sur tous les espaces fonciers de la capitale, depuis les blocs, la ceinture verte, à l’aérodrome jusqu’au la zone de la route de la résistance ».

Au même moment, notre pays se voit, fait savoir l’UFP, exclu de l’initiative internationale de la transparence des industries extractives. Par ailleurs, les rapports annoncent qu’il s’agit du pays arabe le plus pauvre et la réalité confirme quotidiennement la montée inquiétante de la criminalité liée à la prolifération de la drogue au sein d’une jeunesse laissée pour compte, faisant qu’aucun citoyen ne se sente en sécurité pour sa personne et pour ses biens.

Le dernier crime odieux contre une femme, Peinda Sogue, appelle une prise de conscience générale de l’ampleur de la menace. Les masques du régime sont tombés l’un après l’autre. Le pouvoir n’a plus rien à proposer aux Mauritaniens, à part des séries supplémentaires de « Water Gates », du genre « affaire du 13 octobre 2012 ».

Enfin, l’UFP dénonce ces évolutions dégradantes   que ce régime a fait subir au peuple mauritanien, à ses valeurs et à son histoire.

LA RÉDACTION

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