Seconde pluie sur la capitale en moins de 24 h

Les fortes pluies qui ont frappé l’intérieur du pays ont été bien accueillies par les populations profondément éprouvées par une dure année de sécheresse, remerciant Allah pour cette générosité qui pourra les aider à oublier les dérives du programme Emel 2012, dont les aspects positifs sur les conditions des plus précaires, notamment dans les milieux agropastoraux sont reconnus par tous.

Même si les averses d’hier et d’aujourd’hui restent moyennes sur la capitale, elles présentent à la fois des avantages et des inconvénients toutefois trop disproportionnés.

En effet, ces pluies rafraichissent le climat de canicule qui règne à Nouakchott depuis plusieurs jours comme elles nettoient les terrains nus de la capitale de l’urine et de la défécation à l’air libre accumulés depuis 2 ans presque, puisque les dernières pluies réelles datent de l’hivernage 2009.

Depuis cette date, les citoyens font leur besoin nature dans toutes les rues, les espaces publiques, sous les roues des voitures garées. Les plus paresseux parmi eux urinent dans les bouteilles qu’ils jettent la nuit tombée et lesquelles écrasées par les véhicules éjectent leurs contenus sur les passants, qui pensent un laps de temps qu’il s’agit d’une averse providentielle avant de sentir et de reconnaitre les fétides odeurs.

Parmi les inconvénients qu’on peut évoquer de ces précipitations, ce sont les inondations qui peuvent frapper durement Socogim PS, Sebkha et El Mina. Quartiers situés en deçà du niveau de la mer, ayant déjà les pieds dans l’eau en plein été, ces parties de la capitale sont menacées par les eaux qui s’infiltrent dans les habitations avec leurs torrents entrainant ordures, selles, urines…

Heureusement, dans le centre ville, le réseau routier permettra plus d’aisance à la circulation automobile qu’auparavant sauf que les canaux d’évacuation des eaux de pluie mis en place risquent d’être inefficaces en raison de leur obstruction par tous les milliers de tonnes de déchets jetés par des citoyens sans scrupule mais aussi en raison de l’absence d’un maintien de la part des services chargés de gérer ces installations.

Cridem

Publicité

Mauritel

Speak Your Mind