Secrétaire général de l’ONU: Guterres obtient le soutien du Conseil de sécurité

lancien-premier-ministre-portugais-antonio-guterresLe Conseil de sécurité de l’ONU a soutenu unanimement ce jeudi 6 octobre le Portugais Antonio Guterres pour devenir le prochain secrétaire général des Nations unies. Depuis Lisbonne, l’ancien Premier ministre portugais a promis de soutenir les plus vulnérables.

La motion qui recommandait Antonio Guterres à la succession de Ban Ki-moon a été adoptée à l’unanimité par les 15 membres du Conseil de sécurité lors de la réunion qui se tenait ce jeudi à huis clos. Le vote, salué par des applaudissements, doit encore être suivi de celui de l’Assemblée générale de l’ONU la semaine prochaine, ce qui ne devrait être qu’une formalité. L’ancien Premier ministre du Portugal, favori après avoir terminé en tête des six scrutins préliminaires, prendra ses fonctions le 1er janvier prochain.

Pour Ban Ki-moon, qui s’exprimait depuis Rome où il se trouvait ce jeudi, il s’agit d’un « superbe choix ». L’actuel secrétaire général de l’ONU estime que sa « grande connaissance des affaires mondiales » et sa « vie intelligence » lui serviraient pour mener les Nations unies « dans une période cruciale ».

Âgé de 67 ans, Antonio Guterres a été Premier ministre du Portugal de 1995 à 2002. Il sera le premier à occuper le poste de secrétaire général des Nations unies après avoir été chef d’un gouvernement. Ce polyglotte, ingénieur de formation et fervent catholique, a également dirigé le Haut Commissariat pour les réfugiés (UNHCR) pendant dix ans, de 2005 à 2015.

Lors d’une déclaration à la presse depuis Lisbonne, Antonio Guterres a promis de « servir les plus vulnérables » comme « les victimes des conflits et du terrorisme ». Le Portugais a dit espérer que sa désignation, « consensuelle » et « rapide », soit « symbolique d’une capacité du Conseil de sécurité d’agir dans l’unité et le consensus pour pouvoir répondre rapidement aux terribles défis de notre temps. »

De nombreux défis

Crise en Syrie, crise au Yémen, relations extrêmement tendues entre les Etats-Unis et la Russie, impuissance de la diplomatie mondiale. Antonio Guterres pourrait bien vite regretter d’avoir été choisi comme secrétaire général de l’ONU en remplacement de Ban Ki-moon, alors que l’organisation connaît la pire crise institutionnelle de son histoire depuis la guerre en Irak. Le Portugais devra gérer dès son arrivée les blocages du Conseil de sécurité, et en particulier le rôle de la Russie, juge et partie en tant que membre permanent et acteur du conflit syrien.

Les voix se font de plus en plus fortes pour réclamer de limiter l’usage du droit de veto en cas de crimes de masse, que ce soit en Syrie avec le siège d’Alep en cours, ou au Soudan du Sud, où les civils sont les premières victimes. Antonio Guterres n’échappera pas à ces questions dès ses premières semaines à la tête de l’organisation, lui le diplomate aguerri et ancien Haut-Commissaire aux réfugiés. Il en va de sa réputation et de celle des Nations unies, dont l’action est de plus en plus critiquée.

Par RFI

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge