Sécurité privée : Panique parmi les promoteurs


C’est un nouveau front que Cheikh Ould Baya, conseiller du ministre des pêches et président du conseil d’administration de la Mauritanienne de Sécurité Privée (MSP) a ouvert ces derniers jours contre certaines entreprises de sécurité privée.

Objectif les gruger des contrats de gardiennage au profit de la MSP financée indirectement par les apports de la CDD. Pour ce faire, le conseiller du ministre des pêches ne se gênerait pas de manier un « trafic d’influence inouï» dont l’accusent les acteurs du secteur.

Décidément, le conseiller du ministre des pêches et de l’économie, ne cessera de faire parler de lui. Il reste aujourd’hui engagé sur plusieurs fronts. Cumulant plusieurs postes clé, sur l’échiquier économique, il s’en donne à cœur joie pour «abattre» à bout portant ses adversaires.

Le procédé quoique déloyal puisqu’il est accusé d’user «d’un trafic d’influence » pour se débarrasser des adversaires les plus récalcitrants, créée une véritable zizanie parmi les promoteurs. Son goût prononcé pour la polémique et l’assise financière qu’il aurait personnellement acquise brassant des milliards à l’occasion de son passage à la délégation à la surveillance des pêches et du contrôle en mer, en font l’un des hommes du pouvoir les plus redoutés et les plus en vue au point d’ambitionner de jouer les premiers rôles politiques à Zouérate, sa région. Indexé comme « l’homme du président », Cheikh Ould Baya -et ayant donc son feu-vert pour toutes les initiatives prises- est aujourd’hui plus craint que la peste par les promoteurs économiques.

Si jusqu’ici ce sont les marins et les armateurs qui ont payé le tribut de son combat passionné contre certaines « grosses fortunes» du secteur de la pêche, l’homme semble encore étaler ses tentacules aux activités de sécurité et de gardiennage, secteur où il assume depuis juillet dernier le poste de président du conseil d’administration de la MSP, société rassemblant d’anciens officiers de l’armée investis dans l’activité de gardiennage et de sécurité que l’Etat avait déjà subventionné pour un demi-milliard d’ouguiyas à travers la CDD.

Pour redresser à tout prix la barre de la MSP, son gouvernail a été confié au conseiller du ministre des pêches, Cheikh Ould Baya. Une mission dont il semble s’acquitter en cherchant à délester les sociétés de gardiennage privée de leurs contrats auprès des établissements publics ou parapublics. Perversion totale!

Si tous les chemins mènent à Rome, les plus tortueux semblent prendre la direction de la MSP. Officier retraité, recasé comme conseiller du ministre des pêches, Cheikh Ould Baya, fort du soutien soupçonné du président de la République contre lequel il érige toutes ses victimes –et elles ne sont peu nombreuses- n’entend pas pourtant s’en faire compter. Il poursuit inlassablement son travail de sape pour « remplir», sans état d’âme sa « nouvelle mission ».

Advienne que pourra ensuite comme cela fut le cas pour les marins et armateurs du pélagique contraints à constater les dégâts. Déjà conseiller chargé des négociations du dernier protocole d’accord de partenariat de pêche avec l’UE, accords salués par les mauritaniens, sans attendre les résultats escomptés, Cheikh Ould Baya, s’en va encore dans cet autre magasin de porcelaine pour écrabouiller les plus en verve. Mission indélicate mais dont Ould Baya s’acquitte avec brio. Un brio qui ne passe d’ailleurs pas inaperçu dans la toile, truffé de ses «hommes» le doigt sur la gâchette pour décourager toute critique y compris des plus constructives.

Après donc ses « exploits » à la délégation et la surveillance des pêches et du contrôle en mer (DSPCM) où il a fait feu de tout bois, le voilà lancé pour noyer, à nouveau, le poisson ! Les frasques continuent de plus belle.

JD, envoyé spécial à Nouadhibou

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