Sécurité publique : Violente Nouakchott

poliNouakchott est violente. Comme Lagos au Nigeria, Nouakchot n’offre pas assez de sécurité à ses habitants. La ville a changé ces dix dernières années. Havre de paix et de silence, la ville brouille avec des violences signalées partout et à toute heure. Dans tous les quartiers de la ville, c’est la panique. Une frousse qui pousse les paisibles populations à se terrer chez elles dès le crépuscule. Fini le temps où l’on se promenait jusqu’aux dernières heures du soir pour aller s e payer du pain chaud dans les boulangeries ! Fini le temps où l’on rentrait tard chez soi après avoir bu un thé chez un ami ou après avoir été au cinéma ! La rue, à la tombée de la nuit, ne permet plus cette liberté.

La police nationale, absente et délaissée depuis des années, est tout simplement dépassée. A moins que ses éléments ne soient pas décidés exprès d’être « démissionnaires » pour montrer combien ils sont utiles. Ou complices pour saboter les orientations « policides » du régime de Ould Abdel Aziz qui semble avoir des comptes particuliers et personnels à régler avec elle !!! Cantonnés depuis, à un strict rôle de répression des « délits » politiques, les policiers ne semblent plus se soucier du monde de la criminalité. Ce corps a perdu de sa visibilité et de son savoir-faire en matière de régulation de la sécurité dans le pays.

Laissés á eux-mêmes, chacun des éléments de l’institution policière n’a plus l’esprit ici. Il faut bien chercher à vivre, ou plutôt à survivre après que la Bourse soit supprimée. C’est désormais la course à l’appât qui oblige à s’investir pour soi d’abord, corps et âme, dans une course effrénée pour la survie. Le boulot est chiche, les compétences floues, les méthodes inadaptées, le salaire maigre et la considération absente ! Dans les quartiers périphériques, les gendarmes sécurisent les grands axes. Et ça s’arrête-là. Que « le ciel tombe sur la tête » des autres, cela ne la regarde pas !

Dans les bas-quartiers, au fond des Médinas de la capitale et au milieu des « aghrad » de Dar Naim, Arafatt, Teyarett, Ryad ou Ain Talh, la scène est libre et ouverte. Les bandes de criminels y règnent comme en maîtres absolus. Partout, ce sont des agressions et le viol, surtout, celui de jeunes filles. En atteste entre autres, le dernier qui a concerné une fillette de dix ans !

Dans les quartiers huppés, la situation est autre : gendarmes policiers et gardes pullulent dans les rues, surtout pendant les dernières heures de la nuit. Ici se pose la question de l’égalité de traitement des populations.

Parce que le challenge d’une Autorité qui se veut correcte à l’endroit de ses populations, est d’abord, et surtout, d’assurer la quiétude des populations dans les grandes villes comme à l’intérieur du pays, notamment les habitants des grandes agglomérations ! Aussi, le rétablissement de la sécurité ne devrait, en aucun cas, être un prétexte pour discriminer des gens, porter atteinte à leur liberté d’aller et venir, ni à stigmatiser des communautés, des comportements ou des accoutrements. Il s’agira de travailler en professionnels, respectueux du droit et des procédures.

JOB

Source : Lauthentic

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