Si le cri vient de la montagne où fuira-t-on ?

minis_justice_00_27_3Je sais que ce n’est pas moi ou un autre qui empêchera le président Aziz de faire un troisième ou un quatrième. Mieux, les mauritaniens ne lèveront même pas le petit doigt pour s’opposer à la volonté de celui qui a réaliser l’exploit de faire deux coups d’Etat en l’espace de deux ans !
Certes, on aura droit aux gesticulations d’une opposition pressée de goûter, elle aussi, aux délices du pouvoir mais ça s’arrêtera là. Nous n’aurons droit ni à un « printemps arabe » ni à un « harmattan africain ».

Ceci dit, il est inconcevable que le ministre de la Justice, un avocat de formation, vienne devant les députés et les incite, en termes très clairs, de demander au président Aziz de « forcer la porte » du troisième mandat. Le très zélé ministre des Affaires économiques et des finances a tenu le même propos quarante-huit heures plus tôt, au moins, mis la forme : « le camouflage ».

Interpellé par un député de l’opposition, il avait précisé avoir dit que le peuple pourrait ne pas laisser partir un président qui a fait tant de réalisations ! Aux protestations de l’opposition, Ould Daddah (le ministre de la justice, pas le juste, l’opposant Ahmed), déclare : « Je suis un homme politique ». Entendez, « je dis ce que je veux pour plaire à mon maître. »

Il oublie, notre cher ministre de la Justice que le président de la République a juré de ne pas modifier les articles de la Constitution limitant son mandat ou de soutenir ceux (députés, ministres ou autres) qui œuvrent pour un projet si funeste.

Alors ?

Source: Cridem

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