Sidi Mohamed, président de l’UPR face à la presse : « Le président Mohamed Ould Abdel Aziz s’est sacrifié en 2005 et en 2008 afin de sauvegarder la volonté collective du peuple mauritanien »

pdt_upr_thumb_mediu_11_0Le président de l’Union Pour la République, principal parti de la majorité au pouvoir, Sidi Mohamed Ould Maham, a eu mardi dernier un long entretien avec des sites électroniques dont Tawary et Al Akhbar.

Ould Maham en a profité pour aborder les principaux problèmes de l’heure. De prime abord, le président de l’UPR a planté le décor.

Pour lui, « Ould Abdel Aziz respectera quoiqu’il advienne la Constitution et la volonté du peuple et acceptera la place où ce dernier le mettra, quitte à ce qu’il soit chef de file de l’opposition ».

En prenant soin de préciser que « les présidentielles prochaines n’ont fait l’objet d’aucune discussion ni au sein de l’opposition ni au sein de la majorité étant entendu que les priorités maintenant sont concentrées sur un véritable développement au profit du peuple et la lutte contre toutes les manifestations de la gabegie héritées des anciens systèmes. » 

Selon lui,  « Ould Abdel Aziz, qui s’est sacrifié pour sauvegarder le peuple et ses valeurs en 2005 et a remis le pays sur les rails en 2008 lorsque le pouvoir d’alors a essayé de reproduire le passé avec ses symboles et ses mécanismes, est soucieux plus que n’importe qui de l’intérêt national et du respect du peuple et de ses décisions. Les projets réalisés en son temps donnent une image de la profondeur du changement qui s’est produit en Mauritanie. »

Et Ould Maham d’ajouter : « Le peuple mauritanien nous a donné une chance de gérer ce pays à la suite d’élections transparentes et justes en 2009 et nous a renouvelé sa confiance en 2014. Nous assumons pleinement cette confiance pour servir le peuple et ses intérêts. Si, qu’Allah ne plaise, il arrive que nous perdions cette confiance, nous l’assumerons et travaillerons au sein de l’opposition ou d’une partie de la majorité qui gouverne en œuvrant à reprendre cette confiance le plus rapidement possible comme le font les partis ayant une expérience politique, un passé de lutte et un projet clair. »

Le président de l’UPR, qui a fait partie en 2008 du premier cercle de députés dits frondeurs contre le président Sidioca, va plus loin : « Ce que je peux dire est que le président Aziz est le promoteur d’un projet auquel nous croyons et pour lequel nous nous sommes sacrifiés. Nous l’avons conçu alors qu’il était civil démissionnaire de l’armée et hors du palais présidentiel. Ce projet est la première expérience nationale qui a joui de la confiance du peuple. Ses promoteurs ont été portés au pouvoir avec toutes les garanties politiques données, une surveillance internationale rigoureuse et avait en face de lui une forte concurrence. Nous sommes conscients des préoccupations du peuple sans nous soucier des rumeurs propagées sur la scène politique. Le président a expérimenté le pouvoir du dedans et l’action politique du dehors. Lorsqu’il y est revenu, il travaille à l’exécution de ses engagements électoraux. »

Et Ould Maham de conclure : « Nous n’avons aucune raison de paniquer ni de s’attrister. Les guides, qui ont de grands projets, planifient pour leur pays plus qu’ils ne le font pour eux-mêmes ou pour leurs intérêts. »

Source: Le calame

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