Sit-in des dockers de Nouakchott : La face cachée de l’esclavage légalisé

Depuis quelques jours, le Port de l’Amitié de Nouakchott vit une crise sans précédent dans les annales des luttes ouvrières caractérisée par une Docker en greve au Port de NKTT_Rimwebentente tacite entre les Autorités et les féodaux dans le dos des dockers et à leurs dépends.

Ces derniers ont été poussés à cesser le travail et à organiser un sit-in illimité interpelant l’ensemble des échelons de l’Etat depuis le bureau de l’emploi jusqu’au Président de la République, sans que du côté de l’autorité une perche vienne mettre terme à ce calvaire vivement dénoncé par l’Ira, l’assimilant à un néo esclavagisme légalisé.

Ces centaines de dockers tiennent à préserver dans leur mouvement de protestation jusqu’à la satisfaction de certaines doléances.

Il s’agit entre autres revendications fondamentales du renvoi de Mohamed Ould Cheikhna de la direction du Bureau de l’emploi (BEMOB) et l’implication des travailleurs dans la gestion de ce bureau pour que ce dernier soit au service des dockers et pas l’inverse, l’augmentation du prix du tonnage pour le faire passer d’une ouguiya par kilogramme à au moins trois et l’ouverture et l’équipement d’une infirmerie pour les travailleurs au port ainsi que sa dotation avec une ambulance.

« Les dockers, dont le nombre dépasse les sept mille, ont décidé d’entrer en désobéissance civique y compris à l’encontre des syndicats de travailleurs qui ont prouvé leur incapacité à arracher la satisfaction de leurs doléances et ont pactisé, pour la plupart d’entre eux, avec les forces féodales et le tâcheronnat » indique l’IRA dans une réaction à cette situation, accusant l’Etat d’ignorer la crise tout en déployant son arsenal classique de manœuvres visant à diviser les travailleurs en alternant bâton et carotte.

Et d’ajouter que la crise a vu aussi défiler au Port une cohorte de politiciens et de pseudo défenseurs de droits de l’homme qui essayent par tous les moyens de se mettre en valeur et de monnayer leur prétendue influence au près des travailleurs en essayant de faire renoncer ces derniers à leurs revendications légitimes.

Face à cette situation, l’IRA a exprimé sa totale et inconditionnelle solidarité avec ces travailleurs « qui souffrent un esclavage légalisé et imposé par l’Etat mauritanien depuis des décennies », faisant part de son rejet de toute solution définitive n’impliquant pas les dockers en premier, appelant l’administration à cesser de se ranger systématiquement aux côtés des hommes d’affaires et des féodaux qui ne sont mus que par leur seuls intérêts étroits pour le danger que représente cette position vis-à-vis de la paix civile et de l’unité nationale.

MOML avec IRA

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