Soirée d’Atar : Boidjel, un intrus.


“Sur la scène politique nationale, il y a des partis politiques déclarés de la majorité présidentielle mais qui ne le sont pas et d’autres déclarés mais qui ne le sont pas non plus’’, fait remarquer un observateur national.

Boïdjel Ould Homeïd, président du parti Al Wiam, fait partie de cette dernière catégorie. Il ne rate pas d’occasion pour marquer ses divergences avec ses anciens partenaires de la COD, mais ne rate pas aussi d’occasion pour noter son aisance à traiter avec la majorité.

Fidèle à cette ligne d’opposition ‘’responsable’’, plus à l’aise apparemment à côté de la majorité présidentielle que dans son propre camp, le leader et notable haratine a fait le voyage d’Atar, dans l’avion présidentielle, pour fêter l’anniversaire de l’accession de Mohamed Ould Abdel Aziz à la présidence. Exactement comme tous les soutiens du président…

Mais Boïdjel ne s’est pas limité à la stricte présence, il a pris la parole pour déclarer son opposition à tout nouveau dialogue entre le pouvoir et l’opposition… Une intervention franchement déplacée et très mal appréciée dans l’opinion.

C’était comme s’il était chargé de dire cela. D’autant plus que personne ne réclame le dialogue avec lui et que Messaoud, la véritable charrue de la coalition des trois partis dialoguiste dont Al Wiam, s’emploie depuis quelque temps à arrondir les angles dans la classe politique et a mis en place une initiative pour la formation d’un gouvernement d’union nationale qui sera chargé d’organiser les élections législatives et municipales.

On comprend qu’est ce qui offusque Boidjel de voir les différentes composantes de la scène politique s’entendre sur un schéma de sortie de crise ? Est-ce qu’il n’est pas effrayé pas l’éventualité de voir sa part attendue du gâteau diminuer… ?

Source : RMI Biladi

Toute reprise partielle ou totale de cet article doit faire référence à www.rimweb.net

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