SOMELEC : Nouveau cas d’abus contre les droits des travailleurs.

Depuis quelques temps, la direction générale de la société mauritanienne d’électricité (SOMELEC), ne cesse de violer et bafouer systématiquement les droits de ses travailleurs. La direction de cette société s’illustre notamment par le mépris et le manque de considération notoire des revendications socioprofessionnelles formulées par les travailleurs même celles relatives à leurs droits légitimes.

Cette situation a été observée au mois de septembre dernier, durant lequel un groupe de treize ingénieurs de la société avaient introduit une requête auprès de la direction générale de la société lui demandant d’ouvrir des négociations avec eux autour de ces revendications.

Plutôt que de discuter avec eux, le directeur général de la société a fait appel au service de la police pour évacuer ces travailleurs par la force. Par la suite 5 d’entre eux ont été définitivement empêchés de se présenter dans la société pour quelque motif que ce soit.

Comme autres mesures répressives, l’employeur a adressé une demande d’explication aux treize ingénieurs les informant qu’ils avaient abandonnés leur poste à 10h alors qu’en réalité leur horaire de travail ne commence qu’à partir de 16H. Des accusations que les travailleurs ont catégoriquement rejetées en justifiant qu’ils ne reprennent service qu’à 16h.

L’employeur n’a même pas tenu compte de cette réalité professionnelle et a infligé à ces travailleurs une mise à pied d’une durée manifestement excessive de 8 jours, directement.

Il faut reconnaitre ici que le comportement de l’employeur viole d’une manière flagrante les dispositions de l’article 20 de la CCGT, qui prévoient une série de sanctions disciplinaires d’importance progressive selon la gravité ainsi que la récurrence de la faute reprochée.

Ces sanctions varient de : l’avertissement écrit ; la mise à pied de 1 à 3 jours ; La mise à pied de 4 à 8 jours ; et enfin le licenciement. Seulement, l’employeur s’est empressé à se débarrasser de ces ingénieurs en leur infligeant directement une mise à pied de 8 jours qui devrait selon toute vraisemblance aboutir à leur licenciement.

Sur un autre plan, l’employeur continue à trainer les pieds pour l’organisation d’une élection des délégués du personnel alors que le mandat du précédent collège est arrivé à échéance depuis quelques mois. C’est ainsi que, l’employeur manifeste toute son indifférence face au calvaire des travailleurs.

Actuellement, la direction de la société use de tous les subterfuges et intimidations pour ébranler le moral de ceux-ci et venir à bout de leur détermination. Soulignons que l’attitude chevaleresque du directeur de cette société constitue un déni du droit de négociation tel que stipulé par la convention 98 de l’OIT mais aussi de la législation nationale et constitue également un précédent grave qui peut mener à la détérioration du climat social au sein de cette société.

La CGTM condamne fermement les comportements belliqueux et outranciers de la direction générale de la SOMELEC et la rend responsable des conséquences de ce mépris des travailleurs et de leurs droits. La CGTM réitère sa solidarité agissante avec la lutte des vaillants travailleurs de la SOMELEC et leur exprime le soutien de l’ensemble des travailleurs de notre pays.

Massiré Diop
Chargé de presse et communication
Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie
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Source:Cridem


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