Son mari absent, elle se remarie

remarieC’est la triste histoire de Billal Ramdhan, informaticien dans une Agence de voyage de Nouakchott. Marié depuis huit ans àAïcha Baal, une bonne dame qui lui a donné une fillette, l’infortuné souffrait d’une maladie pour laquelle il s’était saigné auprès des marabouts et autres tradi-praticiens.
L’homme qui ne « voulait jamais donner son corps à la médecine moderne », ne se traitait qu’auprès de soigneurs traditionnels. Constatant même que son état s’empirait, il décide de se rendre au Mali auprès de guérisseurs traditionnels dont on lui avait chanté les prouesses.
C’était en 2010. A l’époque, il avait entretenu des contacts téléphoniques réguliers avec son épouse. Mais depuis 2012, Billal n’avait plus donné de ses nouvelles. La dernière fois qu’il contactait quelqu’un, c’était le 14 décembre de cette année-là quand il apprenait à son frère qu’il comptait se rendre au Burkina Faso et dans les deux Guinée voisines.
Ici et là, se trouveraient des soigneurs qui seraient capables de venir à bout de la maladie qui le rongeait. Depuis, aucune nouvelle de lui. Deux ans durant, son épouse avait été prise en charge par ses parents, mais très vite les relations entre eux devaient se détériorer.
Fatma sans ressources, et qui avait en charge une fillette, se sera rendue plusieurs fois chez ses beaux parents pour leur demander le divorce. En vain ! De guerre lasse, elle finira par contacter un Cadi. Pendant un an, ce dernier devait la traîner exigeant d’elle des preuves de la disparition de son mari et des témoins attestant de ce fait. Il y a un an, elle a obtenu son « sésame ».
Depuis février dernier, Aïcha Baal est Mme Alioune, un commerçant mauritanien revenu de Gambie où il a fait fortune. Il y a deux semaines, Billal Ramdhan est revenu à Nouakchott. Il avait hâte de revoir son épouse et sa petite fille.
Alors que le visage fendu d’un large sourire, il essayait de se jeter jetait dans les bras de cette dernière, il fut frappé par la froideur de l’accueil. Sa douce compagne, celle dont les larmes chaudes avaient inondé sa poitrine quelques années plus tôt était devenue méconnaissable. Il demanda tout naturellement, les raisons d’un tel changement. Elle lui balança sans état d’âme qu’elle s’était remariée. Billal sentit le ciel lui tomber sur les épaules.
Il eut du mal à le croire. Très en colère, il décida de porter l’affaire devant la justice. Une affaire qui défraie la chronique à El Mina. Depuis, une enquête a été menée et l’affaire devrait tomber ces jours-ci sur la table du Procureur de la République qui devrait convoquer les nouveaux mariés. Affaire à suivre.

Fin tragique d’une « Siriya »

Fatma Lehbib se trouve depuis deux jours à l’hôpital d’Arafat pour traumatisme. Mère de famille particulièrement attachée à son foyer, et ne quittant jamais son domicile, elle a su à ses dépens qu’une femme mariée ne doit pas donner entière confiance à son époux. Surtout quand celui-ci est engagé dans la politique.
Depuis quelques mois, Fatma avait trouvé les absences nocturnes de son mari, de plus en plus bizarres. Chaque fois qu’elle lui en tenait mot, il se justifiait soutenant en substance qu’étant toujours désigné pour rédiger les procès verbaux des réunions, il se devait de rester en place jusqu’au terme de chaque assemblée.
Pour autant, un fait étrange avait frappée Fatma : à deux reprises, son époux lui revenait en fin de soirée portant une chemise qui n’était pas celle qu’il portait à son départ de la maison. Et quand elle lui en parla, il était parvenu à se sortir d’impasse, affirmant qu’au siège du parti, la chaleur des salles tait si suffocante, qu’il lui arrivait de s’être sa chemise et de s’en procurer une autre auprès d’un camarade logé non loin du parti.
Lundi dernier, elle trouvera la situation insoutenable quand son mari lui apprit qu’il risquait de découcher du fait de travaux politiques prolongés dus à sommet de la Ligue arabe.
Persuadée qu’il ne s’agissait là que d’un prétexte, elle décidé de poster son époux. Sorti de la maison avec de très beaux habits, ce dernier passa d’abord dans un grand espace de la place où il s’approvisionna en denrées alimentaires diverses. Puis, sa voiture se dirigea vers le quartier d’Arafat pour se garer devant une maison.
Quelques minutes et voilà que s’ouvre une porte de garage qui permettait au véhicule de s’engouffrer dans la maison. Il ne s’agissait sans nul doute pas de parti politique et encore moins de réunion se serait dit Fatma, qui se rendit auprès du boutiquier du coin pour s’infirmer à propos de la maison où se trouvait son mari.
A peine le boutiquier lui avait révélé que l’homme dont elle demandait des nouvelles avait récemment acheté la maison cible et qu’il y avait logé sa femme et ses trois enfants et voilà Fatma perdre connaissance. Affolé, le boutiquier qui ne savait plus à quoi s’en tenir, eu l’ide d’aviser son voisin.
Il lui raconta rapidement ce qui s’était produit et demanda son secours pour l’évacuation de son hôte. Quand celui-ci rendit sur place, grande fut sa surprise en découvrant qu’il s’agissait de sa Fatma ! L’infortunée fut menée à l’hôpital et depuis, elle semble avoir perdu la voix.

Ahmed B

Source : L’Authentique

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