SOS : problèmes de transport à Nouakchott

Nktt+Dkr

Une erreur monumentale, un manque total de bon sens, une ignorance de l’intérêt général au bénéfice d’une minorité infime… les caractéristiques ne manquent pas pour illustrer l’interdiction faite aux chauffeurs étrangers de conduire des taxis. Avec quels résultats ?

- Quelques centaines de chauffeurs de taxis nationaux qui quadruplent ou quintuplent leurs recettes journalières au détriment de plusieurs dizaines de milliers de nouakchottois qui n’arrivent plus à trouver des taxis ou n’ont plus les moyens de payer les tarifs imposés.

- De longues attentes de taxis au détriment d’activités productrices.
- Des malades qui n’arrivent pas à se faire soigner faute de moyens de transport.

- Des chauffeurs de taxi arrogants avec les clients qui choisissent de ne plus rouler que pendant les heures de pointe où ils peuvent arnaquer et imposer leurs tarifs à des « nécessiteux du transport » qui n’en peuvent plus

– Une ruée vers l’achat de voitures d’occasion
(dont les prix ont augmenté opportunément) pour pallier ces problèmes de transport, engendrant une saignée supplémentaire de nos devises, une augmentation des embouteillages et de la pollution par les gaz d’échappement.

– Des travailleurs qui arrivent en retard
et dont les budgets ressentent gravement l’augmentation des tarifs

– Une ouverture des classes qui s’annonce catastrophique
du fait des besoins supplémentaires de transport public qu’elle entraîne

Messieurs les décideurs, de la même façon qu’une spécialiste marocaine de l’imagerie médicale a été recrutée, de la même façon que des enseignants étrangers s’occupent de nos enfants dans les écoles privées et au sein de nos familles, de la même façon que nous utilisons les services d’ouvriers étrangers, nous avons encore besoin des chauffeurs de taxi étrangers pour réguler le transport public en Mauritanie.

Les mauritaniens doivent apprendre à travailler et à se frotter à la concurrence pour s’imposer par la qualité de leur service et non par une discrimination qu’on ne peut qualifier de positive.

Nous avons à présent de très bons mécaniciens, de très bons électroniciens, de très bons informaticiens qui vivent très bien de leur métier et qui n’ont jamais bénéficié d’un quelconque passe droit administratif.

Les importantes réalisations de ces dernières années en matière d’infrastructures routières urbaines devraient-ils servir aux populations ou à une simple catégorie professionnelle ?

Source : Arbi Walid

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