Soupçonnées de soutenir les groupes rebelles du nord : Les Maliens appellent à boycotter les produits français et à protester contre la Minusma et la Force « Serval »

Mali - Manif contre la France

Au cours de son assemblée générale extraordinaire tenue en début de semaine au Carrefour des Jeunes, le collectif pour la Défense de la République (Cdr) a examiné les incidents malheureux qui émaille la visite du Premier ministre Moussa Mara, le week-end dernier à Kidal.

Après mainte reflexion et analyse de la situation sous toutes ses formes, le collectif pour la défense de la République (Cdr) a décidé d’apporter son soutien à l’action gouvernemental, afin que le cas « Kidal » soit résolu de façon définitive. Le Cdr a vivement condamné l’attaque perpetrée par les éléments du Mouvement National de Libération de l’Azawad (Mnla) contre les autorités civiles maliennes et qui ont conduit à l’assassiant sauvage de certains agents de l’administration civile, parmi lesquels des préfets et sous-préfets. Le Cnr se dit profondement indiqué par des actes de barbarie et en conséquence il a dégagé l’unanimité de ss membres, un plan d’action qui se résume en trois mésures.

Dans son analyse de la situation, le Cdr n’a pas été du tout tendre avec l’opération « Serval » de la France et la Minusma des Nations Unies qu’il soupçonne d’être de connivence avec les groupes rebelles. C’est pourquoi le collectif dans son plan d’action appelle les Maliens à boycotter tous les produits émanant des entreprises françaises au Mali. En plus de ce boycotte des produits français, ce Cdr entend faire des sit-in de façon regulière et prolongée devant les locaux de la Minusma à Bamako. Dans son plan d’action, le Cdr projette aussi d’organiser ne marche de protestation sur toute l’étendue du territoire national, le samedi 24 mai prochain.

Au cours de cette assemblée générale, le porte-parole du collectif M. Mohamed Youssouf Bathily est entré dans une colère noire en se remémorant les actes odieux qui ont été perpetrés en 2012 par le même Mnla et a lui de déclarer : « l’acte crapuleux posé par les groupes armés du nord nous rappelle les atrocités 2012. En effet, les bandits armés du Mnla ont commis le même genre d’atrocité le 25 janvier 2012 en égorgeant froidement de nombreux militaires maliens à Aguel’Hoc. C’est actes criminels sont restés impunis ».

Pour M. Bathily, en prenant d’assaut le gouvernorat de Kidal, en assassinant froidement des préfets, sous-préfets, civils et militaires et prenant en otage des innocents, le Mnla qui se fait passer pour un groupe fréquentable s’est illustré dans la barbarie la plus ignoble.

Le porte-parole du collectif ajoute : « Le Mnla commet en complicité avec les terroristes des crimes inhumains, imprescriptibles. Le scénario est connu d’avance. Lors de sa Déclaration de Politique Générale (Dpg) à l’Assemblée Nationale, le Premier ministre a annoncé son intention de se rendre à Kidal. Depuis lors, les groupes rebelles ont commencé à s’agiter et à organiser un plan marchiavélique.

Du 29 avril au 02 mai 2014, le Mouvement National de Libération de l’Azawad (Mnla) a organisé à Kidal une rencontre de concertation interne, avec des centaines de délégués venus d’un peu partout. Quelques jours plus tard le  Haut Conseil de l’Unité de l’Azawad (Hcua) a organisé à son tour, au même endroit, son 2ème Congrès ordinaire auquel des centaines de délégués ont pris part. Lors de ces rencontres, la Minisma et la force « Serval » de la France ont laissé entrer librement les fameux « délégués » sans contrôle et ceux-ci ne sont pas d’ailleurs ressortis ».

Le collectif se dit convaincu que ces « délégués » n’étaient autre que des combattants venus avec armes et munitions pour attendre la venue du Premier ministre. « C’était un plan bien réfléchi car ils savaient que le détachement de militaires maliens présents dans la ville de Kidal était en nombre insuffisant. Mais la surprise a été la mauvaise foi manifestée par la Minusma », a fustigé le porte-parole du Collectif pour la Défense de la République (Cdr), M. Mohamed Youdssaouf Bathily.

Le porte-parole du collectif a déclaré sans ambages que concernant Kidal, la France met la pression sur les autorités maliennes et que de son côté le peuple malien doit mettre la pression économique sur la France en boycottant les prestations de la société Orange-Mali en abandonnant l’utilisation des Sim orange et en boudant les stations total jusqu’à la libération totale de Kidal.

Modibo KONÉ

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