Suprême humiliation : la Mauritanie apprend qu’elle entre en guerre par la presse étrangère…


Jeune-afrique confirme la dépêche de l’AFP : c’est l’équivalent d’une déclaration de guerre officielle car toujours aucun démenti du pouvoir comme s’il attendait de voir l’effet sur le pays avant de parler officiellement. Résultat : stupeur à Nouakchott déjà habitué à être les derniers servis en matière de communication sauf qu’il ne s’agit plus seulement de l’état de santé du président mais d’une affaire de sécurité nationale.

La trêve avec les illuminés a-t-elle été rompue par ces derniers pour qu’Aziz décide du jour au lendemain de mettre à exécution ses menaces de poursuite ? Non, sinon Aziz ne déclarerait pas qu’il attend une demande du Mali pour rejoindre le dispositif Serval. C’est une décision stratégique fruit de l’évolution de la situation. Alger ayant fermé ses frontières et ouvert son espace aérien aux forces françaises et alliées, Nouakchott ne pouvait demeurer en reste.

Que faire ? Aziz est pragmatique, il sait que sans l’aide Française la Mauritanie ne peut être sécurisée désormais vu l’inévitable ressac des illuminés, il en va aussi de sa sécurité personnelle ou du moins de son fauteuil de président car les mauritaniens n’aiment pas la guerre conscients que nous sommes de nos forces. La sécurité est sa dernière carte, il fera le nécessaire et c’est apparemment ce qu’il vient de décider en changeant radicalement de programme sécuritaire.

Sans attaque contre la Mauritanie, peut-il seul engager la Mauritanie sans qu’il n’y ait le moindre débat à ce sujet au pays ? Oui ! Il le peut, et le prouve.

C’est un vrai tournant si c’est confirmé et la réponse politique de l’opposition radicale se fera plus lourde plus inconsciente car le nationaliste arabo en prendra un coup vu qu’il est désormais question de s’engager avec l’appui militaire français. La Mauritanie redevient  une cible car la déclaration présumée d’Aziz cité par l’AFP et Jeune-afrique n’est rien qu’une déclaration de guerre aux illuminés.

Le peuple mauritanien s’inquiète car il ne veut pas subir le terrorisme aveugle même si jusque-là les illuminés ont toujours distingué les soldats des civils mauritaniens. Mais peut-on éternellement se cacher derrière la peur et subir la menace de ces gens-là ? « Qui craint de souffrir, souffre déjà de ce qu’il craint » disait quelqu’un. Dieu merci, ce monde-là ce n’est pas l’Afghanistan, ou l’Irak, cela n’a rien à voir car ce sont les illuminés les agresseurs qui veulent imposer aux musulmans leur jahilisme et leurs primitives perspectives par la terreur.

De quel droit les laisser faire ? Quand on voit comment ils ont déguerpis des villes occupées impunément, on s’étonne qu’on les ait laissés faire si longtemps. Seulement qu’on ne s’y trompe pas ! Ce sera une guérilla interminable à moins que ces illuminés ne soient encerclés au milieu de leurs repères d’antan en plein désert jusqu’à ce qu’ils retrouvent les proportions qu’ils avaient car il leur faudra bien se ravitailler.

En entrant en guerre ou tout comme, la Mauritanie renvoie ces illuminés dans le désert d’où se seront fait comme des rats tôt ou tard si toutes les nations de la place jouent le jeu sauf s’ils disparaissent dans la nature en cachant leurs armes pour ensuite faire une guérilla sans merci. Ce sera alors une guerre longue surtout si les illuminés finissent par gagner la guerre psychologique pour se rendre sympathique aux yeux des populations surtout arabo-berbères. C’est une dimension terrible qu’il faut bien prendre au sérieux quand on entend déjà ce que raconte le petit peuple à Nouakchott baigné d’El-jézira, de djihadisme contre les infidèles qui les méprisent et dont les territoires leur sont interdits.

Autre dimension à venir : àprès l’exode des réfugiés maliens vers les pays limitrophes, il faut s’attendre sous peu, à l’exode vers l’ouest des mauritaniens de l’Est…

Nous verrons bien mais gare à laisser nos politicards sans foi ni loi de la place se servir de leur lâcheté pour affaiblir le pouvoir dans cette affaire même s’il faut rendre le pays plus fragile avec toutes les conséquences meurtrières qu’on imagine. Déjà, hier des petits journaleux commencent à parler de kamikazes en ville.  Là encore, le risque est terrible de voir une certaine presse électronique aux mains des opposants sans foi ni loi semer la terreur pour affaiblir le pouvoir.

Nous verrons bien mais il n’y a aucune raison que la sécurité régnant en Mauritanie ne soit ébranlée vu l’efficace dispositif sécuritaire bien avant l’opération Serval. L’aide française et étrangère ne pourra que renforcer cela inch’allah vu l’ampleur des nouvelles menaces.

Quant à nos politicards qui méditent déjà la chute d’Aziz comme d’autres avant lui qui ont voulu entraîner la Mauritanie dans la guerre comme toute nation qui se défend, ces gens-là ne représentent plus rien et si la guerre doit être faite, il faut la faire mais ce qui est humiliant c’est d’apprendre l’engagement futur de la Mauritanie par la presse étrangère, c’est la preuve définitive que l’opinion publique compte pour zéro chez ces gens-là ou du moins qu’elle a tellement l’habitude d’être humiliée qu’il ne faut pas changer cette seconde nature !  » Les chiens aboient et  la caravane passe !  » ce n’est pas un proverbe arabe pour rien !

Durant sa convalescence en France, Aziz a eu un profond mépris pour l’opinion publique, pas seulement lui qui était dans un terrible état mais tout son entourage qui informait uniquement  les agences de presse étrangères. On se souvient de la première nouvelle donnée à Reuters par un conseiller en communication, suivront d’autres. La presse nationale fut la dernière servie ; elle eut droit aux restes…

Est-ce que cela a empêché la population de faire à Aziz un accueil grandiose ? Pas du tout ! C’est étonnant car dans aucun pays de la région et même du monde, vous ne verrez un président annoncer la disponibilité de son pays pour la guerre  via la presse étrangère alors que cela engage la sécurité de chaque citoyen et de chaque hôte de la Mauritanie.

C’est ainsi mais qu’Aziz n’oublie jamais que lorsqu’il était un « général » putschiste prêt à étaler le corps du président élu si on cherchait à l’éloigner du pouvoir, c’est via la presse et par la presse que ses partisans l’ont rendu fréquentable jusqu’à ce qu’il puisse voler de ses propres ailes, d’autres diront de ses propres mains, et à l’époque les forces vives n’étaient pas comme aujourd’hui complètement en cendres.

Pour le reste, si l’armée cherche des journalistes pour les accompagner au front comme font toutes les armées civilisées du monde, je suis partant à condition qu’on me donne une arme pour parler la langue locale au cas où…

Source : CHEZVLANE

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