Sur le nucléaire iranien, l’accord vaut mieux que le statu quo

4609206_6_2936_a-lausanne-jeudi-2-avril-le-secretaire_c2f2f2e9d4eb923fd1e1e36b7a203996Editorial du « Monde ». Le document « d’étape » conclu, jeudi 2 avril à Lausanne, en Suisse, marque une percée historique dans le dossier du nucléaire iranien. A condition qu’il débouche sur un accord « final » d’ici au 30 juin, ce qui n’est pas garanti. Pour la première fois depuis douze ans, date des premiers pourparlers avec Téhéran, le cadre précis d’un règlement destiné à empêcher l’Iran de se doter d’une arme nucléaire a été défini. C’est un succès dans la lutte contre la prolifération.

Les esprits chagrins devraient s’interroger sur les autres options possibles. Elles sont toutes catastrophiques. Le régime des sanctions, sans cesse alourdies, auquel l’Iran est soumis ne l’a pas empêché de poursuivre un programme qui représente une violation flagrante de ses engagements en tant que pays signataire du traité de non-prolifération (TNP). Le fardeau des sanctions a sans doute conduit Téhéran à la table des négociations, mais ne l’a aucunement dissuadé d’accroître ses capacités en matière d’enrichissement de l’uranium – le chemin vers l’arme atomique.

Dans cette affaire, il ne peut y avoir de statu quo. Attendre, c’est prendre le risque d’une République islamique chaque jour plus à même d’enrichir de la matière fissile à des fins militaires.

L’autre option, c’est la guerre, des raids de bombardements sur les installations iraniennes, avec le risque d’une riposte de la République islamique dans le Golfe, donc le risque d’ajouter un conflit dans une région déjà à feu et à sang. Sans compter que ni la guerre ni le statu quo ne garantiraient que l’Iran ne finisse par se doter de la bombe. Au contraire.
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Editorial du « Monde ». Le document « d’étape » conclu, jeudi 2 avril à Lausanne, en Suisse, marque une percée historique dans le dossier du nucléaire iranien. A condition qu’il débouche sur un accord « final » d’ici au 30 juin, ce qui n’est pas garanti. Pour la première fois depuis douze ans, date des premiers pourparlers avec Téhéran, le cadre précis d’un règlement destiné à empêcher l’Iran de se doter d’une arme nucléaire a été défini. C’est un succès dans la lutte contre la prolifération.

Les esprits chagrins devraient s’interroger sur les autres options possibles. Elles sont toutes catastrophiques. Le régime des sanctions, sans cesse alourdies, auquel l’Iran est soumis ne l’a pas empêché de poursuivre un programme qui représente une violation flagrante de ses engagements en tant que pays signataire du traité de non-prolifération (TNP). Le fardeau des sanctions a sans doute conduit Téhéran à la table des négociations, mais ne l’a aucunement dissuadé d’accroître ses capacités en matière d’enrichissement de l’uranium – le chemin vers l’arme atomique.

Dans cette affaire, il ne peut y avoir de statu quo. Attendre, c’est prendre le risque d’une République islamique chaque jour plus à même d’enrichir de la matière fissile à des fins militaires.

L’autre option, c’est la guerre, des raids de bombardements sur les installations iraniennes, avec le risque d’une riposte de la République islamique dans le Golfe, donc le risque d’ajouter un conflit dans une région déjà à feu et à sang. Sans compter que ni la guerre ni le statu quo ne garantiraient que l’Iran ne finisse par se doter de la bombe. Au contraire.
Source: lemonde.fr

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