Sur ordre du Wali du Brakna, trois militants abolitionnistes séquestrés pendant cinq jours

Le Wali du Brakna M. Abdourrahmane Ould MAHFOUDH Ould KHATRI a présidé, le dimanche 8 novembre 2015, dans les locaux de la Maison des jeunes d’Aleg, une réunion publique sur le thème : « séquelles de l’esclavage en Mauritanie ».

A l’ouverture de la réunion, le Wali a fait une introduction et ouvert les discussions avec les contributions des participants.

Pendant une bonne heure, ce qui s’est passé en réalité, à commencer par l’introduction du Wali à laquelle se sont ajoutées les contributions des nombreux intervenants, n’est rien d’autre qu’une campagne de déni d’esclavage orchestrée par les autorités administratives locales. Les interventions de basse facture peuvent être résumées en ce qui suit : l’esclavage n’existe pas en Mauritanie, le gouvernement gagnerait plus à concentrer son action sur d’autres problèmes, ceux qui parlent d’esclavage sont à la solde du lobby juif…

En effet, depuis le début des interventions, le camarade Boubacar YATMA présent dans les lieux n’a cessé de demander la parole sans réussir à se la faire accorder. Excédé, il s’est levé pour contester la censure que le Wali voudrait lui imposer, regrettant le caractère hautement mensonger des contributions, à commencer par celle du Wali. Sur ce, le Wali a ordonné aux policiers la mise aux arrêts de Boubacar YATMA ; ce que les policiers firent avec beaucoup de violence.

Venus se renseigner sur la situation du détenu, les camarades Aly MAHMOUD et Samba DIAGANA, ont été à leur tour arrêtés, suite à leur refus de quitter le commissariat que les policiers en faction leur intimaient.

Après avoir été libérés le lendemain, les militants ont été de nouveau arrêtés par des policiers sur ordre du commissaire.  Ainsi,  ils ont été détenus jusqu’au vendredi 13 où ils furent déférés au parquet. Après avoir été entendus par le Procureur, devant la légèreté des poursuites, les militants furent relâchés.

Devant tant de barbarie dans l’arbitraire, IRA – Mauritanie :

  • Dénonce la persécution, cinq (5) jours durant, de militants pacifiques dans le seul objectif de satisfaire les caprices d’un administrateur véreux,
  • Dénonce la campagne honteuse de déni d’esclavage qui avait toujours été menée par les hautes autorités du pays qu’elles intiment, désormais, aux autorités administratives régionales de poursuive,
  • Prend à témoins l’opinion nationale et internationale sur les risques que représentent de tels comportements des autorités racistes et esclavagistes de Mauritanie,
  • Enfin, réitère son engagement ferme et pacifique à continuer la lutte contre l’esclavage, le racisme d’Etat et l’exclusion en Mauritanie et ce, quelqu’en soit le prix à payer par ses membres.

La commission de communication

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