Syrie : 4 photos, 4 regards tout simplement…

petite filleLa petite fille qui soutient le petit garçon qui crie, le regard de l’homme plein de poussière, celui qui regarde la petite fille pleine de sang et celui de l’enfant trimballé au-dessus des barbelés.

Pourquoi ces photos n’ont pas eu sur le monde l’effet du petit Aylan sur la plage Turque ? Peut-être parce que justement le petit Aylan n’était pas meurtri par la guerre ou ravagé par la mort. Le petit Aylan n’était pas couvert de sang, il ne criait pas. Il était tout mignon comme s’il était endormi ou du moins on a l’impression qu’il vient juste de mourir sous nos yeux comme tombé du ciel comme un oisillon tombe du nid.
On a l’envie dingue de courir vite le retourner, le serrer contre nous pour qu’il sèche et se réveille mais quelque chose nous dit qu’on arrive trop tard. Ce quelque chose c’est ce petit nez trempé dans le sable. La mer semble l’avoir épargné, on dirait que la mer en a pris soin pour le déposer délicatement sur la plage avec ces petites chaussures d’enfant en sachant que cela allait secouer le monde.
Ce petit qui meurt sous nos yeux, c’est la mer qui le rend avec humanité à l’humanité ou ce qui l’en reste…
Nous vivons une époque folle et monstrueuse où le plus grand nombre à l’abri est témoin de tout sans pouvoir agir comme si agir était hors de portée. C’est cette l’illusion de l’inaction que fait que tout est désormais permis sous nos yeux lamentables mais sincères.

                                         Passons.

Source: Chezvlan
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