Syrie: les combats ont repris avec rage à Alep

quartier-rebelle-al-qaterji-a-alepLes combats ont repris de plus belle à Alep, la seconde ville du pays. Selon des témoins sur place, ces combats ont repris avec une rare violence. Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH, généralement bien informé, affirme qu’il s’agit des raids les plus intenses depuis des mois. Sur place, on parle déjà d’une cinquantaine de morts.

A présent que la trêve a volé en éclats, il n’y a, semble-t-il, plus aucune retenue. Des quartiers rebelles d’Alep étaient en feu ce jeudi après une nuit d’intenses bombardements. Des témoignages sur place indiquent que les raids aériens de l’armée syrienne appuyée par les forces russes sont d’une intensité sans précédent.

Alep est la capitale économique du pays et le président syrien Bachar el-Assad n’a jamais fait mystère de sa volonté de la reprendre coûte que coûte. Pas question donc pour lui de laisser aux insurgés du répit ou du temps pour qu’ils se réorganisent. On parle de pas moins de quinze raids aériens et surtout de bombes au phosphore. Les pompiers en tous cas tentent toujours de maîtriser les flammes.

Abou el-Haythem el-Hour est un militant de l’opposition à Alep. Il témoigne de la situation sur place :

« Durant les dernières 24h les forces du régime et leur allié russe ont appliqué la politique de la terre brûlée à Alep. Plus d’une centaine de frappes ont visé la ville. Les forces du régime lâchent leurs bombes d’une manière complètement hystérique. C’est de la folie. Ce sont des zones civiles assiégées qui sont ciblées. C’est de la folie. Il y a des frappes d’artillerie, des frappes menées par des chasseurs bombardiers et d’autres raids encore menés par des hélicoptères. Des bombes au phosphore et des bombes à sous-munitions sont utilisées. Il y a des bombardements au napalm. Et tout cela contre des zones où vivent de nombreux civils. Il y a eu une centaine de morts, ici, à Alep. En ce moment même des ambulances tentent de porter secours aux blessés, mais elles se font mitrailler. Les blessés sont en train de se vider de leur sang. »

Les Nations unies ont demandé au président syrien de lui permettre de distribuer l’aide alimentaire bloquée à la frontière turco-syrienne, cette nourriture risque d’être périmée ce lundi. « 40 camions attendent à la frontière turco-syrienne. S’il vous plaît, président Assad, faites ce que vous avez à faire pour nous permettre d’accéder à l’est d’Alep et aussi aux autres zones assiégées », a demandé Jan Egeland, le chef du groupe de travail de l’ONU sur l’aide humanitaire en Syrie. Aucune réponse pour le moment.

Source: RFI

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge