Syrie: série d’attentats dans des villes contrôlées par le régime

soldats de l'armée syrienneUne série d’attentats a fait une quarantaine de morts dans des zones contrôlées par le régime de Bachar el-Assad ou les forces kurdes. Ces attaques, qui visent des villes déjà frappées par le passé par le groupe jihadiste, parfois avec le même mode opératoire, ont été revendiquées par l’organisation Etat islamique.

Une série d’attaques à la bombe a causé la mort, lundi 5 septembre, d’au moins 48 personnes dans plusieurs villes de Syrie, essentiellement contrôlées par le régime, selon les médias d’Etat. Elles interviennent au lendemain de la perte par l’EI de ses dernières positions le long de la frontière turque, et d’un succès de l’armée syrienne et de ses alliés qui ont réussi de nouveau à assiéger les quartiers rebelles d’Alep.

Ces attaques ont été revendiquées par le groupe Etat islamique (EI), qui a déjà visé à plusieurs reprises les villes frappées. « Ces attaques ont été clairement menées simultanément en visant des positions des forces de sécurité », souligne Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Mode opératoire de l’EI

L’attentat le plus meurtrier a fait au moins 35 morts et 43 blessés près de Tartous, un fief du régime de Bachar al-Assad qui abrite une base militaire russe. Dans cette ville, l’attaque a été menée sur un pont à la périphérie à l’aide d’une voiture piégée et d’un kamikaze, qui a déclenché sa ceinture d’explosifs lorsque des personnes se sont rassemblées pour secourir les blessés de la première explosion, selon la télévision d’Etat. Un tel mode opératoire est utilisé par les jihadistes d’Al-Qaïda et de l’EI.

Dans le nord-est du pays, au moins huit personnes ont été tuées à Hassaké, une ville tenue quasiment entièrement par les milices kurdes bien que le régime soit présent dans certaines zones. Selon les médias d’Etat, six des huit morts sont des membres d’Assayech, les forces de sécurité kurdes, qui étaient présents à un point de contrôle. L’EI a revendiqué l’attentat en parlant d’une opération suicide. Hassaké a été fréquemment pris pour cible par l’EI, qui a notamment revendiqué un attentat ayant fait 16 morts en juillet à l’extérieur d’une boulangerie.

Par ailleurs, l’explosion d’une voiture piégée a causé la mort de quatre personnes alors que sept autres ont été blessées à Homs, dans le centre du pays, selon l’agence officielle Sana. Cette attaque a été menée à l’entrée de Zahra, un quartier majoritairement alaouite, une branche du chiisme à laquelle appartient Bachar el-Assad.

Source: RFI

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