Tchad : le «volet français» de l’affaire de l’Arche de Zoé devant le tribunal correctionnel à Paris

Six membres de l’association caritative l’Arche de Zoé doivent comparaitre ce lundi 3 décembre devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils seront jugés pour « escroquerie », « exercice illégal de l’activité d’intermédiaire à l’adoption » et « aide à l’entrée et au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France » suite à une tentative d’exfiltration, en 2007, par cette association, de cent trois enfants, soit-disant orphelins, en provenance du Tchad et à destination de la France.

Souvenez-vous, c’était le 27 octobre 2007. Dans le Nord-Est du Tchad, non loin de la frontière soudanaise et du Darfour en guerre, les autorités tchadiennes avait arrêté, sur la route de l’aéroport d’Abéché, un convoi de cent trois enfants. Les enfants étaient affublés de faux pansements par une association, l’Arche de Zoé, pour les faire sortir illégalement du Tchad à destination de la France, où des familles d’adoption attendaient les enfants persuadées qu’il agissait d’orphelins.

Dix-sept personnes sont donc immédiatement arrêtées, neuf Français, sept Espagnols et le pilote belge de l’avion. Tous vont se retrouver incarcérés à Ndjamena, alors que les enfants sont ramenés à Abéché, où la plupart retrouveront d’ailleurs leur véritables parents.

En novembre, le pilote, deux journalistes et les Espagnols sont libérés. Et le 26 décembre, les six français sont condamnés par la Cour criminelle de Ndjamena à huit ans de travaux forcés. Mais ils seront graciés par le président tchadien Idriss Déby et transférés dans des prisons françaises pour une peine de substitution, dont ils sortiront en mars 2008.

Ce nouveau procès qui commence en France devrait durer jusqu’au 12 décembre.

Source : RFI


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