Tension Israël-Hezbollah: vigilance malgré une situation apaisée

observation des Nations UniesRFI : Mercredi 28 janvier, deux soldats israéliens et un membre de la Finul ont été tués dans une attaque du Hezbollah sur un convoi israélien dans le secteur contesté des fermes de Chebaa. Ce jeudi matin, l’Etat hébreu annonce avoir reçu un message du mouvement chiite lui assurant qu’il n’avait pas l’intention de poursuivre un nouveau cycle de violence. Cette information n’a pas été confirmée par le Hezbollah. A la frontière israélo-libanaise, la situation est redevenue calme mais les habitants se disent inquiets et sont attentifs.

Mercredi, des tirs ont été signalés non loin du mont Hermon, où se trouve notre envoyée spéciale. Les visiteurs ont dû être évacués. Mais ce jeudi, le calme est revenu. Située à la frontière entre Israël, le Liban, mais aussi la Syrie, sur le plateau du Golan, cette zone est stratégique.

Le Mont Hermon abrite – et c’est une curiosité – une station de ski à 2 000 mètres d’altitude, qui est sous contrôle de l’armée israélienne, mais où les touristes locaux viennent. Le site est ouvert ce jeudi, mais ces touristes sont effectivement inquiets. Il y a très peu de monde sur les pistes, alors qu’il s’agit de la pleine saison pour la station.

Le sommet est fermé, notamment pour des raisons de sécurité. La surveillance militaire est permanente, visible, car encore une fois, la station est située la frontière entre la Syrie et le Liban. A une demi-heure de route du mont Hermon, vers les fermes de Chebaa, la situation est également calme. Mais le village de Ghajar, où deux soldats israéliens ont été tués mercredi et dont les enterrements sont prévus ce jeudi, est toujours fermé par l’armée. La situation est donc globalement apaisée aujourd’hui, mais tout le monde reste vigilant en cas de nouvel accès de tension.

Quid de l’Iran ?

Dans les prochains jours, plusieurs éléments vont peser très lourds. Outre l’attitude d’Israël et du Hezbollah, il faudra scruter celle de l’Iran. C’est en tous cas le sentiment de Kabi Marom, un ancien commandant de l’armée israélienne pour la région nord.

« L’intérêt de l’Iran dans une escalade de la violence, c’est de maintenir la pression sur la communauté internationale, afin que Bachar el-Assad puisse conserver son poste, analyse-t-il. Mais l’Iran a d’autres problèmes : les négociations sur son programme nucléaire, son implication avec le Hezbollah en Syrie aux côtés de Bachar el-Assad, et les pertes très lourdes qu’ils subissent sur ce front. D’autant qu’ils se battent aussi contre l’organisation Etat islamique. »

Pour l’ancien commandant israélien, « dans ce contexte, les Iraniens essaient d’un côté d’envenimer la situation, mais de l’autre, ils n’ont pas vraiment envie de provoquer une troisième guerre entre le Liban et Israël ».

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