Tentative d’arnaque à l’hôpital « Mère et Enfant » de Nouakchott

l’hôpital « Mère et Enfant » de NouakchottSuite à une brusque dégradation de son état de santé, Mme Fatimetou, jeune femme analphabète, en état de grossesse, fut internée pendant plus d’une semaine à l’hôpital Mère et Enfant de Nouakchott. Heureusement pour elle, tout finit par s’arranger et après son accouchement intervenu le 25 mars, elle fut autorisée à regagner son domicile 24 heures plus tard.
Seulement, avant de quitter l’hôpital, elle a eu mailles à partir avec une partie du personnel médical qui, pour des raisons louches a tenté de lui faire payer une facture très salée. A son arrivée dans les locaux du centre hospitalier, la patiente avait été placée dans la salle de réanimation. 48 heures avant son accouchement, elle fut admise dans une autre salle, apparemment particulière où elle subit une césarienne.
Et on fit savoir à ses accompagnateurs que les personnes admises dans cette salle doivent payer une forte somme d’argent, furent-ils couverts par une assurance-maladie. Mais ces derniers refusèrent d’obtempérer et expliquèrent clairement à leurs interlocuteurs que Mme Fatimetou -qui, soi dit en passant est l’épouse d’un militaire-est assurée par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) et n’est tenu de payer qu’une somme très en deçà de celle exigée.
Et, on décida de mettre le mari de Fatimetou au parfum de cette rocambolesque affaire. Ce dernier, retenu pour des raisons de service, ne pouvait se présenter pour défendre la cause de son épouse demanda à ce qu’on lui passe par téléphone l’un des éléments du personnel de l’hôpital. Mais ces derniers ne tenaient apparemment pas à aller plus loin et l’un d’eux laissa entendre que la facture sera adressée au responsable du fonds d’aide réservé aux indigents.
Cette proposition sortit le mari de Fatimetou de ses gonds. Il rappela le droit de son épouse de bénéficier des prestations de la couverture médicale et s’offusqua du fait qu’on veuille l’assimiler à un pauvre diable. Cette ténébreuse affaire repose le problème lancinant de la corruption dans les centres médicaux du pays. En effet, dans la plupart de ces structures, pour ne pas dire toutes, il faut impérativement mettre la main à la poche pour pouvoir bénéficier de la moindre prestation.
Et parfois, on surfe sur l’ignorance des malades pour leur faire avaler des couleuvres. Quant aux assurés de la CNAM, ils ne sont pas généralement les bienvenus dans les centres de santé car, ce n’est pas toujours très aisé de leur soutirer de l’argent. Et pourtant, ces gens cotisent mensuellement et n’ont rien à envier à ceux qui payent cash.

Bakari Guèye

Source: Tawary (Mauritanie)

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